L’ART 1IELLENIST1QUE EN ASIE MINEURE
dra bientot lc pantheon romain, les elements religieux les plus beteroclites et l’art plastique traduisait a sa maniere cct etat d’ame par le melange des symboles mythiques.
Dans ce monde d’idoles religieuses, 1 etude des vivants n’abdique pas ses droits et nous retrouvons ici, coniine a Myrina, les traces de la curiosite qu’excitait chez les modeleurs la vue des types contemporains. Voici la jeune tille assise et ecrivant son devoir1, les dames coiffees des hautes et volumineuses chevelures qui seront lort a la mode a l’epoque imperiale2, les guerriers barbares, armes du long bouclier galate3, les esclaves ou grotesques contorsionnes4 5. Parmi les imitations dela grande sculpture, notons, d’apres M. lleuzey, deux petits fragments qui paraissent representer le celebre grpupe rhodien du Laocoon0. Onvoit, en sonime, quo ces debris de Tarse, quoique inferieurs en importance aux produits de Myrina, a cause de l’etat de mutilation oil ils se trouvent, fournissent encore beaucoup d observations utiles et propres a confirmer nos precedentes conclusions sur l’originalite des fabriques asiatiques.
Par une coincidence singuliere, Smyrne ne donne aussi que des documents fort incomplets, mais ils sont d’un interet artistique au moins egal. M. Reinach declare qua en juger par les morceaux qui restent, celte fabrique a du produire de vcritables chefs-d oeuvre, supirieuis a toutes les terres cuites de la Grande-Grece et meme de Tanagre6. Son etude sur les Terres cuites de Smyrne, d’apres une collection particuliere qui depuis a pris place