‹ Les steppes de la mer Caspienne: voyage dans la Russie méridionaleChapitre 28 sur 63 · DETAILS SUR ASTRAKHAN · texte numérisé non relu

DETAILS SUR ASTRAKHAN

et les Tatars, la lutle acharnée qui devait r le pays des czars du joug de ses oppresseurs. En 1554, Ivan IV, le Terrible, s'empara du Ehanat de la mer Caspienne, autant par trahison que par la force des armes, et prit, le premier, le titre de roi de Gasan et d'Astrakhan . Cette conquële, si précieuse pour l'empire, incorporée aux possessions russes, entraîna la soumission ou l'émigration de tous les peuples du voisinage. Depuis cette époque, Astrakhan a toujours appartenu à la Russie; mais elle ne tarda pas à perdre l'ancienne prospérité qui l'avait rendue si célèbre sous les Tatars de la Horde d'or. Quinze ans après la conquête moscovite, les Turcs, de concert avec les Tatars de la Crimée, dirigèrent une expédition contre Astrakhan. Leurs efforts toutefois avortèrent, et l'armée ottomane périt en grande partie dans les déserts du Hanitsch. Vers la fin du xvii" siècle, Astrakhan subit encore une courte mais sanglante révolution. Le rebelle Heuko-Bazin se rendit maître de la ville, la livra à d'horribles massacres et donna un moment des craintes sérieuses à la Russie.

Aujourd'hui, l'ancienne capitale du royaume tatar est simplement le chef-lieu d'un gouvernement qui, tout en possédant une surface de plus de quatre mille mètres carrés géométriques, ne compte néanmoins que deu\ cent quatre-vingt-cinq mille habitants, parmi lesquels deux cent mille nomades. Elle renferme un grand nombre de plapes, d'églises et

LES STEPPES DE LA HEU CA nosquées. Ses vieilles lourscréiiel nurailles qui embrassent encore u rable de terrain, rappellent aux ens souvenirs guerriers. La po ;e de toutes les races de l'Asie, s'i |Liaraiite-cinq mille sept cent trois sst russe, kalmouli et tatar. Les , bien entendu, à ta tête du coin

religion qui devrait les rapprocl dentaux, ils ont conservé dan!

es les traditions orientales. L'A dut avec lui cet esprit de négoce < 1 avec le juif; toujours à l'affût ours prêt à saisir l'occasion au ' frant avec une infatigable patienci :re dans les fertiles vallées de VI [>aysdu nord ou sous un ciel me 3uve partout avec ce profond égoï é chez lui le sentiment do patrioi

chez la plupart des branches d ne. Disséminé dans te monde ent i, il offre un de ces types de rai oit bien conservés que chez les ;. Le manteau brun des femme Constantinople est remplacé ici 3S blancs qui les recouvrent e ment, dessinant très-bien les foi itombanl en draperies gracieuses s, rappelle, lorsqu'il est bien p( antes de certaines statues grec

DETAILS Sltlt ASTRAKHAN 12.1

lUtant pluK frappante, que les dames arméniennes distinguent surtout par la noblesse du port et la )uté sévère des traits.

Les Tatars, au nombre de plus de cinq mille, ccupent également de commerce et principalement l'élève du liélail. Leurs nombreuses mosquées et coupoles de leui-s maisons de bains contribuent onner à Astrakhan un aspect complètement crie nlai. Quant aux Indiens, autrefois en as!>cz grande . quantité dans celle ville, ils ont depuis longtemps renoncé au commerce qui les y amenait, et n'y sont plus représentés que par quelques préires, retenus encore par d'interminables procès. Mais de leui*» anciennes relations avec les femmes kalmoukes, sont sortis des métis, actuellement au nombre de plusieurs centaines d'individus, improprement désignés sous le nom de Tatars. Le mélange de ces deux sangs essentiellement asiatiques, a produit un type qui se rapproche beaucoup de celui des nations eumpéennes. 11 n'otTre ni les yeux obliques des Kalmouks, ni la peau bronzée des Indiens; et rien dans le caractère ni dans les habitudes des descendants de ces deux peuples, ne rappelle leur double origine. Au milieu des populations apathiques et nonchalantes avec iesquellus ils vivent, ce", niélis apportent dans tout ce qu'ils font, l'activité et la résolution des hommes du Nord. A la fois portefaix, charretiers et matelots, ils ne reculent devantaucun travail, quelque pénible qu'il puisse être. Un chapeau de feutre blanc à larges bords et à cune pointu,

s STEPPES DE LA HER C e élancée et une pbysionom ""■ donnent beaucoup de res ■s espagnols.

ms, de même que les In Astrakhan. Le système étruit toutes leurs ressi ijourtl'hui il n'en restep :jui ne demeurent guère latrie adoptive, oiiils se 1 létail. Nous avons parc ans de cette ville, y clier< !t brillantes étoffes qui 1 élèbres: les magasins si ^rand'peiiie que le voyaj s cachemires, des tern es-uns des produits aient pour la ville une s(

in possède depuis quel IX embouchures du Vo ■tes de ses murs. L'histoi assez curieuse. Avant.de lent qu'il occupe actuelli abandonner deux fois d ison du mauvais choix < s une grande perte de te inleur avisa une petite il

les plus favorables, o lent érigé. Quelques an

dans les archives de h

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