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PI. I. Les directions accessoires chez M. Fœtidus
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laire fait que l’aspect streptococcique se dérobe parfois à un examen superficiel, el peut en imposer pour des amas informes où la seul figure de division rapidement reconpaissable est l’aspect en diplocoque, dû à des paires disséminées çà et là dans les préparations. C’est d’ailleurs à cette particularité que nous attribuons le fait que Veillon l’a classé dans le groupe résiduel des microvoques, groupe sans valeur botanique, afin de ne pas préjuger du genre réel.
Cetie particularité n’est d’ailleurs pas spéciale à M. F.; c'est une tendance commune à plusieurs espèces du genre Streploccocus, comme l'ont signalé les auteurs (entre autres Lehmann et Neumann), mais ellé est ici plus accentuée. Elle consiste en ce que les cocci peuvent, accessoirement, se diviser suivant une autre direction que la direction principale, et cette direction accessoire est tantôt oblique, tantôt perpendiculaire à la direction principale. H en résulte un polymorphisme de division, qui a dérouté les auteurs, at qui, pour nous, va justement consliluer un des meilleurs caractères morphologiques de l'espèce.
Nous ajouterons à cela que M. F. ne donne jamais de longues chaînes.
Dans les sérosités. — 11 se présente surtout en diplocoques et en courtes chaînettes. La forme ovoïde a etê notée par les auteurs ; elle peut s'exagérer et donner l’aspect,« de bacilles très courts avec extrémité renflée, souvent réunis deux par deux par leur petite extrémité ». ‘Veillon.)
Dans les milieux : Ii suit la loi de H. Vincent. Dang
PI. II. Micrococcus Fœtidus (Veillon)
les miliéux un peu alcalins, les chainettes sont très ‘courtes. Dans les milieux neutres, un peu plus longues. Un : frottis (PI. 1) d’une culture jeune (16 h.) montre surtout ces chaïînettes de 4 à 8 éléments, absolument typiques, A ; et, plus rarement, des chaïnettes en Zig-zag, B ; (une direction accessoire oblique), l'aspect en tétrade et en double chaîne C et C’ (une direction accessoire parallèle à
. l'axe d’allongement), enfin les aspects D. E. F. (combi-
naisons des figures élémentaires). Mais la forme typique est la chaïnette, courte. il est vrai, mais toujours facilement reconnue. À Mensuration : La souche G donne comme moyenne 1 y; ‘dimension trouvée par Guillemot, Hallé, Rist sur les va- : riétés nettement plus grosses que le streptocoque pyogène). La souche Bah 0 vw, 8 (celle donnée par Walthard).
Nous dirons donc : diamètre moyen 0 y, 8 à 1 p.
Coloration : Il se colore très bien par toutes les couleurs d’aniline, et, comme tous les streptocoques, reste fortement coloré par la méthode de Gram.
Aucune coloration ne révèle de capsule, de spore, ni de cil. (Il est immobile, mais animé de mouvements browniens extrêmement vifs.)
B. — PHYSIOLOGIE
Mode : C’est une anaérobie très strict, ne poussant qu’en profondeur et dans les milieux bouillis et soigneusement désaérés. q
Température optima : 37°. À 26° faible développement. En dessous de 22°, pas de développement.
RP. er
Thermorésistance.'— Nos souches ont été tuées par un chauffage d’une heure à 60°. .
Longévité : 15 jours à trois semaines dans les milieux ordinaires à la température du laboratoire. Dans les milieux au sérum, par la méthode de Truche, nous avons réussi à les conserver trois mois. fs |
pH optima : de 7 à 8. Il ne pousse qu’à peine dans les milieux acides.
CARACTÈRES CULTURAUX
En première génération, nos souches ont poussé très ientement, en quatre à cinq jours. En deuxième généralion, deux à trois jours. Par la suite elles poussèrent en un à deux jcurs. | |
Le caractère des cultures est la mauvaise odeur, — odeur de sang putréfié, de dent cariée, -— qui se manifeste surtout dans les milieux riches, accompagnée d’un dégagement gazeux plus ou moins abondant.
1° Milieux peptiques Bouillon Martin: culture pauvre, lente, en fines paillettes le long des parois du tube, tombant rapidement
au fond. Le milieu reste clair ; peu ou pas de gaz. L’odeur fétide est à peine décelable.
Bouillon Martin glucosé : culture rapide, abondante,
en grümeaux, le long des vnarois, en fines paillettes au sein du milieu sans le troubler. Le dépôt est complet en 18 h. ou 36 h. Dégagement de gaz en général abondant, fétide, inflammable, explosant dans le tube, contenant parfois des traces d'hydrogène sulfuré.
Eau peptonée à 20 9/00 -- neutre : culture en fines paillettes. Dégagement gazeux faible, odeur fétide très faible. |
Gélose {de Veillon : Les colonies poussent assez lentement. En 36, 48 heures on voit de fines colonies punctiformes qui n’atteignent leur développement complet qu’en trois ou quatre jours. Elles mesurent alors 1/4 ou 1/2 */*, rarement 1 */* ; poussant en-dessous d’une zone stérile de hauteur variable (Bah, 1cm ; G, 2 cm 1/2). On trouve dans les auteurs : petites, rondes. A l'objectif faible, nous nous sommes rendus compte que c'étaient des colonies très régulières, du type lenticulaire épais ; elles sont opaques, trapues, limitées par des surfaces et des courbes très régulières, et sont presque toutes composéés : processus apicaux, cœurs, trèfles, tricornes, tétraèdre et « lampe-à-arc ». | |
La gélose est le plus souvent le siège d’un dégagement gazeux plus ou moins abondant, tantôt constitué par de nombreuses petites bulles (souche G), tantôt par d’énormes bulles brisant la gélose aussi bien que B. perfringens (souche Bah).
Bouillon W.-G. : culture très abondante, très rapide. C’est dans ce milieu que les caractères gazeux et fétides sont les plus prononcés.
Gélose inclinée : Même avec un vide parfait, on n’obtient que de rares et toutes petites colonies en gouttes de rosée.
2° Milieux protéiques
Bouillon Martin additionné soit d’un cube de blanc
d'œuf coagulé, soit d’un cube de viande, soit d'un cube
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de foie : la croissance se produit comme en bouillon simple ; les protéines ne sont pas attaquées.
Bouillon avec fibrine chauffée : la fibrine chauffée n est pas attaquée.
Lait : culture avec dégagement gazeux. Le lait n'est pas acidifié, ni coagulé.
Gélatine ; culture en légers flocons ; la gélatine n'est pas liquéfée. |
Sérum coagulé incliné : pousse assez mal, en minus-
cules et rares colonies bleutées, en gouttes de rosée le milieu n’est pas attaqué.
Milieux bioprotéiques
Bouillon avec fibrine fraîche : culture abondante, S'azeuse, avec traces d’H°S. Le fragment de fibrine est désagrégé, et partiellement digéré. | - Milieux aux organes frais : (voir technique) culture très rapide, même en présence de l’air. Le dégagement gazeux. est très abondant, et renferme H?S. Il y a un. début de désagrégation des organes, qui noircissent.
Bouillon au sang : culture abondante, : dégagement
gazeux abondant : odeur fétide caractéristique de sang putréfé.
Bouillon sérum : culture riche, en ‘pellicules : gaz, odeur.
8° Milieu différentiels En bouillon bile à 1 0/0 on a une très maigre culture.
En bouillon acétique à 20/00 pas de développement.
En bouillon glucosé au rouge neutre : il se produit en 24-48 heures le virage au jaune serin avec fluorescenée.
Glucides : Ils favorisent la croissance et augmentent : le dégagement gazeux, qui n'y est pas fétide, mais inflammable, FA
Hexoses : Le glucose, le lévulose et le galactose sont fortement acidifiés.
Hexobioses : le saccharose est acidifié ; le lactose et le maltose restent alcalins’
Pentose : l’arabinose reste alcalin.
Alcools : glycérine, mannite et dulcite restent alcalins.
PolySaccharides : l'inuline est acidifiée par la souche G et reste alcaline avec Bah.
L'amidon reste alcalin..
POUVOIR PATHOGÈNE
Veillon avait, avec ses premières souches, provoqué chez le cobaye et la souris des abcès sous-cutanés, chauds, non fétides où on retrouvait le microcoque.
Guillemot, Hallé et Rist avaient pu reproduire avec certaines souches pathogènes, non seulement des abcès à pus. crémeux, caséeux, mais des gangrènes s'étendant à tous les téguments, et amenant la mort en quelques jours.
Nous n'avons pas trouvé de souches très pathogènes par elles-mêmes au point de tuer l'animal. La souche Bah injectée même à forte dose sous la peau, dans le,
muscle ou dans le péritoine, n’a provoqué aucune lésion. La bactérie fut immédiatement phagocytée. Le lapin en particulier supporte des injections intra-veineuses énormes de bactéries vivantes, sans réagir autrement que par une fièvre de quelques heures, et une faible production d'anticorps.
Par contre, la souche G s’est montrée un peu pathogène et surtout facteur d'infections secondaires légèrement fétides et gazeuses.