L’ART HE LLENISTIQUE EN GRECE
Le groupe d’Aphrodite et d’Adonis1 est important pour expliquer Devolution religieuse qui s’accornplit. Decus dans leur confiance envers les dieux nationaux, envahis par lc soopticisme inherent aux doctrines pliilosophiques, fatigues des monotones et tranquilles ceremonies dont se compose le culte public, certains Grecs se laissaient seduire par les pratiques etranges et les idoles mysterieuses qu’etalaient chaque jour sous leurs yeux les etrangers et les meteques autorises a adoiei en pltinc Attique les divinites dc l'Orient. Dans son etude sur les Associations religieuses, M. Foucart a montre qne 1 inti o— duction des religions etrangeres commence des le ve siecle.
« Apres les guerres mediques, dit-il, il y eut en Attique une invasion de dieux barbares. Alhenes avait porte sur toutes les cotes de la mer Egee ses flottes et ses colonies : les marins et les soldats rapporterent dans leur patrie les religions de la Thrace, de la Phrygie, de Cypre; les nombreux etrangers que le commerce alliraitau Piree en furent aussi les propagateurs. Aussi, des les premieres annees de la guerre du Peloponnese, leurs progres avaient etc assez grands pour fournir des sujets a la tragedie et pom inquieter les poetes comiques, qui defendaient contre ces dieux etrangers la religion de la cite2. »
Ces dieux etrangers viennent de lous les points du monde oriental : la Thrace est representee par Cotytto, adoree au bruit infernal des cymbales, des tambours et des flutes; la Syrie et la Phrygie par Adonis, dechainant les hurlements des femmes qui se frappent la poitrine en cliantant des liymnes luguhres, par la Mere des Dieux et Attis avec leur cortege d’eunuques et de mutiles volontaires, par Sabazios avec son attirail de vases mystiques et de