‹ Les Stomatites dues à la StreptomycothérapieChapitre 14 sur 31 · SEE À PI · texte numérisé non relu

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Phenergan, pendant trois jours, et alors on voit ces accidents disparaître.

Le 4 janvier 1949, cette malade est transéatée dans le service du Professeur DAMADE pour y subir un traitement par l'acide paraamino-salicylique.

Malgré les accidents antérieurs, le traitement par la streptomycine est repris le 16 janvier. On décide d’en administrer à la malade 2 gr. par jour, en deux injections. Deux heures après la première injection, la malade a ressenti quelques picotements dans la bouche. Le 17 janvier, la muqueuse buccale est érythémateuse et légèrement œdématiée dans sa totalité. Cette stomatite érythémateuse évolue rapidement pour devenir, en définitive, laiteuse et érosive. Ces érosions présentent la même topographie que celles déjà observées le 18 septembre 1948 :

— Régions jugales droite et gauche : présentent une ulcération horizontale, s'étendant de la région rétro-commissurale à la région molaire postérieure, et faisant face à l’interligne dentaire ;

— La langue : est nettement divisée en trois bandes distinctes comme la première fois. Deux bandes latérales sont blanchâtres et parsemées d'érosions ; la bande centrale, elle, est indemne de toute atteinte. |

Devant l'importance de ces lésions douloureuses et gênant l’alimentation, le traitement est interrompu au bout de sept jours, alors que la malade avait reçu 14 gr. de streptomycine. À Ja suite de l'arrêt du traitement, les lésions ont régressé graduellement.

Deux mois après, un examen endo-buccal montre une muqueuse présentant un léger aspect cicatriciel. Mais la langue présente encore trois bandes caractéristiques. Les deux bandes externes sont atrophiées et dépapillées, alors que la bande centrale est normale, quoique

un peu saburrale.

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