Chapitre II. - Groupes des Streptocoques fétides à et gazogènres
Nous rangeons dans ce groupe les espèces dégageant à la fois des gaz et des odeurs fétides, c’est-à-dire : Micrococcus fœtidus ; Streptococcus anaërobius ; Streptococcus putridus.
MICROCOCCUS FŒTIDUS (Veillon, 1893)
La première description (67) est Succinete, mais suffit à bien poser la bactérie dans sa morphologie. Elle a été revue et amplifiée par Rist, Hallé, Guillemot, qui ont. trouvé des variétés différant un peu des souches initiales. Une assez bonne description en a été donnée par Walthard (70 bis) sauf à en supprimer les souches qui donnent des chaînes longues (100 éléments) et qui sont certainement des souches de Streptococcus anaërobius ou putridus.
Nous en avons trouvé deux souches : Bah. dans un cas de gangrène pulmonaire (obs. XIX) et G. dans les lochies fétides d'une fièvre puerpérale grave (obs. XXII). Nous
aVons pu ainsi compléter les éludes précédentes, et nos recherches se sont portées surtout :
1° Sur la morphologie microscopique et macroscopique; 2° Sur les caractères culturaux, en particulier dans les milieux bioprotéiques et les glucides ; 3° Sur le pouvoir pathogène du microbe, seul et associé; 4° Sur les tests sérologiques (sérum antimicrobien).
Habitat. - A l'étal saprophytique, on trouve M. F. dans les cavités muqueuses (tractus digestif el respiratoire, canal génital, etc.) A l’état parasitaire, dans les suppurations fétides, les gangrènes, les phlegmons. :
A. — MORPHOLOGIE
Coccus assez gros, rond. où ovoide : les éléments provenant de la division cellulaire restent unis entre eux par groupes de 2 ou 4 (sérosilés) ou en chaînettes de 4 à 8, éléments disposés par paire. Les chaînettes sont souvent recroquevillées sur elles-mêmes et se présentent en amas. Elles sont souvent doubles, en zig-zag, en chaines de tétrades. (PI. I et II.) |
Forme et dimensions. — C’est dans le bouillon exactement neutre, de pH 7, qu'il faut étudier les chaïnetltes. En dépit de l'affirmation de Jungano et Distaso (30) qui classent M. F. dans le genre Diplococcus, nous croyons, avec Veillon et ses élèves, avec Walthard, que c'est un streptocoque. Mais une particularité de sa division cellu-
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