Anthol. pal.. VU, i63, Épigramme rie Léonidas
~. Pausanias, VIII, n,8.
8. Stackelberg, Graebcr der Ilcllcnen, pl. XXXVII. Mon. inediti. VI, pl. LXXI.
LES STATUES FUNÉRAIRES DU Ve ET DU IY': SIÈCLE
funéraire1. Mais il semble qu’on l’emploie surtout pour les figures accessoires, sphinx, Sirènes, animaux divers, qui à raison de leur caractère décoratif, voire même de leur silhouette pittoresque, s’adaptent bien à ce rôle de couronnement d’une colonne. Les textes nous renseignent sur ce point. Le tombeau d’Isocrate se composait dune Irapcza et d’une colonne surmontée d’une Sirène 2 3; celui de Diogène, d une colonne avec un chien en marbre de Paros ’. Au temps des
guerres contre Philippe, le stratège athénien Charès, qui faisait campagne dans la Proponticle, avait emmené avec lui sa maîtresse nommée Boïdion.
Il la perdit, et lui éleva un loinbeau dont 1 inscription métrique nous a été conservée ; elle nous apprend que sur la colonne funéraire se dressait l image en marbre d’une génisse4 5 6. Un lécythe attique à figures rouges montre un sphinx, les ailes déployées, dressé sur une colonnette à chapiteau ".
Fig. 4q. — Sphinx sur une colonne. Intérieur d’une coupe du Musée ~ .
Grégorien, au Vatican. Le type de monument est
certainement assez répandu
pour que les peintres de vases s’en inspirent dans les scènes de la légende
d’OEdipe. Une coupe du Musée Grégorien montre à 1 intérieur Œdipe devant
le sphinx qui, assis sur le chapiteau d’une colonne ionique, évoque I idée d une
statue de tombeau' (lig. A 9 ) - De même pour la péliké signée d Hermonax,
où le groupe de personnages réunis autour de la colonne fait songer à des
1 . Elle est aussi le support des statuettes votives ou des statuettes de divinités. Nous citerons comme exemple un vase attique montrant un personnage debout devant une colonne surmontée d’une statuette d Athéna Petersen, Roem. Mittheil., XII, 1897, p. 3i8-3a2. Cf. Léchât, Revue des Éludes grecques, 1899, p. i84-i85.