‹ Les statues funéraires dans l'art grecChapitre 48 sur 212 · Voir page 36, fig. ID · texte numérisé non relu

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3. Voir Ilelbig, Les {t.t.Cç, athéniens, p. 4o et suivantes. Ainsi la stèle <lo I.ysras. ( .onze, llie atlischcn Gra-

breliefs. T, pl. I.

\. Helbig, ouvr. cité, p. 5o, fig. icj. Collection Barracco. pl. XIII. p. 27. 1//. GrabrelieJ'.s, ], pl. 1\, n" 1.

LES TYPES DE L’ART ARCHAÏQUE

sculptée en ronde bosse sur le tombeau est parfois l’effigie du défunt. Tel est le cas pour la statue trouvée en Attique, à Yari, dans une nécropole1 (fig. 34). G est une œuvre de travail assez sommaire, pour laquelle l’artiste s’est contenté d employer le marbre de l’Hy mette ; elle n’est pas certainement postérieure a 1 année 5oo. Velu d un court clnlon, les jambes allongées vers le poitrail de

Fig. 3). — Statue de cavalier trouvée à Nari. Longueur im,5o (Musée national d’Athènes).

sa monture, le cavalier semble guider un cheval de course, si l’on en pige par les formes de l’animal. Il est probable que la statue rappelait quelque prix remporté à des jeux hippiques.

Nous ne pouvons pas citer pour la période archaïque d autre statue funémème l\pe. ce qui ne veut pas dire que l’usage en fût exceptionnel2.

raire ci

Nous savons d ailleurs que la statuaire funéraire n’en avait pas le monopole. Les fouilles de I Acropole nous ont fait connaître d autres représentations de cavaliers, statuettes ou statues, qui s échelonnent de l’année 55o environ à 48o, et ont été trouvées parmi les débris laissés par I invasion des Perses3. Tantôt le

i. Musée nat. d’Athènes, Cavvadias, Calai. , nu 70. Loeschcke, \then., MittlwiL, IV, 1879, p. 3o3, pl. III. l’ercY ( iardner, Seulptured Tombs of Hellas, p. 1 3 7 , fig. 52. Léchai, La sculpt. attique, p. 277.

■>.. Un fragment de cheval publié par M. Orsi provient peut-être d’une statue funéraire de cavalier (Rendiconti dell' Accad. dei Lincei, 1897, pl. VI).

3. Voir Winter, Arch. Jahrb., VIII, 1893, p. 1 35 et suiv. Léchât, La sculpture attique, p. 111-112, 276- 378, 399. Hans Schrader, 1 rchaischc Marmor-Skulpl . im A kropolis-Museum zu Alhcn, 1909, p. 78 suiv. Une

LA FIGURE HUMAINE

cavalier est nu. comme dans la plus ancienne de ces figures1 ; tantôt il est vêtu, comme dans la statue bien connue du cavalier en costume oriental '. Sans aucun doute, ces marbres étaient des ex-voto, destinés à perpétuer, aux abords du temple d’Athéna, le souvenir des riches Athéniens qui en avaient fait l’offrande. Nous en avons pour preuve une base qui avait supporté une statue équestre, et sur laquelle est gravée la dédicace faite à Athéna par un personnage dont le nom se restitue peut-être Diokleidès lils de Dioklès '. Les jeunes gens qui consacraient ainsi à la déesse leur propre portrait sous la figure d’un cavalier, se préoccupaient de rappeler leur rang social el la fortune qui leur permettait le luxe d’un cheval. Il suit de là que l’image du cavalier, comme celle du kouros, pouvait être aussi bien votive que funéraire. Placée dans un sanctuaire, c’était une offrande attestant en même temps la condition privilégiée du donateur ; couronnant un tombeau, elle apprenait aux passants que le défunt avait tenu un certain rang et fait partie d’une classe privilégiée.

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