I/ART IIELLENIST1QUE EN AFR1QUE ET EN CIUMEE
iambes. Plus loin, c’est une truie au corps de virille femme qui tambourine gravement sur un tympanon 11 semble quo les modeleurs aient chcrche specialement a parodier les etranges corteges qui promenaient dans les rues leurs idoles de dieux, au bruit d'une musique infernale dont les auteurs anciens paraissent avoir garde un mauvais souvenir.
Apres avoir indique le point de suture entre la ceramique de Greceet celle de Cyrenai'que, nous avons a etablir les rapports de celte fabrique avec les ateliers etablis en Asie. L’importance croissante du culte dionysiaque eut pour resultat de multiplier les emblemes dont se paraient les personnes associees aux (biases orgiaques. Deja, dans les figurines tanagreennes (fig. 26, 27, 29), nous avons remarque la frequence des coiffures ornees de feuilles de pampre et de lierre; mais c'est une indication toute discrete, une poetique allusion aux fetes bacbiques, sans elalage d’accessoires encombrants. En Cyrenai'que, la phvsionomie des femmes est singulierement modifiee par l’addition d’une enorme couronne, semblable a un bourrelet, qui pese sur la teteet enalourdit la grace1 2 3. C’est une transformation voulue, repondant a une preoccupation religieuse bien definie, car elle s’applique souvent a des statuettes tirees des moules memes de la Grece et en altere a dessein la structure primitive. Alhcnee decrit ce genre de couronnes sous le nom de axetpavot xvhrrzot ou iy-'/uXtaxot, c’est-a-dire pareilles a des cerceaux qu’on pouvait faire rouler par terre5. Nous en trouverons d’abondants exemples en Asie Mineure. Un passage de Demoslbene montre clairement qu’il n’a. pas specialement un caractere de symbole mythique, reserve aux divinites ; par consequent, nous ne croyons pas necessaire d’attribue.run nom mythologique a toutes les figures qui le