Ibid., pi. 27 (2), U
do Tanagre, sans quo l’oeil le plus experiments soit capable do los distinguer1 2. Jusqu’a la base en forme do plaquette, particulidre aux figurines do co genre et totalement absente dans les aulres, tout est reproduil. avec la plus scrupuleuse fidelite : c’est la perfection dans la contrefagon,
Ces imitations out etc une sorte do tribut pave par les Myrineens an grand renom de la fabrique grecque : a cet egard, ils out suivi l'exemple commun. Mais ce n’etait pas assez pour eux de se montrer superieurs a tous dans ce tour d’adresse. 11s aimaient mieux encore voler de lours propres ailes : la metaphore est permise, appliquee ii une industrie qui a ete vdritablement le triomphe des Amours et des autres divinites habitudes a s'abattre dans les airs. Une des tombes de la necropole ne contenait qu’une serie d’ailes admirablement peintes, sans statuettes, comme si Ton eut juge suffisant de placer aupres du niort un symbole gracieux de condition surhumaine et d’immortalite*. Cette predilection particulidre explique pourquoi un grand nombre de figurines sont privees de tout support. Les socles sont devenus presque inutiles : posanl a peine le bout du pied sur le sol, le cbarmant bataillon d’Eros et de Yictoires ou de Psycbds souriantes semble raser la terre, pret a reprendre sa course vers le ciel, sa demeure. C’est essaim sort de cortege aux deux grandes divinites. Venus et Bacchus, dont le culte proud une nouvelle vigueur sur le sol asiatique, lour pat rio d’origine. 11s regnent en souverains absolus dans ce monde fundraire et lour caractdre de beaute sensuolle s'epanouit a l'aise sous le climat de la « mol le Ionic, i) La more des Amours s’y montre de preference en baigneuse, livrant a la brise les blancheurs de son corps,
1. Mcrnpole de Mijrina, pi. 55 I, 5, 5), 55 (2), 50 (2, i, 5), 57-58. toy aussi los (rn^inonts rociioillis ;'i llalic.irnasse ; Newton, .-1 history of discoveries at Halicarnassus, pi. O ', n» 1. 2, 5, 0.