‹ Les Steppes De La Mer Caspienne, Le Caucase, La Crimée Et La Russie MéridionaleChapitre 17 sur 27 · Voyes l'Atlas hUtoriqae, planche · texte numérisé non relu

Voyes l'Atlas hUtoriqae, planche

baieot «ur les éfMiules. Mais ce qui nous étonna pardessus tout, ce furent les instruineats des musideus. A edîé d'énormes timbales et du taintam chinoîs^ on voyait de grosses coquilles marines faisant fonction de cornet, et deux immenses tubes de trois à quatre mètres de longueur» soutenues chacune par deux supports. Mon mari essaya inutilement de tirer quelques soas de ces trompes : il ne iallait rien uioiiis que la poitrine de Stentor des vigoureux Maadscbi pour les Êûre retentir. S'il n'y a ni mesure, ni accord, ni mé^ thode dans la musique religieuse des Kalmouks, en revanche chacun fait le plus de bruit possible à sa manière et suivant la force de ses poumons. Le concert commença par un carillon de petites cloches, puis Tibrèrent les tamtàms el les timbales, et en6n, après les glapissements aigus des coquilles, les deux grandes trompes se mirent à mugir et firent trembler toutes les vitres du temple. Il me serait impossible de rendre toute l'originalité de cette cérémonie. Cette fois nous ^ons à des miltiers de lieues de l'Europe, au cœur de l'Asie, dans la pagode du grand Dalai- Lama du Thibet.

Le temple, édairé par an rang de larges croisées, est orné de minces colonnes en briques stuquées , dont la légèreté rappelle la gracieuse architecture mauresque. Une galerie règne tout autour du dôme, qui est très - remarquable aussi par la délicatesse de son trayail. Une foule de bons et de mauyaîs gé-

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nies* , <l*idole8 moDStrueuses et d'animaux fiibuleux^, taptsaent toutes les parties de la pagode et lui donnent

uiic physionomie aussi grotesque que peu religieuse. La yénératioa des sectateurs du grand Lama pour leurs images est si grande, que nous ne pouvions nous approcher de ces dieux magots, sans nous mettre un mouchoir sur la bouche, afin de ne pas les profaner par UD souffle impur.

Le mécontentement qu'éprouvaigit )es prêtres, en nous Toyant tout examiner avec une minutieuse curiosité, se trahissait par la surveillance inquiète dont ils nous entouraient. Forcés de se tenir à une distance respectueuse, ils n'eu observaient pas moins tous nos mouvements d'un air de méfiance jalouse. A ce que nous apprîmes plus tard, ils craignaient qu'il ne nous prit fantaisie d'escamoter quelques-unes de ces images mystiques que nous considérions de si près; certes ils avaient assez raison de trembler, car la bonne volonté ne nous manquait pas. Mais il fallut nous» contenter de les regarder avec les marques du plus piolond respect, sauf à prendre notre revaucbe dans une meilleure occasion.

De retour au palais, nous trouvâmes le vieux prince dans une petite pièce qu'il affectionne tout particulièrement, et où il a réuni un grand nombre d'arme» et d'objets de curiosité. Mous admuàmes, entre autres

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