S. Reinach, Gazelle clés Beaux-Arts. 1909, I, p
4. Pfuhl , Arch. Jahrbuch.. XX, 1905, p. 83. Kaibel, Epigr. rjraeca. 781. One statuette du Musée d’Athènes représente peut-être la morte en Muse. Ion Sybel. Sculpturcn von Athen, n" 435.
5. Cf. Kuhnert, Jahrbiicher fur class. Philologie, \ 1 X * Suppl., 1880, p. 3 1 8 . 1 urtwaengler, Coll. SabouroJJ, Introd. . p. 43 .
6. Calai, sommaire, 110 t)3o. Phot. Giraudon, n" 1 1 48. La même hypothèse s applique a d autres statuettes identiques dans lesquelles on a proposé de reconnaître des statues funéraires. Kuhnert fart. cite, p. 3iK) a proposé cette conjecture pour les statues publiées par Clarac, pl. 929, 2I71 : pl. pb.>. 2483. Cf. Dütschke, Anl. Bildw. in Oberilal., nus i35, x 8 1 , 200 et suivants.
3a4 L’ÉPOQUE HELLÉNISTIQUE ET GRÉCO-ROMAINE
Imite prend les attributs de la déesse chthonienne ? Nous savons d’ailleurs, par les stèles et les inscriptions de l’époque impériale, que l’ identification de la morte avec une divinité est d usage courant . Une stèle de Lowther-Castle montre une femme représentée sous les traits de Vénus, le buste nu, tenant une palme, et s’appuyant sur un pilier, avec une colombe à ses pieds1. Rappelons encore 1 exemple de celle dame romaine qui. d’après le témoignage d une inscription, avait pris soin de faire exécuter sa statue funéraire en triple exemplaire, avec les attributs de la Fortune, de Spes et de Vénus 2 3.
En résumé, les idées dont s inspire le symbolisme romain ont pris naissance en Grèce. Ces images des défunts divinisés traduisent, sous leur forme la plus expressive, la croyance qui domine alors le culte funéraire, et prend plus de force à mesure que se répandent les religions mystiques et que l ame antique esl plus profondément travaillée par le besoin d espérer l’immortalité dans une vie future; mais celte croyance esl fort ancienne. L’art archaïque du vT siècle s en inspirait déjà en dressant sur les tombeaux des statues de kouroi, en représentant, sur les stèles lacomennes de Kbrysapha ou sur les dalles sculptées du monument des Ilarpyies à Xanthos, les morts héroïsés et recevant, comme des divinités, les offrandes des survivants. Au v* et au iv* siècle, la sculpture funéraire, suivant le mouvement général de l ait qui humanise les dieux et les rapproche des hommes, a également rapproché les morts et les vivants. On vient de voir comment, sous les successeurs d Alexandre et au temps de 1 Empire, elle se conforme aux exigences (pie crée le retour si marqué à la vieille idée d héroïsation, et adapte «à des besoins nouveaux les types divins que lui a légués la plastique des siècles antérieurs.