Ileuzey, Catalogue, p
principaux monuments de l’industrie etrusque qu’on a trouves dans la necropole de Caere (Cervetri), sareopliages de terre cuite avec personnages couches; on v compte un chef-d’oeuvre, le beau lit funeraire du Louvre portant un homme et une femme de grandeur naturelle, entieremenl points en couleur rouge et noire, saisissante image du tvpe et du costume etrusco-romains aux premiers temps de la Itepublique (fig. 7">).
Pendant que certains fabricanls, heureusement audacieux et quittant leur role d’imagiers pour celui de statuaires, grandissent. leurs figures jusqu’a la taille humaine, la majorite de leurs confreres continuent leur travail ordinaire d’ex-voto et de petites idoles funeraires; mais ils n’en poursuivent pas moins dans une sphere plus humble tons les progres realisables. 11s varient leurs compositions et rompent avec la monotonie des types primitifs. La construction des edifices religieux s'est nmltipliee et les devots, en affiuant de tous cotes en pelerinages, amenent la creation d’une industrie speciale qui est tres florissanle a Athenes a partir des Pisistratides. On fa?onne de petites plaques d’argile sur lesquelles l’empreinte d’un inoule depose l’image d une divinite ou memo de plusieurs personnages groupes; 1'ebauchoir acheve de donner aux figures un relief tres faible et souvent les parties du fond sont decouples a I'emporte-pii'ce pour ne laisser que la silhouette des corps. La plaquette sechee et cuite est ensuite peinte de vives couleurs et munie de petits trous pour la suspendre ou la fixer sur uneparoi. Nous connaissons actuellement un assez grand noinbre de ces monuments1; presque tous sont de style archaique. Les sujets sont emprunles aux legendes rnythologiques de la Grece ou meme aux scenes de la vie
1. Schtine, Grierhis, he Reliefs, n- 1-24 ;'i 136; Dumont pI Cli.i|ilaiii, Ctramiques dr la lirere prapre, u, notice <ies pi. 1-2.
LA CONSTITUTION DES STYLES ET DES SUJETS. 45
familiere : le Sphinx, Bellerophon et la Chimere, Phrixos et le Belier, la cliasse de Calydon, Persee et la Meduse, Diane et Acteon, les Sirenes et les Harpyes, Aphrodite et Eros sur un char allele de griffons (tig. t<S), Alcee et Saplio, Oreste et Electre au tombeau d’Agamemnon, des danseuses et
Eijr. 10. — Tetc cle Jupiter, trouvee a Olympic. ( Ausgrabuntjen zu Olympia, it, pi. 20, B.)
jotietises de crotales, des guerriers combatlant, etc. lie specimen d’Egine que nous reproduisons plus loin represente la 1 ut le de Pelee et de Thetis (fig. 87). Toute espece d’episode religieux ou domestique pouvait prendre place sur ces exvoto. 11s sonl de meme famille que les plaquettes peintes trouvees en grand nomhre a Corinthe et decorees de figures
tout aussi variees1. Lour parente avcc les vases peints ost egalement incontestable, car ceux-ci offrent les monies sujets sous un aspect tres semblable. La source oil les modeleurs out puise leur inspiration nous ost done connue. Ce nest plus seulernent la grande plastique qu ils etudiont ot qu’ils imitent ; la peinture devient a son tour pour eux unc mine inepuisable de documents et de modeles. Les foni lies recentes de 1 Acropole d Athenes out mis an jour line serie fort riche de nouvoaux ex-voto. Ils represented unifor-
mement 1 un ou 1 autre do cos deux motifs : une femme
\elue d une tunique fine ot plissee ost assise sur un siege; Mi nerve coiffiie du casque, tenant la chouette, monte sur
son char -. Ce sont les debris des offrandes ceramiquos qui devaient encombrer les temples brides par les soldats de Xerxes on 480 avant notre ere; la plupart portent encore los traces de l’incendie.
Poui levenir aux fabricants de statuettes proproment dites, nous devons signaler un caractere qui leur est commun a\ec les faiseurs d ex-voto. L imagerie religieuse no leur suffil plus ; ils entrent dans la grande voie qui elargit les horizons de l'art et ils s’attaquent a la vie reelle. Voici une de lours plus curieuses inventions : un cuisinier au
crane glabre, esclaveou homme du peuple, la tote penchee et la mine attentive, donne tons ses soins a la confection de quelque mots succulent (fig. 17). Cost une pochade arnusante et vivement executeeen quelques coups de pouce. Le sujet nest pas, a vrai dire, absolument nouveau; il a des antecedents qui remontent a lepoque la plus reeiilee, ii Page des figurines on galette et on colonne, coniine on pent le constater dans les trouvailles de Tirvntbe et dans les
1 . Gazelle archMogique, 1X80. p. 101-107 ; Monument s grecs publics pnr j Association pour /'encouragement des iludcs grecqucs, 1XX2-X1
Sclia'ue, oner, cittf, n” 1 30 ; Dumont et Chaplain, l. c., p. 220.
LA CONSTITUTION LIES STYLES ET IiES SUJETS.
plus anciennes necropolcs de 1’AUique1. On se tromperait done en supposant que l’artiste a obei a un caprice, au simple desir de transporter dans le monde de ses figurines un episode journalier. S’ i 1 a pris la nature sur le vif, e’est avec la conscience de creer un motif qui trouverait place naturellement dans les offrandes funeraires. C’est une idee
Fig-. 17. — Cuisinier.
(Uayet, Monuments de VArt antique, pi. 84, n" 1.)
fort ancicnne, commune a tous les peoples de l’antiquite e developpee surtout par les fresques tombales des Egyptians, que le mort a besoin de nourriture et que tous les moyens de subsistance lui sont necessaires dans la solitude du sepulcre. Pour cette raison on dispose autour de lui des plats remplis d’aliments, des fruits, des bouteilles de verre el des vases d'argile pour sa boisson Mais on pense
I. Schliemmm, Tirynlhe, lig. 70; Martha, Catalogue des figurines du music d’Alhkne*, n°s 30, 40.
que ces provisions seront prompteinent dpuisees et, par une fiction naive, on s’efforce de procurer au defunt des serviteurs charges d’assurer pour toujours son existence materielle. Sur les peintures egyptiennes on voit des troupes de laboureurs, de inoissonneurs, des scenes de peche et de chasse, des troupeaux paissant, qui reconstituent au complet le vaste domaine d un riche proprielaire. Dans les tombeaux grecs, plus niodestes de dimensions, il n’y a place que pour quelques poupees d'argile, mais leur presence suffit a rappeler les memes croyances. Tantdt c’est un cuisinier ou un honnne tenant un grand canthare de vin, tantdt un boulanger occupe a enfourner le pain, parfois raeme un coiffeur en train de tailler les cheveux de son client1. Pour une raison analogue, on enterre des statuettes de Satyres et de Silenes aux traits grotesques* : ee n’estpas assez de nourrir l’ombre du mort, il faut la distraire et la rejouir. Voila pourquoi la tendance au comique, a la caricature la plus fibre, s’accuse de bonne heure dans la fabrication des figurines funeraires, raalgre l’opposition choquante <pie pent former a nos yeux I'idee de gaiete burlesque unie a celle de la mort. L'antiquite n'a pas raisonne sur ce point comme les modernes. Elle a reserve aux survivants la gravite mdlancolique que fait naitre la tristesse d'une eternelle separation; mais elle essaie, an contraire, de reagir contre toute pensee lugubre en ce qui concerne le mort lui-meme; elle s’attacbe, avec une pieuse cbarite, ii Ini donner par tons les moyens l'illusion d une vie nouvelle et toute semblable a celle qu'il vient de quitter.
1. Furtwaenjrler, Collection Sabouroff, pi. 144, n°‘2; lleuzey, Figurines, pi. 3S), n° 1; Collection Lecuyrr , pi 115; Raye'l, Monuments dc l' Art antique, pi. 84.
‘2. M. Paris, ancien iiiriiiluv de P Ernie d’Allieiies, a fail don au Louvre dune lerr<* cuile de ce j^enre, Irouvce dans la necropole d Elatee. Voy. Burlin^tuu Cluli. Catalogue of objects of Creek ceramic art . u"1 1 42. 143, 1 i-i.
LA CONSTITUTION DES STYLES ET LIES STURTS
On entrevoit aisement les consequences importantes de ce fait pour le developpement do l’art ceramiquc. En s’adressant h la clientele des necropoles, le fabricant n’a pas a restreindre le cycle de ses sujets; il n’est pas oblige, comme nos industriels modernes, de se renfermer dans un symbolisme vague et dans un petit nombre de produits uniformes. Le monde des vivants est encore de son domaine quand il travaille pour les morts; c’est pourquoi nous le verrons sans cesse etendre ses incursions sur le terrain de la realile, puiser a pleines mains ses modeles dans les reves de 1 imagination comme dans la foule qui passe. Aucune entrave n'enchaine sa liberty d’action ou sa verve et nous allons constater qu’en effet sa curiosite n’a rien neglige de ce qui interesse ou emeut lame liumaine.
l ifi'. 18. Aphrodite et Eros sur un char attcle de griffons. (Extrait <iu Dictionnaire des AntiquUis de Sagtio, i, fig-. 2U8.
CHAPJTRE IV
LE STYLE ATTIQUE
Bien que l’art soit le domaine des templa serena at qu’il semble s’elever au-dessus des faits pour s’isoler dans les choses de l’esprit et du sentiment, il est incontestable qu’il subit toujours I’influence des evenements politiques. Toute revolution sociale marque une evolution intellectuelle. C est ce qu on vit de nos jours a la Restauration, au xvu siecle avec la Renaissance, dans l’Empire romain apres Auguste. C'est ce qui se produit en Grece apres les guerres Mediques. Les vainqueurs de Platees et de Salamine ne sauverent pas seulement leur pays de 1’invasion asiatique : ilslui donnerent une ame nouvelle. Les Grecs prirent conscience de leur superiority physique et morale. Au sortir de la tourmente oil il avait failli soinbrer, ce petit peuple se reveilla maitre du monde ancien. Une periode de prosperity jusqu’alors inoui'e cominenca pour lui. Athenes en particulier devint une ville luxueuse, un centre ou aflluaient tous les artistes et les poetes. Le mouvement, commence deja sous Uadministration de Pisistrate et de ses fils, devint irresistible pendant le gouvernement de Cimon et de Pericles. Durant la courte periode qui secoula entre la retraite de Xerxes et la desastreuse guerre du Peloponnese, Albenes conquit la suprematie artistique et litteraire que lui a. reconnue l’admiration de la posterity.
Ginquante annees ont suffi a cet essor prodigieux du genie grec; mais il faut avouer qu’il etait prepare de longue main. Le grand renom du siecle de Phidias a tout convert de son rayonnement et Ton est trop souvent tente de lui attribuer l’honneur exclusif d’une eclosion si merveilleuse. A vrai dire, e’est moins une eclosion qu’une maturite. Les Pisistratides avaienteul’initiative du progres qui allait faire de la petite bourgade athenienne la capitale de l’Occident. Sous leur impulsion l’Acropole avail commence a se couvrir de sanctuaires et d'offrandes, la ville s etait agrandie et nettoyee, les edifices publics s’elaient dresses de toutes parts. La cite deserte que les Perses devasterent presque sans coup ferir rivalisait deja en importance avec Gorinthe et Argos. Apres le passage des envahisseurs, il fallut reconstruire sur nouveaux frais. Le seul avantage de la situation, e’est que le champ etait libre et que les faiseurs de plans pouvaient se donner carriere. Aussi voyons-nous que les grands honunes d'Etat a cette epoque sont avant tout des constructeurs. Themistocle va au plus press6 et fait relever lesmurs de lacitadelle; Cimon, il son tour, elargit par des terrassementsle plateau de l’Acropole eten fortifie l'enceinte ; il jette les fondations des principaux edifices, acheve le Poecile et le temple de Tliesee; entin Pericles met la derniAre main a cette oeuvre gigantesque, commence le Parthenon, les Propylees, l'Odeon, contie la decoration des principaux monuments ;i Phidias et rend aux Atheniens une ville toute neuve, blanche de marhres, etincelante de gaies c.ouleurs, peuplee de sanctuaires, de gymnases, de theAtres id d’idoles sans nombre. 11 est l’ouvrier de laderniArt* heure et peut-Atre le plus meritant de tons, mais il ne doit pas faire oublier ses devanciers.
Pans cet etonnant concours de talents et degenies divers, Part grandit singulierement en force et en originalite. Des le temps de Cimon, il est visible que les modeles attiques
LE STYLE ATTIQUE
vonl servir tie regie a toils les esprils preoccupes du beau et <|uc Pesthetique particuliere a un petit coin de terre grecque s'imposera bientot. an monde entier. L’industrie profite de ce renom universel. En ceramique, les potiers atheniens eclipsent tous leurs rivaux de Corinthe, d’Eubee, de Beotie, qui leur faisaient naguere une concurrence redoutable. Leur commerce absorbe les marches d’outre-mer et en particulier l’ltalie ; celle-ci etait le principal acquereur des vases peints clont elle avait l’habitude d'orner les chambres sepulcrales de ses necropoles, et elle ne s’approvisionne plus que sur la place d’Athenes. Tout autre centre de production est delaisse en faveur ties ateliers d’oii sortent les oeuvres signees par Epiktetos, Pamphaios, Euphronios, Douris, Brygos et tous les grands peintres sur argile du ve siecle. On s’attendrail done a voir s’epanouir en meme temps une ecole florissante de coroplastes atheniens. Pourtant il n’en est rien, et la surprise qu’excite une pareille lacune exige que nous en recherchions les causes. Nous ne voulons pas dire que les terres cuites attiques n’existent pas. On en commit des specimens qui repondent de tout point au caractere grave et majestueux de la sculpture contemporaine. Le musee du Louvre possede un precieux exernplaire de divinite assise provenant d’une sepulture attique. « C'est encore Tattitude archaique des decsses assises; mais le style, a la fois large et fin, le costume, avec les coins du voile blanc poses sur la tunique blanche, appartiennent a la plus belle epoque de l'ecole attique. Les bijoux, peints en couleur d’or, sont d’une rare delicatesse, surtout la haute stephane a ornements rallies, dont l’usage n’appartient. pas a la vie reelle. Les cheveux sont brun rouge, le trone brun avec un coussin jaune a raies brunes : les couleurs onl pris un ton luisant d’email '. »
I. lleuzey, Figurines , pi. 18, lig. 4, p. 14 du texlc de l’atlas.
L’archdologue Stackelberg, qui le premier a dirige ses recherches avec beaucoup de Hair et de tael du cote des produils de la Grece proprement dite, a public aussi une statuette analogue, recueillie a Athenes dans un tombeau d’enfant1. Mais,jusqua present, les trouvailles de ce genre ont ete exceptionnelles et il est a craindre que les fondles ulterieures n’enrichissent pas beaucoup cette serie. En effet, la rarete des figurines attiques est due a la nature des usages funeraires qui varient dune contree a l'autre. C’est une observation bien connue de tous les explorateurs en Grece que si l’on ouvre une sepulture sur le territoire athenien ou corinthien, on a chance d’y rencontrer plutot des vases points, et que si l'on opere en pays beotien ou locrien, on decouvre surtout des terres cuites. l>es necropoles, parfois fort rapprochecs l’une de l’autre, presentent ainsi des differences notables d'ameublement . Cette singularite a pour cause les moeurs religieuses qui dement de traditions fort ancienncs et auxquelles le developpement artistique de la nation n’a rien pu changer. Le quartier d’Athtmes appele le Ceramique comprenait surtout des ateliers de poteries, et rien n’indique que les nierveilles de la plastique contemporaine aienl suscite, au v siecle, la creation de fabriques s’adonnant specialement a la confection des figurines. II y en avail assurement quelques-unes, puisque l'on constate parfois la presence de statuettes dans les sepultures et que les ex-voto recueillis parmi lesdeeombres de l'Acropole (fig. 15) stipposent I'existenee de modeleurs fort halides; niais cette industrie par ticuliere occupait probablement pen d’ouvriers, si on la compare a la feconde production des poteries.
En depit de cette circonstance, nous n’avons pas a
t. Stackelberg, G raebrr tier Utllcncn, | >1 . 58 ; cf. j>l. 05 pour le type de lu deesse deboul.
LE STYLE ATTIQUE
deplorer line trop grande lacune dans l’histoire des lerres cuites etudiees comme documents arlistiques. Le style attique n’est pas a rechercher autour de l’Acropole, parce que les fabriques y etaient sans doule peu nombreuses; mais il esl ailleurs. Le rayonnement de la grande ecole qui decorait les edifices construits par Cimon ou par Pericles s’etend fort loin, et il suffit de sortir des limites d’Athenes memo pour Irouver ce que nous cherchons. Eleusis a la frontiere de la Megaride, Tanagre, Thebes, Thespies et Thisbe cn Beolie, Tegee dans le Pcloponnese, la Cyrenaique en Afrique, Rhodes et Chypre, l’Asie Mincure, Fltalie et la Sicile, offrent d’admirablcs specimens du grand style attique. Les figures religieuses y occupent la premiere place, en parliculier cellos de Demeter etdeCore (Ceres et Proserpine). L’importance donnee a la religion des mysteres, le nombre toujours croissant des inilies, les processions organisees d’Athenes a Eleusis, le long de la voie Sacree, expliquent le role de plus en plus considerable des Grandes Deesses dans le culte public et price. Le sanctuaire eleusinien devait etre un centre ou s’entassaient les ex-voto de toul genre: les fideles n’y venaient guere sans apporter chacun leur petite idolc representant la divinite mere assise sur son trdne ou sa title debout, tenant la torche enllammee des dadouqves, cl le pore, symbole de lustration, comme aujourd’hui les devots viennent a l’eglise faire bruler un petit cierge. Le Louvre possede un beau fragment de terre cuite oii l’epouse d’flades, coiffee de la haute tiare cylindrique appel6e calalhos ou polos, sc montre dans cette atlitude hieratique el avec ces accessoires consacres1 (fig. 19); il a ete recueilli a Eleusis meine par M. Lenor-
I. Cf. Ileu/.ey, ouvr. cite, )il. I K £»/’#, n° 2. Une s6rie dc ligurines analogues, Iroii vees aux environs de Rome meine, d'apres le vendeur, a etc rcceniment acquise par notre musde. Pour la Sicile, voy. liekule, lev? a
rnaiit. Les statuettes de Core debout, severemenl draptie dans les plis rigides de sa tunique, sont frequentes en Beotie
I'i^r.19. — Core, divinite d'EIetisis.
(Ex trait dc 1'IIistoire des Grecs do Duruy, 1, p. 7 GO.)
linesse. Kites apparaissent sur des sieges voisins : un
(fig. 20) et a Tegee1. Au meme cycle se rattachent, avec un caractere plus sacerdotal que divin, une serie de femmes h vdrophores, les jambes jointes, le bras gauche pendant et colle au corps, soutenant de la main droile elevee un vase pose sur leur tele voilee, ou bien tenant un petit pore*. La grace familiere , qui sintroduit dans la plastique sous l'influence de Phidias et de son ecole, modifie pen a pen l'austerite du costume et de Pattitude.
Les deux dresses ferment un groupe ou la tendresse filial et l’affection plus grave de la mere sont indiquees par des nuances pleines de d'abord reunies cote a cote meme voile les reeouvre pour
colten von Sicilien, pi. 4, pour l’Asic Mineure, Newton, .4 history of discoveries at Halicarnassus, pi. 47, n° 2.