‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 31 sur 212 · Brückner, Arch. Jahrb., VI, 1891, p. 197, pl · texte numérisé non relu

Brückner, Arch. Jahrb., VI, 1891, p. 197, pl

3. Journal of Hellen. Studies, XVIII, 1898, pl. XV. Thierscli, Tyrrhen. Amphoren, p. 1 3 1 - 1 3 2 .

4. Cf. O. Riemann, Les îles ioniennes, 1879, p. 23 et 3o et la bibliographie citée dans ce mémoire.

5. Loescbcke, Athcn. Miüheil., IV, 1879, p. 3oo et suivantes.

(). Loescbcke, ibid., p. 3oo. Cf. Lolling, ibid., p. 10. Loewy, Inschr. priech. Bildhauer, n°i2. Corpus inscr. alticarum, I, 469.

L’ARCHITECTl RE DES TOMBEAt \

parler la morte: « Je m’appellerai toujours ainsi, car au lieu du mariage, c’est le nom que les dieux m ont attribué ». Le meme sculpteur parien avait exécuté une statue du type viril pour un jeune homme, Xénophantos, enseveli au Céramique1. Nous en reproduisons la base, conservée au Musée épigraphique d Athènes (fig. i i). On y voit le trou ménagé pour la plinthe de la statue, et I on se rend compte que la figure portait le pied gauche en avant. L’image du mort était donc une de ces figures viriles que us loin, a loirn-

b nom

d’Apollon. Une base analogue, en forme de bloc quadrangulaire, a été découverte par M. F. Noack dans les substructions du mur de Thémistocle 2 3.

T i m Fig. ii. — Base de la statue de Xénophantos (Musée national d’Athènes).

Longue de o ,99 sur oAyS de largeur, elle est

taillée dans une assez mauvaise pierre. Sur la face supérieure, on observe des traces de scellement au plomb, avec une cavité où s encastrait la statue, exécutée certainement en marbre. A en juger par la direction des pieds, elle appartenait au même type que la précédente. Une inscription métrique, trouvée près de la base, donne le nom du mort, Xénoclès, et permet d assigner comme date à la sépulture le milieu du vie siècle. La même forme de base carrée avait été emplovée pour un autre tombeau de la vieille nécropole attique du Dipylon, celui d’Antidotos, dont Kallomdès avait exécuté la statue : c était sans doute

celle d un animal couché, peut-être un lion (fig. 12). Il est moins sur qu une

base du musée d Athènes, portant 1 inscription funéraire de Kléoitas, ait siq>-

1. Loeschcke, ibid., p. 3oo. Loevvy, ibid.. B, n° 3g5 . Corpus inscr. allie., J, Suppl., n° 477 Sijp.a ica xrjp K XéoSotAo; â-oo0’.p.Evtij SevooâvTw | Orjxs io8’ ave’ apsrîjç rjSs aao'-ppoaiivif];.

2. F. Xoack, 1 then . Mittheil., XXXII, 1907, p. 54B, n° 5 ; et 5 A 7 . fig- 2,

3. Loeschcke, ibid., IV, 1879, p. 3oi, Loewv, ibid.. n° i4- Corpus inscr, allie., I, n° 4<33.

nous étudierons pl et auxquelles on temps donné l<

34 LES TYPES DE L’ART ARCHAÏQLE

porté une slalue 1 (fig. i3). Pourtant les dimensions du trou d'encastrement

sont bien grandes pour une stèle, et nous y replacerions volontiers la plinthe d’une

effigie statuaire. Signalons encore une base conservée à Larissa. Elle a la forme d'un pilier en marbre blanc, offrant des traces de trous de scellement à sa partie supérieure ; elle supportait la statue funéraire d’un jeune homme, érigée par les soins de sa mère, Argeia2.

Les fouilles de Vourva nous ont rendu un des spécimens les plus intéressants de ce type de support. C’est une plinthe sur laquelle se superposent trois assises en pierre calcaire, diminuant graduellement de largeur, et dont la dernière servait de base à la statue3 (lig. i/j). Cette base à degrés offre certaines analogies avec celles de plusieurs monuments votifs, par exemple le taureau dédié à Delphes par les Corcyréens4. L’inscription commémorative rappelle que la statue est « l'image belle à \oir » d’une jeune fille, et qu elle a pour auteur le sculpteur Phaidimos. Les deux pieds ayant été retrouvés et remis en place, on restitue facilement une statue de femme debout, dont le type rappelait sans doute celui des corcs de l’ Acropole d Athènes.

Jusqu ici, nous n avons rencontré que des types de bases assez simples, et dont rien n accuse la destination funéraire. Nous devons nous arrêter plus longuement à un monument qui reste unique jusqu’à ce jour; nous voulons parler de la base en marbre bleu de l’Hymette découverte en Attique,à Lambrika,

Fig. 12. — Base du monument funéraire d'Antidotos (Musée national d’Athènes).

1. Corpus inscr. atticar., IV, n° 4771’- ITatfooç] [aîioJsOtjjie'voto K[Xe<h]tou t où MEvEaai/j-iou | pvrjp’ Èaootov oixxtp ’ ojç /.aXoç ô)v È’OavE.

2. Lolling, 1 Ihrn. Mitlhcil., AI, 1886, p. 45o. L’inscription fait mention d’un ayalpa.

3. Cavvadias, Calai., n° 81. Castriot.is, Glypta, p. 26, n° 81. ’A oy. AeXtiov. 1890, p. ioi-io3. Perrot, Hist. de l’Art, VIII, p. 82, lig. 5o. Cf. Wilhelm, Alhen. Mitlhcil., XXIII, 1899, p. 479- Léchât, La sculpture attique avant Phidias, p. 216, note 2. Dconna, Les « Apollons » archaïques, p. 55.

Page 1