‹ Les steppes de la mer Caspienne: voyage dans la Russie méridionaleChapitre 38 sur 63 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

bords de U Kouma. •— VladîmiTofka. — Une BoDrKon-MadJBT. — Première ipps-

Ina aïeniura à Géorgief. — Histoire

tun dernier adieu aux hordes kalmoukes avions partagé, pendant plus d'un mois, et aventureuse, nous ne pûmes nous dén certain regret, malgré les privations ; accompagné nos courses au désert. Ces i steppes, pleines d'une simplicitt^ paeportaient notre esprit aux temps primiouvraient comme à son insu un vaste bservations et de souvenirs 1 Comment rester indifférent à la poésie des lieux, 1 et des coutumes, aux scènes pasto- X vastes horizons, qui compensaient si les ennuis et les fatigues du voyage?En reils tahleaus, l'individualité égoïste disaplétement pour laisser à l'imagination Tté d'admirer et d'apprécier selon ses e ne saurais dire dans quelles rêveries

c>4 LZ5 -TÏFFKS DE LX VEB CISPIBXSK ri:ne « p":»;-™ si ril:*ti de cette erétence vagne, ;ri*rie ç^riic Ci=s TûnnieDîité, qui n*a pour &e rïrai:2>ir k la »■-« ■:::ciai3oe qae des souvenirs et Kin:.i; Lt ."s-c.enr.re. Dii'Ieurs- oo l'a dit maintes i.-s, 'jt *^:r« i* ;û^re appartient à l'originalité, et :>:'js n-.i:c* v'.^i^-i-zi expérimenté cet axiome, :nf st:c» ïncss:— "ïD«s dans an véritable accès :-± ^-.-to?!^ jirs^'U fillut quitter le surveillant des tLî:j:.:ÎK ^lîïCilt à n-js yeux an dernier repré-

Nl* ■-■iir» lr.-iîant nous rapprochait de Vladiz^j:zCi.^ « i^i 1*4 «jax limpides de la Kouma et jtn :»:.:—-ï2 i"i.-'ir-* qui couvrant ses bords, reiniunr-iJf^i T^:Liê iei p'^nes de sable, thé&trede 3rx :oiir-ies c.^iiiies. et nous annonçait uneconrvif o:c^'zl^ta apparence de tous les dons de la sa: ire.

L* î^iTSiz* q^e n-sas avions alors sous les yeux iin-' i .::i'e beauté originale d'autant plus frappante ;>:<^ ;»=«. q~je depuis longtemps nous n'étions plus Liï-Hit:» asx sracieuses perspectives d'une camf -kJ-:» îctri: nie.

El:: fi-Tf de doos, sur une pente inclinée, une i^f-ri*'^Tif é -.csnle. flanquée de deui tourelles et sur- E'.nîôe d'-D Wîïédère s'élevant au-dessus des artces- Ev-u* rappela tout à coup l'Europe qui repan:?;^^:) 2ir.<i à noâ regards, entre les déserts de la ^<' C.;>r;eii!ie et les montagnes du Caucase dont les pîVKirres cimes se dessinaient vaguement à l'hor^j-Q. Derrière nous, les campements kalmoukset

VLADIMIROFBA lU

troupeaux de cbameauK ressemblaient dans gnement aux eSets de mirage, si fréqueotsdans ïerl. Un peu à gauche, le village, situé pittolement au pied du château, descendait par grajusqu'au bord de la Kouma, laissant apercevoir jlies fabriques, ses maisons séparées les unes lulres par des plantations de mûriers, de noyers ) peupliers d'Italie, forêt déjà nuancée par les [eiKics éclatantes de l'automne.

Tout ce que l'opulence et la bonté du sol peuvent créer de plus enchanteur, s' offraità nos yeux, comme une magnifique compensation aux fatigues passées* Les chameliers et les Cosaques qui formaient notre escorte, ne purent s'empêcher de partager notre enthousiasme et restèrent, comme nous, immobiles devant celte brillante apparition.

Peu d'instants après, nous entrions dans la grande cour du château, qui fut bientôt remplie d'employés et de domestiques, fort intrigués de savoir d'où pouvait sortir une si étrange caravane. En effet il y avait de quoi s'étonner à notre vue.

La brischka, traînée par ses trois cbameaux, précédait une petite troupe composée de quatre ou cinq Cosaques, armés comme de vrais guerriers en campagne, et de plusieurs Kalmouks traînant après eux d'autres chameaux chargés de tout l'attirail d'une vie ambulante. Notre officier cosaque, le faucon sur le poing, le long fusil en bandoulière, se tenait à la portière, prêt à transmettre, avec toute

les LES STEPPES DE LA U la précision russe, nos ordres i le drogman avec sa noiich; prélassant sur le siège de d'un air de profond dédai s'agitaient autour de nous, mille questions auxquelles il i répondre.

Qu'on songe ensuite à l'as lége entier, hâlé par plusieurs en plein air, avec des vëtemen sîëre et le soleil; à la procès; chameaux, au mélange de o européens, et l'on comprendr; que devait exciter une visite aui due. Cependant tout se passa brof, le propriétaire de Vlac notre officier, vint nous recevf lier, et nous souhaita la bienvei toisie d'un seigneur châtelain, installer dans un délicieux ap] chaussée, dont les croisées do et beau jardin, et oii noui lard et nombre de livraisons d qui avaient pénétré jusque Kouma.

Aprôs avoir mis à notre e domestiques, son jardin, ses enfin toute sa propriété, no laissa maîtres de nous-mêmes ne rencontre pas toujours che

MO LES STEPPES DE lecture lui fait mal aui rien inventer. Trbtes m chesse ! Mais qu'un mali lo transporte subilemen soit force de tromper s mâtre d'un étang, de c faucon pour diner, deC( le vent, la poussière, 1< des cris de chameaux, kalmoukes ; el plus tar< la joie de son &me, p.

jouissances si méprisées bon manger, dormir, vivre ici.

Vladimirorka est unt que j'aie vues en Russiie large et intelligente dan gnifique établissement.

que M. Rebrof a jeté le:

colonie, sans se laisser les dangers qui s'offraie mes. Il a voulu utiliser i dont rien, jusqu'alors, lure, et maintenant pi lui, animent et égayeni continuel. La douceur faire de nombreuses pla parfaitement réussi, et c soie dont les produits p£ belles soies de la Proveu

AtTAQUE ClftCASSlENNË SOI

Une autre industrie à laquelle il a donné égaleent une grande extension, estcelledu vinde Chamgne, devenue pour lui un de ses béntJlîces les plus iportants. Il en expédie chaque année à Moscou . moins dix mille bouteilles, vendues k raison de latre roubles la bouteille. Homme d'intelligence au ntque d'action, il a su, à force de persévérance et volonté, répandre la vie, l'abondance, la joie, dans I lieu inculte qui n'avait servi jusqu'alors qu'aux Ites passagères des Kalniouks et des Turcomans. âucoup de paysans de la Grande- Russie , qu'il ait amenés avec lui, habitués à une vie presque ivage, ont été Irajisformés par ses soins en bons vriers, en cultivateurs laborieux, et, dans l'occam, en soldats dévoués à leur maître.

En 1835, une soixantaine de Circassiens, tentés r l'espoir d'un riche butin, descendirent de leiM jntagnes avec l'inlention de piller et de saccager adimirofka. Arrivant la nuit en véritables bandits,

pensaient surprendre la petite population du vil- ;e et accomplir leurs desseins sans trouver aucun stacle à combattre. Mais M. Rebrof, quoique lissant d'une profonde sécurité depuis nombre années, né s'était jamais fait illusion sur les danrs*de sa position, et s'attendait tAt ou tard à être :aqué. Dans celte conviction, il avait pris, dès le incipe, toutes les précautions possibles pour déler les projets qu'il prêtait à ses terribles voisins, lux bras de la Kouma, servant de fossés au village

au château, une petite redoute, deux caaons

H» LES STEPPES DE LA MEB CASP.

montés sur leurs affiits, dans l'endr'^'' '" couvert de l'Iiabitation, et déplus ud lilé d'armes entassées dans uue cbani chaussée avec toules les munitions u soutenir un siège, lui donnaient pn tudede résbter à toute attaque, quel qu'elle put être.

Chaque nuit, deux sentinelles veil matin, mesure de prudence qui seo qui sauva Vladimirofka d'une entii Les Gircassiens, ne soupçonnant null de prévoyance, et se fiant à l'obscu en face du village avec la certitude <j se doutait de leur approche. Mais i'al été donnée, et toute la population di arrachée subitement au sommeil, é prête au combat. Les ouvriers et l reçurent des armes, on leva les pont canons furent chargés à mitraille, transforma en forteresse : tout cela telle rapidité, que, lorsque les Circa sur tes bords de la rivière, ils trouvi du village admirablement organisé* empêcha pas néanmoins de traverse nageetà cheval; maisM. Rebrof, à tile troupe, commanda le feu avec qui força les assiégeants à porter ai laques. Trois ou quatre assauts fu infructueux: tous les points étaient et tous les hommes faisaient si brav

VLADIHIROFKA KO

'au point du jour les Circassiens se virent

s STEPF é qu'il e 3ur nous Br en dé les nom )utes cIk ;t notre B éconor compara pe, et il ces qae ainsi qi ciaux. ^ n écrits i ivaises I s, bieni intellige rdins se et de ] ,rès-grai lui de Si 'une sua oubliei is servat satisfac amour r aux n lisions a meilleur isme se ;e n'en i

:,adimirofKa Ï08

.... j, in concurrence avec tout ce que

la Champagne produit de meilleur I

Bientôt il fallut songer au départ, dire adieu à des amis que nous n'avions pas plus de chance de revoir, que tous ceux laissés déjà derrière nous. Hélas I une impérieuse destinée nous appelait vers les montagnes du Caucase, où nous ne devions faire également qu'une rapide apparition, comme ces oiseaux voyageurs qui rasent vallées et montagnes pour courir après l'inconnu.

Certes, mon courage n'était pas épuisé, pas plus que mon désir de voir, mais en songeant à la vie bohémienne que je venais à peine de quitter, el que j'alUis reprendre de nouveau avec ses fatigues et ses privations qui m'apparaissaient à travers mille craintes sérieuses, il m'était difficile d'envisager, avec la philosophie d'auparavant, toutes les chances de dangers contre lesquelles nous aurions à lutter dans le voisinage des Circassicns, héros de raille histoires épouvantables, s'il fallait en croire ce qu'on racontait d'eus t

3e me trouvais si bien dans ce beau séjour, où l'on voulait nous garder à toute force jusqu'au printemps prochain 1 II fallait presque de l'héroïsme pour résister. Toutefois cette disposition nouvelle d'esprit n'ébranla pas un moment ma résolution, lepuis longtemps notre itinéraire était tracé, il falait le suivre sans s'inquiéter de ce qui pouvait nous \dvenir. D'ailleurs, en voyage, il faut être un peu italiste et avoir confiance en sa destinée; autre-

ES STEPPES DE LA M i n'aurait rien de mieu

de son feu.

t à Vladimîrofka (\ae t corte. Dorénavant ta c i devait remplacer ces c nt tant effrayée dans le de la nuit. Une telle se ip plus qu'on ne pourr Imouks, si e (H pressés di été trop longtemps më ions, à nos habitudes, It pas un véritable vide

notre fidèle pourvoy<

penser, une très-gram t, plus d'une fois, par uesses, eu voyant pass . bandes d'outardes et , dans les steppes kal en âge, presque perdu< ine bonne fortune ines éduits à la monoloni voir encore l'ofiicier co assien, sa grande lance ventre à terre pour pr us l'étreinte du faucc i dressaient la tente, dt

allumaient le feu pour nt, en fumant leur tcb

toujours une journée ', ige contradiction du ce

et les probabilités, dans le cercle desquelles nous

ëlioiis renfermés.

Notre départ de Vladimirofliî possible. Si la saison eût été m nous serions sans doute oubli dans les délices de celte neuve nous restait le Caucase à visiter lembre approchait de sa fin.

hâter de profiter des jours de si de plus en plus rares, et bient pour le départ. Les gâteaux, le visions de toutes sortes, dont 01 de la brischka , étaient une < l'amitié de cette excellente fan blierai jamais. Notre intimité a^ grès, que nous ne pûmes nous cher dans l'avenir quelque chani C'était une illusion, sans doute, moins à rendre les adieux moii amers I

Les chevaux de M. Rebrof no qu'à Botïrgon-Madjar, propriét< néral Skaginsky, Elle est situ^ une trentainede verstes de Vladi comme cette dernière, de belles de vue admirables. Notre projet demeurer que le temps nécessa chevaux; mais l'intendant, qui depuis quelques jours, en avait et pour lui complaire, nous dùn

BOURGOI 1 compagn plaisance n'aurait pas éi eût mis danâ l'impossibil ment. Dès le moment oîi nous déclara, d'un air to n'aurions de chevaun qu clamations, notre dépil, tile; it fallut forcément s motif, quoique flatteur p tifier l'inconvenance. L; prendre sans le secoun encore à notre embarras meur. Toutela conversati que sur ces deux mots :

et nilza (c'est impossible) de sacrifier deux jours fc que le temps s'écoula d'i notre hdte s'acquittant d de maître de maison.

La première journée I bâtiments, les jardins, le ce qui ressort de l'admin dant. Un ordre parfait comme si l'œil du maiti sur cette belle propriété, ginsky ne la visite presc d'en toucher les revenu; vingt mille roubles. L'éi beaux cbevaux de selle i de faire une longue pron

iiO LES STEPPES DE LA MElt CASP vîmes encore des antilopes presque a dont la bcautë et la douceur ne ^aur crire. On en rencontre parfois des trou dans celle partie des steppes. Los bois qt IaKouma contiennent aussi deschevrei des sangliers. L'intendant voulait absol niser une grande chasse à noire intent cela ne demandait qu'un seul jour de toutes ses instances furent inutiles, et u çâmes un nilza si significatif, qu'il fui soumettre à ce qu'il appelait notre enté

Son désir de nous garder s'expliqu ment par la profonde solitude dans laq Polonais de naissance, il a connu une ; tion que celle d'intendant, et ses goûts Il est poète, musicien et bel esprit. Voil:

tés singulièrement incompatibles avec se Mais comme il est seul el qu'aucune v rieure ne vient contrôler ses instincts, il pt un Virgileen main, à tousiescharmesde pélre. Une guitare, des livres choisis, inspirations poétiques lui forment, au t prosaïques occupations, une existence t luelle, qui lui fait supporter plus pati fonctions subalternes.

Après avoir quitté Bourgon-Madjar, sâmes l'emplacement où se trouvait jad Madjar dont le passé est encore un pn les historiens, U n'en reste plus rien quelques briques qui puissent attester se

213 LES STEPPES DE lA MER CASP et leur équipement militaire annoncen montagnard et guerrier; aussi habile i troupeaux qu'à se servir de la carabin casion.

Alors, nos facultés avaient peine à émotions multipliées qu'éveillait en i d'une nature riche et vigoureuse étal la saison avancée, une magnifique végél teintes variées de ses forêts et de ses Les perspectives déroulaient de plus ei yeux leur océan de pics, d'escarpemeoti de sommets neigeux, dont nous pou presque tous les détails. C'était beau, c' tiquement beau, surtout à la pensée qi représentait le Caucase t., . le Caucase évoque dans l'esprit tant de grandes p de souvenirs historiques; auquel se ra traditions les plus reculées, les croyan fabuleuses; le Caucase... d'ob les hi) descendre, dans les premiers âges du familles primitives, souches de tant nations! A lui tout ce qu'il y a de \a% tique dans les époques que nous ne p qu'à travers le voile mystérieux de 1' surtout de l'imagination.

Mais quel malheur, au milieu de cet ei de l'esprit, de cette extase de la pensée, à s'occuper des soins vulgaires du voya trouver à chaque pas de nouveaux suje riétél Parvenus à dix verstes au plus (

■été

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Qu'ils àimeDlmiei le so:

heu rvoyi érab Féren 'iter, e. L' te h:

ber.

Il m jedi taài ief, I er. C

I.KS STOPPES DE L, luvaientà pe 'une fqis à i er notre chai ivaieiit une iment i^puiséf rrivcr à Géoi ce de coups, iëre colline i itteignimcs, î lu bout duqi domine la r(

k'ait avertis i ef, et cela ne mbre de cava

de la ville.

je n'iitais ps u'un de ces ;

Le mauvai a laquelle c( tus, et la vui leur bourka iidre quelqui int nous arr

l'ont pas vo lupté que l'o atigues ot n i, le soir, da livan, assistai

Sia LES STEPPES DE LA MER CA de côté et d'autre, mirent Un à la i porte s'ouvrit violemment, et nous vl individu, le nei enfoncé dans son m cer la tête d'un air furieux, faire dans la chambre, puis s'arréler subi de mauvaise grâce et s'enfuir lestemei essayer de profiter de sa victoire.

étoniid d'une aussi brusque retraite, refermer la porte qu'il avait si braver après quoi il nous raconta que cet vouloir écouter la moindre explicati nacé, si on le poussait à bout, de r dans la rue pour prendre notre place surprit pas le moins du monde, c c'est chose habituelle qu'un colonel l'égard de ses inférieurs; et celui-ci, nous fussions étrangers, s'était mon manières cavalières en usage dans »

il avait été quelque peu déconcerté en en nous autre chose que àes pomelcl aussi ses prétentions avaient-elles a noùment comique que j'ai rapport!

amusâmes infiniment de sa déconfitu grâce à sa rodomontade, chercher, gtle ailleurs. 11 remonta donc sur son s'éloigna fort en colère, maudissant :

fond du cœur cette sotte aventure.

Une demi-heure ne s'était pas écou départ, qu'une autre voiture déposa un second ofEicier qui, beaucoup plus

UNE AVENTURE \ GÉO rétentions, se contenta d'une séparée seulement de noire cbaœl:

cloison. Â peine son installation a fut interrompu de nouveau par d de fouet plus que suffisants pour m s tous les éls lison pour que i ne daignâmei ivel incident; i pés d'éclats de itèrent vivenien plement, et de tenait de se pj Oexions railleu de voyager et i itades, comme litre immédiate le de l'aventure .a qu'ayant val it frappé à toi parti à prendn ion, au risque instruit alors >n installation iullicitcr de lui Notez que touti français pour 'était vraiment t si conSdeiitie er la voix poui

lia LES STEPPES DE LA Mb sins à revenir à leur langue n toute la nuit ils ne firent que fu se conter des Iiistoires,

Le lendemain, ayant appris p que nous étions Français, ils le demander, en leur nom, la j s'excuser du dérangement qu'il!

la veille. Il nous fut facile de re hommes habitués à la bonne i beaucoup ensemble de notre aux confins de l'Europe et des santés qui l'avaient précédée.

Nous quittâmes en même tem après un déjeuner pris en comn aimables étourdis monta dans si pour prendre la route de la Per:

diriger vers le nord. Quant à no de passer quelques jours 5 Géoi un peu sécher la route, nous ace tion que nous lit le commanda»

resse, d'aller loger chez lui. La profonde dans la cour de la st:

nous fallut, pour atteindre la c disposition, passer suf un pontd exprès pour nous. Les palefreni< gés d'aller à cheval d'un point d' ainsi que tous ceux qui avaient ( son. En traversant la rue, nous .

heureux paysan em bourbe jusqu' des efforts désespérés pour tirei

CHEF CIRCAS:

)pela nne ebai^ : Marigni, sur h cadre , il avait :11e qu'on en v< encombrée de c ; à moitié renvc an, un homme, cloaque, sembi

d'inrortune doi dre leur situatii I corps immobi

(tans sa pose e ois écrits au bas

s le général qu oisie l'hospitalit l's, ayant le méi ncer francheme la bataille d'Eyl sn Lorraine, et milieu de nous

renseignements t l'obligeance ji nombre de Kaba Qrgief, Parmi lef arquâmes un d( m peu faroucht uriosité. Le g( : désir, en noui

mt LES STEPPES DE LA MËR CAS tout ce qu'il savait sur l'histoire de ce Je le laisserai parler lui-même, pou moins possible le caractère de son réc « Il y a deux ans à peu près, j'avai de faire une tournée parmi les tribu Caucase, et ma mission touchait pre lorsque, en arrivant un soir en vue d' sur une montagne dont vous pouvez a le sommet, je remarquai qu'une gri régnait dans tout le village. Suivi d'ui de Cosaques, j'avais peu de motifs même en cas de révolte. Cependant inutile de prendre quelques précauli vins, avec le chef du détachement, d tenir si nous étions attaqués. L'espi ce côté, je précédai de quelques centî petite troupe, et jouant le rôle d'éclai prochai à pas de loup d'un endroit rassemblée toute la population. G:

l'obscurité qu'à la bourka qui m'en sonne ne prit garde à moi, et je pus faire mes observations.

y Lorsque mes regards furent un ] avec les lieux, je m'aperçus que le ^ entourait les débris d'une maison [ été tout récemmeiit la proie des flan noire et les étincelles qui en sortaient sur ces ruines quelque chose de mei gubre, en harmonie avecl'état du c naces. Sans rien savoir de ce qui ven

RE D'i li pasi (de vit le Ion) )lente< fauss les Ri pouvc euven )n eus mes a terre, rdien ilié et oyant lais a oîsins,

à COI

mon I ; accél ^rent •■ inifesfa s les sembi me 01 :es p(

econni lire ca ;dispo

•7~=»wnii

curiosité avait été si vivement excitée. Je retrouvai le montagnard, toujours étendu sur le sol, ressemblant à un cadavre, sous la bourka noire qui le recouvrait. Quelques femmes se tenaient accroupies autour de lui. L'une d'elles, fort jeune et moins affectée que les autres, satisfît enfin mon impatience, et son récit me fut bientôt confirmé par la population entière du village.

» L'individu, gisant devant sa maison incendiée, était le chef de Taoule, et appartenait à une famille princière, qui vivait dans Tindépendance au milieu de ses montagnes. A l'âge de vingt ans, cet homme avait eu le malheur de devenir le rival de son frère aîné, et pour posséder la femme,de son choix, n'avait trouvé qu'un moyen, celui de l'enlever et de venir se mettre souâ la protection de la Russie. Cet acte, le plus infâme dont un-montagnard puisse se rendre coupable, lorsqu'il le fait librement, resta longtemps impuni au milieu des guerres engagées entre la Russie et les tribus du Caucase. Piendant plus de quinze ans, le transfuge vécut tranquille sans qu'aucun indice pût lui faire supposer que son frère s'occupât encore de lui. Sa femme était morte au bout de quelques années, le laissant père d'une fille qui devint si belle en grandissant, que toute la tribu lui donna le nom de Rose de la montagne.

» Maintenant, expliquons la cause de la catastrophe en question. La veille du jour où j'arrivai dans l'aoule, quatre montagnards hbres s'y étaient présentés en amis, pour annoncer au chef que son

:F CIRG

stoumei Ire âuci sous so 1er à les son obsl rappèrei )ai'ant d uelelroi ermît d art des h je survi Ltteindre

l'est-ce frère él; ;. Bien q porter d es lui fu ■it les yi r. Notre si dram it l'être mtagnai s, toute ; père f a soif d sa tille.

s de so a de pé tagnes

tn LES STEPPES DE siens; tentatives qui n'ei

des combats acharnés et ae crueiies reiiresauie: quatrième attaque était encore projetée a deux mois à peine, nous apprîmes p que la belle Base de la montagne avait à Trébizonde, pour aller de là faire 1' quelque harem de Constantinople.

» Depuis ce temps^ l'humeur sa uva^ dien s'est sensiblement adoucie; l'idée n'est plus dans ces montagnes détestéei un baume pour se» blessures morales.

se rapprocher des officiers de la garnis son histoire avait inspiré un vif intérêt.

j'ai sollicité pour lui un grade dans la Majesté l'empereur Nicolas, et j'espère il s'éloignera de ces lieux qui lui retrai ribles souvenirs, b

Ce récit, fait en excellent français, je circa^sien un nouveau prestige. Sa bel courage, ses malheurs, tous les évént vie si remplis de poésie et de passior devant nous comme un véritable héros

iRT DE GE0RGI1

HAPITRE XII

Vallée da la Pod-Kov !. — Vd charmanl do itigorsk et Kislovodsl Il snr la vie des einx

, ancienne capital que nous dîmes je la Kouma, à I omades, pourpre B dont la beauté es devaient anipU onolonie à laquel I longtemps liabili pienne.

leGéorgief, un tei iplacé le soleil éc [idant quelques j es nuages pesants erçaient sur nou nous opposions e ous rapprochait < ngteraps de notri it à peine si les I ques mamelons is ;rande chaîne de!

dait au fond d'u

Slô LES STfiPP£S DE LA MER CASPIENNE

meux. Une immense plaine, noyée dans les vapeurs, s'étendait devant nous, n'offrant à nos yeux que de grandes flaques d'eau et des effets d'optique qui déroutaient tous nos calculs.

DeGéorgiefà Piatigorsk, principal établissement des eaux, la route parcourt, pendant plus de trois heures, cette plaine désolée où le regard ne trouve à se reposer que sur quelques cimes de forme conique, surgissant çà et là du sol, et interrompant à peine la triste uniformité des alentours. L'épaisseur de l'atmosphère était tellement intense que, par moment, nous pouvions à peine distinguer la tête des chevaux y ce qui, joint au froid glacial dont nous étions pénétrés, rendait notre situation peu séduisante. Aussi l'ennui nous gagnait-il insensible* ment, et plus que l'ennui, une apathie pleine de malaise qui nous avait été jusqu'alors étrangère. Ce ciel sombre, sans aucune éclaircie pour en adoucir la sévérité, cette plaine immense, que rendait encore plus triste une absence totale de vie, et pardessus tout peut-être, Tidée que d*un instant à l'autre nous pouvions rencontrer les terribles Circassiens, étaient plus que suffisants pour nous démoraliser complètement.

Les deux Cosaques que le général commandant de Géorgief nous avait donnés pour escorte, tout préoccupés qu'ils étaient eux-mêmes des dangers de la route , me semblaient peu propres à calmer nos craintes; mais ce fut surtout lorsque la route quitta définitivement la plaine pour côtoyer le flanc

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