Amelung, \ntikcn in Florenz. n
Pliot. Vlinari.
Fig. 7.). — Stèle funéraire attique. II. im, 08 (Musée national d’Athènes).
1 38 LES STATUES FUNÉRAIRES DU V' ET DU IV- SIÈCLE
jv' siècle. Celle dernière est à coup sûr une œuvre grecque de l’époque hellénistique ; mais le sculpteur n’a fait que reprendre un type plus ancien pour I adapter à une statue oii l’on a proposé de reconnaître un portrait d Olvmpias,
Phot. Alinari.
Fig. 76. — Statue de femme assise (Florence, Musée des Offices).
femme de Philippe de Macédoine, à raison de la présence du molosse couché sous le siège de sa maîtresse. Il est certain que ce type a joui d’une grande faveur, car une des statues florentines nous le montre utilisé pour un portrait d’une dame romaine. Si I on cherche une date plausible pour la création de l’ original, 011 souscrira volontiers aux conclusions de M. Amelung qui la place
LES TYPES DU Ve SIÈCLE
vers 44o. L’ampleur des formes, le je! libre et souple de la draperie évoquent le souvenir des plus belles stèles attiques du v'' siècle, et cette attitude aisée, abandonnée, fait encore songer à la peinture d’un admirable lécylbe blanc du Louvre montrant la morte assise sur un siège semblable1. Il \ a là des rapprochements trop directs pour qu’on puisse interpréter comme un type divin 1 original commun de ce groupe de statues. Nous croyons, avec NI. Amelung, qu il a été créé par un artiste attique pour la décoration d’un tombeau.
Si incomplets que soient les renseignements dont nous disposons, il semble cependant qu on puisse en dégager quelques conclusions. Pendant la seconde moitié du ve siècle, la statuaire funéraire s inspire à peu près des mêmes données que la sculpture des stèles. Ce qu elle représente le plus volontiers, c est l’image du mort tel qu’il était durant sa \ie terrestre. L’idée d héroïsation n’apparait pas. Telle statue de tombeau pourrait à la rigueur avoir une autre destination, et servir, par exemple, de statue votive. Il est vrai cjue la plastique a déjà créé des attitudes pleines de noblesse auxquelles les artistes de la période suivante n auront rien à changer. Celle qui caractérise avec le plus de lorce le deuil et le regret de la xie, a déjà trouvé son expression dans une ceux re remarquable, dans la prétendue Pénélope. Mais c’est à l’art plus passionné du ive siècle qu il appartiendra de varier et de généraliser cette lormule. d y taire passer un sentiment plus pénétrant. Aussi bien, c’est avec les contemporains de Scopas et de Praxitèle que nous allons voir s épanouir dans sa plus riche floraison la statuaire des tombeaux.
i . Dumont et Chaplain, Céramiques de la Grèce propre, I , pi. XXV-WX 1.