‹ Les statuettes de terre cuite dans l'antiquitéChapitre 43 sur 133 · Gazette archtologique, 1878, pi · texte numérisé non relu

Gazette archtologique, 1878, pi

5. S. Reinach, I.a Vdnus de Guide, p. 15 (Extrait de la Gazette des Bcaux-Arts, 2° periodc, t. xxxvn).

dii corps divin. On pent meme supposer que le devoilement nc s’est pas opere brusquement : comrae dans toute tentative nouvelle, ily eut des acheminements progressifs vers l'ideal entrevu. Les draperies lines et transparentes, plaquees sur le corps dont elles laissent deviner tous les contours, montrent le premier pas accompli. Ensuite on lit glisser l’etoffe sur une des epaules, de fagon a laisser voir la naissance do la gorge; enfin on mit a nu le haul du corps, en arretant la chute du veteinent a la saillie des handles. Cos differentes phases sont representees chacune par une serie importante de monuments dont la chronologic s’espace entre le milieu du ve siecle et la fin du ive. Le premier type a cree des chefs-d’oeuvre comme l’lris du Parthenon, les Victoires du temple de la .Nike Aplere, et plus tard laYictoire de Sarnothi ■ace. Le second est visible dans quelques-unes des terres cnites tanagreennes, parmi lesquelles nous citerons en particular les jeunes lilies assises (fig. 27). Le troisieme compte un specimen illustre entre tous, la Venus de Milo, et nous en voyons aussi comme un reflet dans les figurines precedemment citees. La nudite complete apparait enfin dans le groupe de la deesse sur les genoux d’ Adonis.

L’Eros de Megare (fig. 42) 1 est le produit de transformations analogues s'appliijuant a la representation de l'Amour. Lelle-ci en t'st a sa troisieme metamorphose. Le v siecle n'a connu Kros quo sous les traits d’un adolescent ai le, au

I. La Mdgaride est le cenlre grcc ou la fabrication persiste le plus longtemps pendant la p6riodc hellenistiquc. ('onnm* specimens de ses ateliers, vov. Cazrtle archt’ulogiqur, 187G.pl. 15 ; Coll. Lecuyer, pi. Q, It, V, V3; Coll. Sa!'ouro/f\ pi. 150, 133,141. Les formes deviennentempft tees et molles, les tuns de la peinture criards et sans liarmoiiie. On attribue a Corintlie quelques ligurines hcllenistiques d’une facture beaucoup plii' soignee ; Cvll.Sa ouroff, pi. 77-78; Coll. Lecmjer. pi. 23 (provenance iloutetisei. L l .r/ir lilion tie Movie, t. in, pi. 44. a public im groupe hellenistiquc d l.gine, Eros jouant avec un cliien. Vov. dans les (ivaeber tier llellenen de Stackelberg, pi. GO, une Victoire volant d ime facture analogue aux Mkes danseuses de Myrina.

visage sericux ct reveur, au corps ncrveux et d’lino gracilis juvenile. Dans les terres cuites de Tanagre nous avons vu apparaitre l'Eros enfant, espiegle et ricur, dont la poesie alexandrine et anacreontique s’ernparera pour faire Ie su jet de pieces legeres et badines. \ oici quo de nouveau l'Amour reprend l’aspect d’un ephebe, mais effemine, d’une anibiguite de formes inquietante, pres d’aboutir a la creation d’unetre bizarre, l'llermapliroditc ou Androgyne. Sa tetese couronne d un epais bourrelet de feuillages, cornme pour indiquer son onrolement dans le tliiase bachique. Toute la composition respire 1 allegoric, l'effort pour exprimer sous une forme plastique un sentiment complique. C’est, croyonsnous, 1 Amour ebarmant l’Ame au son de sa niusique celeste, si la petite figure ailee qui danse au sommet du pilierpeut etre interpreter, comme une Psyche1. Bien quo 1 ensemble soit gracieux et le su jet poetique, combien on se

sent transports loin des conceptions pures et simples mi s enlermaient autrefois les modeleurs! Cornme l’esprit de I artiste setourmente pour produiredu nouveau, pourremplacer par de vagues sentimentalites les croyances naives qui out disparu sans retour!

Dans la Leda ou Nemesis avec le cygne1 nous saisissons 1 indiced un penchant naturel a l’epoque hellenisfique: l’imitation des oeuvres dart devenues celebres. L etude dece type a ete faite par M. Furlwnengler avec une grande abondance de renseignements et de preuves’. II a montre qu’une conlusimi, dm! a la conlormife des deux legendes, s’etait etablie de bonne heure outre la representation de Leda et celle de Nemesis, la grande deessede Rhamnonte, cn Atlique.

n o„C\ i d M- F»rtwwng)er. Collection Sabouro/f , tome n

p. 20 M. IJeuzey a propose d'y voir la Suit, mais sans rien aflinner 2. Dumont el Chaplain. CJramiques, n, p| ->(, o

P 8-S. " Sab0Ur°n' P‘- 71’ »* 2. et Introduction a la partie ..

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