Weissliàupl, p. 5o, n
5. De Luynes, Descr. des Vases antiques, pl. XVI. Weissliàupl, p. 4g, n° 2. De Piidder, Catalogue des T uses peints de la Bibliothèque nationale, II, p. 366, n° 4g6.
6. Benndorf, Gricch. and Sicilische Vasenbilder, pl. XIX, 4- Weissliàupl, p. 4g, 1. Collignon et Couve, Catalogue, n° io.ly.
7. Il faut en rapprocher la peinture d’un lécythe blanc à figures noires d’une collection privée de Munich : sphinx assis sur une base ; personnage marchant vers la droite. Furtwaengler, Miinchener Jahrbuch der bildend. Kunst, I, iyo6, p. 3, fig. 6.
LES FORMES DES TOMBEAUX
90 Lécythe blanc. Athènes, Musée national ' (fig. 53). Le monument funéraire se compose d’une base posant sur un degré, peut-être sur deux, car la partie inférieure du tombeau est masquée par la floraison d’une touffe d 'acanthe. La base elle-même, ornée d’une gorge figurant une grecque, a pour couronnement une cymaise décorée d une rangée d’oves. et un socle supportant
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I ÊTctOvj (jloc «lu tombeau, un lion couché, sculpté en ronde bosse. V droite est un jeune homme debout. V gauche, une lemme apporte une corbedle remplie de couronnes de leuillage. Le bon de marbre semble s’animer, et pose une de ses pal tes de devant sur la corbeille, comme pour accepter l'offrande. Le même geste d acceptation est souvent lait par le mort dans les peintures de lécyl lies oh le mélange du réel et de I irréel est si fréquent. Ici, « est le bon funéraire, associé à la vie <1 outre-tombe du défunt, qui s’anime d un éclair de vie, pour agréer I hommage des survivants.
i . N oir notre article, Strena Helbijiana, p. 4 « ■ Col li gnon et Couve. < . 'aldloi/ue, n" >"/>>'}■ Brückner, / >cr Friedhof <iin Eridanos, p. 1 OQ, fig. -o.
LES STATUES FUNÉRAIRES 13 U Ve ET DU IVe SIÈCLE
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Voilà donc des témoignages positifs, dont la valeur ne saurait être contestée. Dans la plupart des cas. il s’agit bien de statues et non point des images conventionnelles des défunts que les peintres de lécythes évoquent fréquemment pour les montrer assis devant leur propre lombeau : femmes tenant un coffret à bijoux ou leur oiseau familier ; éphèbes jouant de la lyre, ou revêtus de leurs armes1. Ces dernières ne sont point des statues funéraires, et il serait superflu d insister sur ce point. L’esprit de ces compositions, où les limites restent indécises entre le réel et le surnaturel, où les morts se mêlent aux vivants, autorise les peintres à prendre ces libertés. Pourtant, il est vrai dedire que, pour les l\pes et les attitudes de ces morts représentés tels qu ils étaient durant leur vie terrestre, bien des suggestions leur viennent de la sculpture funéraire. Telle figure se conçoit fort bien exécutée en relief sur une stèle. Il semble que le peintre n’ait fait que la détacher de la stèle qui se profile dans le fond du tableau, comme s’il n avait pu la faire tenir dans ce cadre trop étroit. Mais d est possible, croyons-nous, que la statuaire funéraire ait également fourni des modèles. A voir certaines figures de femmes assises sur les degrés de la stèle, dans une attitude de rêverie douloureuse 2, on songe à ces statues de marbre représentant des pleureuses dont nous aurons plus loin ! occasion de signaler des exemples.
Les groupes d'aerotère . On peut se demander si les stèles attiques n étaient pas quelquefois couronnées par des groupes en ronde bosse formant acrotère, et remplaçant le décor habituel de la palmette sculptée. Le Musée de Berlin possède un léc\ the blanc représentant une scène du culte du tombeau ‘ (lig. 54). Le monument se compose d’un haut pilier avec gorge et cymaise, surmonté d’un groupe de trois personnages. Deux génies ailés, Hypnos et I hanatos, soutiennent avec précaution le corps d une femme morte, qui semble dormir; entre le haut du pilier et les personnages, des volutes remplissent le vide et semblent avoir pour office de soutenir le groupe. Est-ce là une simple lantaisie du peintre qui aurait couronné la stèle d un groupe monumental purement fictif, sans réalité, inspiré par le souvenir des scènes de déposition au tombeau
1. Voir Dumont et Cliaplain, Céramiques de la Grèce propre, 1, pi. XXV-XXVI. Notice de M. Pottier. Sur la question de l’identification de ces figures avec les défunts, voir Pottier, Les Lécythes blancs attiques , p. Gq et suiv. ; Furtwaengler, Collection SabouroJJ , notice de la pl. LX ; Wolters, Athcn. Miltheil. . X\ I, i8qi, p. 4o f •