après passage par la colonie unique
Cobaye B. 96 : 5 cc. sous-cutané = rien.
Cobaye B. 97 : 5 cc. intramusculaire = rien.
Aïnsi en quatre jours la souche est devenue inoffensive.
2° Associée : 22-9. Cobaye B. 27. 3 ec. culture YE + 1/10 cc: B. histol. intramusculaire : en 24 heures, crépitation gazeuse ; phlegmon. En 48 heures, mort. Lésion fermée : à l’ouverture odeur fétide légère. Dans les frottis : B. histol. et le streptocoque.
Souris blanche : 1cc. du même mélange : gangrène gazeuse.
Du streptocoque de passage on fait de nouvelles inoculations :
Cobaye B. 24 - 5 cc. sous-cutané = abcès crépitant, guéri spontanément. j
Puis la souche perd complètement sa virulence.
Si on la repasse par les milieux bioprotéiques, elle récupère une partie de son pouvoir pathogène.
Cobaye B9,4 : 5 cc. intramusculaire = phlegmon crépitant, guéri spontanément.
Cobaye B. 99 : 3 cc. sous-cutané = gros œdème thoracoabdominal qui disparaît en 4 jours. ;
B) Souche Mo : Elle a été la seule souche fétide possédant un pouvoir infectieux primaire marqué aussitôt après l'isolement :
Cobaye B. 84 : 5 cc. sous-cutané = mort en 24 heures. Autopsie : gros œdème rouge gélatineux. Sérosité intrapérito néale un peu hémorragique. Frottis : streptocoque Mo pur ; mais pas de gaz ni de fédilité. (Le streptocoque de passage est devenu inoffensif.)
Cobaye B. 1 : 5 cc. de la toxine correspondant à la culture inoculée à B. 84 = mort en 48 heures. Gros œdème gélatineux,
sans streptocoque.
En association : Cobaye B. 82 : 2 cc. du mélange Mo + B.
histolyticus. Mort en 2 jours : lésions fermées. Autopsie. Lé-
sions typiques d’histolyse, avec sérosité rouge très abondan-
te. Bulles de gaz dans le périmysium ; fétidité légère. Frottis :
rares bacilles histol., et nombreux streptocoques. (Streptocoque de passage : inoffensif.)
Après passage dans les milieux bioprotéiques, la souche Mo récupère son pouvoir pathogène :
Cobaye B. 43. 5 cc. culture Mo sur organes de cobaye = gros phlegmon crépitant ; guérison en 4 jours.
Ainsi les lésions expérimentales qu'on obtient avec Str. anaërobius sont des œdèmes hémorragiques quand le processus est rapide, des phlegrnons crépitants légèrement félides quand le processus est lent.
Toxine. Hémolyse. -— Aucune de nos souches ne sécrélait. d’hémolvsine. La souche YE ne sécrétait pas de toxine.
Par contre, la souche Mo dans les premiers jours de son isolement, alors qu'elle était pathogène par elle-mèême, à tué le cobave B. TL avec 5 ce dù liquide de centrifugalion d’une cullure de 24 heures, en donnant le même œdème gélatineux rosé constaté sur B. 84.
Test d'agglutination : Le lapin B. 13 a été préparé avec la souche YÉ, e
Son sérum agglutinait la souche homologue au 1/25000e et la souche Mo au 1/5000°. TE
Il n’agglutinait pas les souches G. et Bah. de M. F. Par contre il agglutinait faiblement les trois souches de Str. Putridus trouvées : Ble au 1/200, Ver au 1/100 et Vi au
eur
1/209, ce qui prouve la parenté antigénique de ces deux espèces.
POSITION DANS LA SYSTÉMATIQUE : Si on veul ne retenir comme souches de Str. unaërobtus que celles qui poussent sans troubler le milieu, en donnant des gaz fétides dans {ous les milieux, en particulier en eau peplonée, l'espèce de Krônig-Natvig est bien une espèce autonome, el non un groupe ; elle se distingue alors de M. Fæœtidus par sa morphologie de streptocoque typique, et de Str. putridus en ce que celui-ci trouble les milieux sans Y donner de gaz. Néanmoins ces deux dernières espèces sont très parentes comme le prouvent les coagglutina- Lions.
Nous insistons sur le fait que les gaz provenant des milieux ordinaires ne contiennent pas d'H°S. Ils sont produits par le métabolisme des peptones (puisqu ils existent dans l’eau peptonée). L’H?S n'apparaît que dans les milieux riches ou frais, fait à rapprocher de ceux qui ont été mis en lumière par Ayers et Johnston (1) pour les streptocoques facultatifs, qui ne produisent d'H?S que dans certains milieux riches en composés sulfurés ef en substance. déclänchant la fermentation sulfhydrique.