Platon, Les Lois. XII, p. r
3. Cicéron, De Legibus, II, 26, 6(i. « Sepulcris autern novis finivit modum : nam super terrae tumulum nolnit cpiid statui nisi columellam tribus cubitis ne altiorem aut, mensara aut labellum ; et huic procurationi certum magistratum praefecerat. » Pour le commentaire de ce texte, voir Loescbcke, Arch. Zeitung, i884, p. 94, Brückner, Arch. Jahrbuch, Arch. Anzeiger, VH, 1892, p. 23. Delbrück, Athen. Mittheil. , XXV, 1900, p. 3o4 ; Holwerda, Die attischen Graeber der Bliithezeit, p. i33-i34.
LES FORMES DES TOMBEAUX
était le cas pour le tertre (ytûjj.a). Il reste, au ve siècle, un type usité. Les lécy- 1 1 îes blancs attiques nous le montrent fréquemmment. tantôt seul, et constituant ainsi tout le tombeau, tantôt dressé à côté de la stèle1. Quelquefois il sert de support au vase d offrande 2 3 * 5 6 * 8 ; ailleurs, comme sur un lécythe du Bn- 1 1 sb Muséum, il joue le rôle de soubassement pour la stèle1. Il n est donc pas surprenant que parfois on y dresse la statue, et nous pouvons au moins citer un monument qui nous fournit uuexcmplede cette disposition ; c’est levaseVagnonville, conservé au Musée de Florence '. Le tombeau est formé par un tertre posant sur une base percée de trous d’où s’échappent des flammes provenant de la combustion du cadavre. Sur le tertre se dresse une figure de sphinx assis, aux ailes étendues horizontalement. Inquiété par la vue de la flamme, un Satyre essaie de démolir le tertre à coups de pioche, tandis qu’un autre s'enfuit effrayé. Sans nous attarder k relever ce que la représentation a d’insolite, nous nous bornerons à constater que le sphinx, comme ses congénères archaïques de Spata et de Chypre, est bien la statue funéraire qui couronne le tombeau. Les habitudes du vie siècle oe sont donc pas complètement perdues au siècle suivant; mais tout porte à croire, cependant, qu elles n’ont pas une longue survivance.
• La colonne. Elle reste k l’époque classique une des formes courantes du monument funéraire. Parfois la colonne supporte un vase de marbre, témoin celle qui s’élevait sur le tombeau de Bionet d’Archiklès, datant du ivc siècle': on voit encore, sur l’abaque du chapiteau dorique, le pied du vase qui formait 1 irJJ) y, u a du monument. Il est facile de citer d’autres exemples connus par les textes, comme la colonne funéraire de la Samienne Pr exo", et celle du tombeau d’Epaminondas 1 . Elle apparaît sur les lécvthes blancs attiques, et sur les vases d Apulie où elle est surmontée du vase d offrande*.
Comme au vi( siècle, la colonne est encore, au ve, le support de la statue
1. A oir Pottier, Les Lécvthes blancs attiques à représentations funéraires, p. 54-