‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 45 sur 212 · Deonna, Les « Apollons archaïques, » p. iS · texte numérisé non relu

Deonna, Les « Apollons archaïques, » p. iS

2. Cavallari etOrsi, Megara Ilyblaea. Mon. nnlichi dell Accad. dei Lincei. I, i8g2, p. 7 1 ) . > - 7 < ) 4 , pl. VI, 7-8. Deonna, p. 2/46, n° 1 55. Il n’est pas certain qu’une autre statue du musée rie Syracuse, trouvée à Leontini, ait une provenance funéraire. Deonna, p. 248, n° 1 5 .

3. Vous n’avons pas ici à rechercher la raison de la nudité dans le type des kouroi. Voir, sur cette question, Walter A. Muller, Nacktlieit und Enlblossung in der allorientalisclien und < iUeren ijriech. hunsl. Leipzig, igoti. Poulsen, Arch. Jahrb., XWI, iqol p. 207. Deonna, p. 2g.

4. \\ îegand, Allien. Mitlheil.. \\\l, igoti. p. 87, pl. \-\II.

<i a LES TYPES DE L’ART ARCHAÏQUE

tume habituel, et avec les attributs qui font allusion à sa condition sociale ? Pourquoi la statue de tombeau offre-t-elle au contraire un type généralisé, sans aucune caractéristique individuelle ?

A certains égards, la question touche à celle de l’origine du type. On a pu soutenir, non sans raison, qu’il a été créé tout d’abord pour la représentation des mortels, la nudité n’étant qu’une convention commune à tous les arts primitifs, et qu'il a été ensuite appliqué à celle des dieux, en particulier à celle d’Apollon1 2 3. D’autre part, 1 idée que les statues de ce genre ont été tout d’abord exécutées pour des tombeaux a trouvé faveur" . La statue serait issue du pilier funéraire ; le or, ira du tombeau, d’abord amorphe, aurait graduellement pris une forme anthropomorphique.

A vrai dire, nous en sommes réduits, sur ce point, aux conjectures. Mais ce qui paraît certain, c’est que l’emploi du tvpe du kouros dans la statuaire funéraire répond à une vieille conception qui trouve une autre forme dans les basreliels votifs au mort héroïsé. Cette image de l’homme nu, dépouillé de tout ce qui pourrait lui donner un caractère individuel, c’est bien celle du mort héroïsé, élevé à une condition supérieure ; elle s offre aux yeux des survivants, idéalisée, revêtue de toute la beauté que l’art peut réaliser. Les Grecs n ont jamais abandonné cette vieille idée. Elle continue à vivre, à côté d une autre assez différente, et qui tend à conserverie souvenir du mort tel qu’il était de sou vivant, comme dans les stèles. Les statues tombales du ive siècle montrant le mort héroïsé sous les traits d Hermès, prolongent en quelque sorte la série des kouroi Itinéraires.

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