‹ Les steppes de la mer Caspienne: voyage dans la Russie méridionaleChapitre 37 sur 63 · UN COLONEL RUSSE · texte numérisé non relu

UN COLONEL RUSSE

chanter tous les airs petitst ^ la mémoire. Longtemps , nous l'entendîmes un soir sorridor de long en large

ce qui nous fît faire plus te nouvelle lubie. Le lendeous apprendre que sa noccès de prévoyance, inquiété de l'apparition des Cîrcas- I avait donc veillé sur nous

l'intention de s'acquitter îvoir.

insibte k de pareils proifuser à un tel homme les thé et de café qu'il sollici-

regards et ses demi-mots ?.. .

requêtes se succédaient nent, et notre reconnaisle son indiscrétion. Antoine e fois que l'on codait à ses ait, pour s'en venger, de le liêres.

ne autorité, le susceptible er d'une heure, pour dé- . En effet, celui-ci n'arriva

sortions de table. On n'a s désappointé : il se tenait

ne sachant s'il devait enfin de faire le sacrilice du le meilleur parU à prendre,

ISS LES STEPPES DE LA UER dans son désespoir, que celui c une volée de coups de bâton à soi

La veille de notre départ, nou pain qu'il nous avait vendu, é\ doultie de ce qu'on le payait à I verte qui donna lieu à une vive d Antoine, charmé d'avoir un tel gri Mais M. l'inspecteur ne se décoi peu : après avoir écouté avec un bable les reproches du drogmai d'une manière fort dégagée que 1 pas la peine qu'on en parlât, atte on devait s'attendre à payer le ducat ce qui ne valait que vingt V

Son humeur devint tout à fai vil les préparatifs do départ, Aloi et se contenta d'observer, d'un a se passait dans notre chambre, i sans cesse, auraient voulu se fain enveloppes de tous les paquets. ( hommes transportaient quelque ture, il les suivait d'un œil c s'ils se fussent rendus coupables c judice.

Enfin, le sixième jour de cet arrivée à SélénoïSustava, nous tion de reprendre notre volée « lieutenant-colonel et sa misérablf que la crainte des Circassiens eu davantage dans un pareil taud

ES DU MANITCH 189

lin de sortir de celte sphère d'ét de malpropreté, où des cir- ■A nous avaient retenus si longvolonté,

I s'était inaintenue'dans l'atmoit le cours de notre trajet de , avait, dès notre installation fait place à de fortes pluies, la prolongation de ce triste sée jour même du départ, le ciel ,maîs nous n'en montâmes pas vec un contentement inexprie fois mieux courir le risque de en plein steppe, que de me convingt-quatre heures de plus à nt que le sort voulut en quelque ger de nos ennuis récents, en temps le plus agréable qu'on âge. La pluie avait assez durci e la marche très-facile, et en it répandu sur le steppe quelque voilé qui lui donnait un charme tait déjà l'automne; c'était ses ses nuances mélancoliques : haation dévorante du soleil, nous r devant nous le paradis ter- Gt pour dégager le ciel de ses t son azur reparut dans toute seulement par quelques nuages lorcuses et chaudes semblaient

loi LES STEPPES DE LA MER CASPIENNf Des troupeaux de chevaux, de chameaux bœufs sillonnaient la surface du steppe, anno la richesse des hordes auxquelles ils apparten: Aucune manifestation hostile de la part de ce nières ne vint troubler notre sécurité. Hei de nous recevoir au milieu de leurs tentes, ces Kalmouks n'ont jamais essayé de nous vol moindre chose. Leurs désirs et leurs bssoins si peu étendus t Dompter un cheval sauvag rer d'un steppe à l'autre sur leurs chani fumer et boire du koumis, se blottir l'hive milieu de la cendre et de la fumée, et s'adi aux pratiques superstitieuses d'une religioa ' ne peuvent comprendre, telle est leur vie tout en

J'eus, à différentes reprises, la curiosité d't dans des kibitkas, mais je ne trouvai nulle p; malpropreté dont on m'avait parlé. Les katesi offrent intiniment plus de désordre et de misèri l'intérieur de ces tentes. Entre autres visites, en fimes une à la femme d'un chaf subalternt nous attendait revêtue de ses plus beaux at Accroupie sur un feutre, elle avait un enfant pieds et, à côté d'elle, une suivante immobile fut enchantée de me recevoir, considérant ma comme un des grands événements de sa vie effet, pour ces simples créatures qui ne connais dans le cours de leur vie, que le steppe, la kibi les chameaux, notre apparition devait tenir i que peu du prodige.

Ma vue surtout avait bien le droit de les ét(

BE NUIT PASSÉE SOCS LA TENTE m mt et de faire travailler leur imaginalion.

)ose curieuse que de connaître le fond isée quand, accroupies autour de mot, aient en silence mes moindres faits et oix, mes traits, mon costume, mes at- 1 devait les plonger dans an ëtonnement ire et leur donner la révélation d'un : elles n'avaient 6U nulle idée jusqu'à ce

larquâmes avec surprise qu'il n'y avait prêtre dans ces nombreux campements, ard, nous sûmes qu'ils s'étaient tous ird, du côté de la Sarpa, où se trouvaient ) beaux pâturages, et oii l'on n'était plus , comme sur les bords de laKouma, par < de cousins qui forment en automne un au pour ces contrées. Nous eûmes beau- Vir nous-mêmes de ces terribles Insectes limirofka ; ils nous impatientèrent plus u point de nous faire regretter les sables

i trop comment nous nous serions tirés 1 le triste état de nos provisions, si la l'eût pas mis obstacle à la continuation Depuis longtemps, le lard, le riz, le café «avaient disparu. Il ne nous restait plus « provision de thé et de sucre, et la resvérité inépuisable, du faucon, qui, tous isait merveille pour suppléer à l'exiguïté

19L LES STEPPES DE LA HER VASI Le (lernier repas pris sous la tente posait que de gibier accommoilé de toute Antoine, qui ajoutait à ses fouettons d celles de chef d'office, de cuisinier et ton, avait épuisé toute son imaginatioi le dîner laissât un profond souvenir < de chacun. Mais sa science culinaire écl notre d^oùt pour tout ce qui était can ou sarcelle. Nous vivions depuis si longi bier, que la vue seule d'une oie sauvagt nait une indigestion. Aussi éprouvâmes' ritable ravissement, lorsque, arrivés dai d'un surveillant de Kalmouks, nous nou en face d'une table couverte de légumes

La maison de cet employé (jeune R mable et parlant le kaltnouk comme sa ternelle)était siluée à peu de distance dt dans une magnifique prairie. Depuis aucun paysage semblable n'avait frap et cependant nous touchions encore mais cette petite maison blanche à contn ombragée de deux ou trois beaux a geatt complètement à mes yeux la phy:

pays.

Ce surveillant nous donna beaucouj gnements sur le propriétaire de Viadimi nous avions déjà entendu parler * * nous offrit même de nous accomp:

établissement, à peine éloigné •

:e sur les bords de la kouha oi tait là que nous comptions nous refaire nos fatigues de voyage et prendre défini- )ngé de notre escorte.

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