LE SPHINX
Des éléments composites, empruntés à l’Egypte et h I Ass v rie, ont contribué à former en Grèce le O, >e plastique du sphinx. Nous devons nous borner ici à le rappeler brièvement L Egypte avait créé le tvpe du sphinx male, à tète d homme et à corps de lion, tantôt svmbole chvm, comme le grand sphinx de Gizeli, tantôt elligie royale, comme ceux qui gardent les avenues des temples fondés par le roi lui-même. Mais I Egypte ne connaît guère que le sphinx mâle à tête d’homme et sans ailes N L’art assyrien, préoccupé de donner à cette figure mixte un caractère décoratif plutôt qu'un sens symbolique, crée le type du sphinx ailé, soit mâle, soit femelle. C est sans doute dans les pavs soumis à la civilisation phénicienne que se forme le mélange de ces éléments, et que s élabore le tvpe du sphinx féminin ailé, à corps de bon, adopté par l art grec. Nous n avons pas à insister sur I usage qu’en fait l art décoratif de I époque mycénienne.
Comment cette ligure est-elle devenue en Grèce un svmbole Itinéraire? Il est probable que la tradition figurée v a beaucoup contribué. Des monuments égvptiens et phéniciens montrent le sphinx, emblème de la puissance, tenant sous ses pattes un homme terrassé *. De tels prototvpes. unités par I imagerie
1. Walters, Catalogue oj tlic Greek arul Etruse. Cases in tiw British Muséum, III, B., 65 1. Cf. J. I larrison et, N errall, Myth. and Mon. of Ancient Alhens, p. 584, fig- 19. Weicker, Der Seeleiwogel. p. 5i, lig 19. .Te 11e crois pas avec M. Weicker, qu’il s'agisse ici de l’épiphanie de l’âme du mort, apparaissant aux survivants sur le tombeau.
2. Pour l'étude détaillée de la question, voir Milchhoefcr, Die Knfünge der himst in Griechcnland . p. ro, et Athen. Mittheil., 14, 1879, p. 45. Langbehn, Flilgelgestallen . p. 3i. Iberg, Die Sphinx in der grieek. Kunsl unit Sage (Abhandl. zu dem Jahresbcr. des l\ . Gyninasiums in Leipzig. iSi|5).