Cf. Perrot, Hist. de l'Art, 1, p. -~?yi
4- Noir la liste dressée par Milchlioefer, 1 llien. Mittheil.. IV, 1879, p. 0 ( >-7j "j . Vinsi, dans un tombeau égyptien de I hèbes, un sphinx barbu pose une patte sur (rois hommes. Lepsius, Denkmaeler, \ , 3, 7I1 r. Motif analogue sur une coupe d’argent de Larnaca, Musée Aapoléon III. pl. XI.
LES TYPES DE L’ART ARCHAÏQUE
grecque, ont pu donner naissance à 1 idée du sphinx considéré comme un démon delà mort qui étrangle et qui tue. Ainsi, à l’origine, les croyances populaires lui assignent le meme rôle qu’à la Sirène, à la Harpyie, à la Kèr, génies lunèbres ravisseurs dames'. On retrouve encore dans les monuments grecs
les traces de cette croyance. Une plaque de terre cuite estampée montre le sphinx enlevant une ligure humaine2, et les peintures de vases nous fournissent d’autres exemples3. On voit donc reparaître, même tardivement, la conception primitive du sphinx destructeur de la vie, vieille croyance dont le mythe thébam n est à vrai dire qu’une forme particulière, localisée en Béotie.
L’image funéraire du sphinx a eu la même fortune que celle de la Sirène. Elle est d al )or< 1 1*1 acée auprès du mort, à titre d apotropaion, sous la forme d’une figurine de terre cuite1. Le musée du Louvre nous en offre un exemple caractéristique dans une terre cuite béotienne représentant un sphinx féminin assis, la tête coiffée d’un polos orné de rosaces et
Fig. 43. - Sphinx. Terre cuite de Béotie J’un ornement en forme de volute
(Musée du Louvre).
( fig . 43). Lorsqu’elle sort de la tombe, pour concourir à la décoration extérieure, elle prend un sens plus précis, et a surtout pour mission de protéger la sépulture. C est ainsi qu en Lycie, sur un bas-relief de Xanthos, le sphinx veille à la porte de la tombe". Il a la même attribution dans la sculpture funéraire de Chypre. Les stèles chypriotes sont
, . Rcichel, Ueber Yorhellenische Goelterculte. p. 68. Reichel remarque qu Homère ne connail pas le sphinx, et qu Hésiode le nomme le premier. Cf, Couve, Bull, de corresp. hellén., WIII, i8q4, p >17.
Stackelherg, Graeber der Jlellenen, pl. 56.
3. Cf. Milchhoefer, Athen. Mitlheil ., IV, 1871), p. 67. Collignon-Couve, Calai, des vases du musée liât, d’ Athènes, nos 8()5, et l48o.
4. Winter, Die Typen lier Jiipii'lichen Terrakollen, I, p. 229, 1 1 ÜS C 2, o.