‹ Les statuettes de terre cuite dans l'antiquitéChapitre 47 sur 133 · Rayet, Monuments de I'art antique, pi · texte numérisé non relu

Rayet, Monuments de I'art antique, pi

2. Des associations relicjievses chcz les Grecs, Thiases. Lranes ,

Orgeons, Paris, 1873.

serpents a grosses joues, par Isodaites dont le culte pen recominandable s’introduit sous les auspices de la courtisane Phryne. Au Piree, les marchands chypriotes elevent un temple a leur Aphrodite Astarte, les Egyptiens A Isis, les Thraces a Bendis. La plupart de ces cultes sont officiellement autorises des le v° siecle et le commencement du iv. « On aurait done tort d’attribuer l’origine de ce mouvement religieux a la conquSte d’Alexandre et de le placer au declin du paganisme ofticiel. L’etablissement des Macedoniens dans 1 Asie, on rendant encore [ilus frequents les rapports de la Grece avec l'Orient, contribua sans doute a multiplier les t biases et les orgeons, mais ils existaient deja depuis plus dun siecle1. » L’int6ret <|uc ces superstitions elrangeres excite en Grece reste superficiel. Les moeurs n’y gagnerenl assurement pas; il est probable que parini les inities des mysteres phrygiens et thraces se glisserenl souvent des Grecs attires par le charlatanisme et les jongleries des prelres, seduits par le cliarme du nouveau et de 1 inconnu. Mais la tolerance de la Ilepublique a Regard des dieux orientaux ne degenera jamais en part age avec la religion oltlcielle de 1 Etat. On n'eut meme pas a combattre par des mesurcs publiques, comrne a Rome, la demoralisation qui resultait des orgies, desdanses licencieuses, des piatiques contre nature dont les reunions de tbiases etaient bien souvent le pretexte. Le Grec etait trop fin et trop sceplique pour se laisser prendre a ces reproductions grossieres du culte dionysiaque dont il connaissait depuis longtemps les excitations nerveuses et les joies exaltees. II assistait en spectateur paisible a ces ebats tumultueux et, s il y prenait part, c etait en dilettante , ainoureux des sensations nou- \clle* et desireux de tout connaitre par lui-meme.

« Malgre tout, conclut M. Foucart, il est impossible de

1 Foucarl, ouvr. eiU, p. a}

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