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Chapitre I. - Compréhension du Centre streptocoque

Avant d'entrer dans le détail des descriptions, nous tenons à. circonvenir le genre Streptococcus dont nous allons étudier les espèces anaérobies.

Le genre Streptococcus (Billroth 1874) est fondé sur les caractères de divisions ; c'est donc un genre botanique, légitime, dont la définition est physio-morphologique : cocci, se divisant suivant une seule direction, perpendiculaire à l’axe d’allongement, et restant unis entre eux après la division cellulaire, formant ainsi des chaînes. C’est restreindre considérablement le genre streptocoque que de fixer dans sa définition comme le font encore beaucoup d'auteurs, des propriétés physiologiques telles que,

culture en mie de pain, hémolyse, etc., qui ne sont que les propriétés spécifiques de quelques streptocoques. Ces tendances sont les restes de la vieille querelle de l’unicité, aujourd'hui sans signification. Streptococcus n'est pas une espèce, mais un genre aux multiples espèces. Nous décrivons ci-après des streptocoques typiques qui n'ont ni l’aspect en mie de pain, ni la propriété de sécréter des hémolysines, ni celle de coaguler le lait.

Ceci posé, il est évidemment uti'e d'étudier les caractères génériques de Streptococcus, au premier rang desquels nous placons l’anaérobiose, stricte ou facultative ; Streptococcus n'utilise pas l’oxygène libre pour vivre, mais l'oxygène en combinaison : certaines de ses espèces, les facultatives, peuvent pousser en présence d'oxygène, inais souvent moins bien qu'à l’abri d'oxygène : il y en a d’autres, et ce sont les espèces Gul nous intéressent, pour qui, 4n vitro, l'oxygène libre à une action rapidement hactéricide. Il n’y a pas de limites nettes entre ces deux groupes ; il y a toute une série de {vpes intermédiaires, comme en témoignent les vocables usités par les auteurs (streptocoques à tension partielle des auteurs américains ; gamme des auteurs allemands : microaérophile, oligoaérophile, microaérophobe, aérophobe, etc.), et ce n’est qu'arlificiellement que nous fixons les limites de notre travail aux espèces strictement anaérobies, et aux espèces qui ont présenté une phase d’anaérobiose stricte et ont ensuite évolué vers le facultatisme.

Si nous nous scmmes permis d’insister sur des notions qui pourront paraître si classiques, c'est que Îles streptocoques, par leurs particularités, ont donné lieu à des in-

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certitudes qu'il importe d'éviter par des définilions rigoureuses. | , Après celte première opposition entre les espèces facultatives et les espèces strictes, du fait mênmie de la réaction vis-à-vis de l'oxygène, une autre-est également importante. C’est la réaction de ces groupes vis-à-vis des organismes supérieurs. Alors que les facultatifs comportent un grand nombre d'espèces très pathogènes par elles-mêmes (érysipèle, scarlatine, fièvre puerpérale, gourme, etc.), pouvoir pathogène facile à mettre en évidence par l'expérience, les obligatoires se présentent souvent comme des saprophytes des cavités, et ce n’est que dans certaines conditions’ qu'ils peuvent acquérir un pouvoir pathogène d’association ou d’opportunisme difficile à mettre en évidence par l'expérience.

Nous décrirons d’abord les trois espèces gazogènes et fétides :

Micrococcus fœtidus ; Streptococcus anaërobius ;

: Streptococcus putridus.

Ensuite les espèces non fétides, ni gazogènes :

Streptococcus micros ;

Streptococcus intermedius (n. Sp.).

Enfin les streptocoques anaérobies de prédilection :

Streptococcus evolutus.

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