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L’ART 1IELLENISTIQUE EN ASIE MiNETJHE.
lierement la nature mysterieuse. Mais on connait par les produits de Tarse l’existence d’un dieu aile, revetu du merne costume phrygien, que M. lleuzey assimile a Men- Attis (fig. 61) A Nous avons done affaire ici a une divinite purement locale, melee paries fabricants d’ex-voto aux dieux helleniques et adoree avec la meme ferveur par les devots de ce temps. G’est un exemple curieux du syncretisme introduit dans les oeuvres ceramiques de l'Asie : ce motif n’est lui-meme qu’un reflet de l’etat etrange oil se trouvaient les consciences tiraillees entre le respect des cultes nationaux et la soumission a la toute-puissance de l’Olympe hellenique. Minerve, Junon, Ceres, Nike, les Muses, llercule, Hermes, rioutos1 2 apparaissent eux-memes, timidement, mais leur presence indique assez combien est devenu large le cycle divin oil l’on peut puiser pour les offrandes funeraires.
C’est encore au souvenir de quelque vieille divinite orientale qu’est due la creation de femmes assises, nues ou drapees, coiffees d’un enorme diademe ciscle a join dans lequel sont enchasses loutes sortes de motifs decoratifs, entre autresle croissant lunaire3. On peut songer au eulte d’Anaitis, de 1’Artemis persique, issue de la religion babvlonienne, dont les images se sont perpetuees jusqu’a l’epoque romaine. Leurs bras sont en general articules et mobiles : M. lleuzey s’est fonde sur un texte curieux de Servius4 pour prouver <jue ce detail devait appartenir aux idoles anciennes, afin do frapper les esprits par une apparence de vie reelle. Dans la suite, ces figurines onl pris un carac-