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Sir. anaérobies dans le sang, donc bien avant les auteurs allemands qui en revendiquent la priorité. L'auteur conclut que les agents des infections puerpérales sont les mêmes que ceux des autres infections putrides : otites, . gangrène puimonaire, abcès appendiculaires, et que parmi les espèces les plus fréquentes, il faut compter M. F. et les autres streptocoques anaérobies.
Il est intéressant de signaler en passant ie premier travail d'ensemble sur le genre streptocoque qui fasse allusion aux espèces anaérobies de ce genre. C'est la monographie des streptocoques de Le Gros (40). L'auteur rappelle que le genre Streptococcus, découvert par Pasteur, a été désigné sous ce nom par Billroth en 1874 (et non par Rosenbach comme il est dit dans beaucoup d'auteurs), et qu'il fut d’abord considéré comme une bactérie aérobie : il rappelle que Lemaistre en démontra l'anaérobiose. Enfin‘ l’auteur cite et décrit Str. micros (Lewkowicz), conclut à la pluralité des espèces facultatives de streptocoques, à l'impossibilité de les classer, mais à la possibilité de les grouper, en les rapprochant ; mais, pour lui, les streptocoques anatrobies ne peuvent pas encore entrer en ligne de compte : « … laissant de côté les sir. anaéro-
bies, dont l’étude est presque complètement à faire, malgré les mémoires importants de Menge et de Lewko- W1CZ.:. »
Ainsi les str.:anaérobies n'ont pas encore, malgré les travaux initiaux si mériloires qu'ils suscitèrent, droit de cité dans les études d'ensemble, les uns étant méconnus, les autres mésestimés.
À partir de cette époque nous ne verrons plus en France que des notes on des travaux signalant la présence des
Sir. anaérobies dans des cas nouveaux, ou essayant de préciser leur rôle.
En 1902, dans une note sur la bactériologie de 7 cas de salpingite suppurée, Rist (54) signale 3 cas dus à des anaérobies, dont 1 str. anaérobie semblant identique à celui de Krôünig el Menge. La même année, paraissent une série de notes de Gilbert et ses élèves signalant la présence de str. anaérobies dans les voies biliaires. Gilbert et Lippmann-(15) étudiant le microbisme normal des voies biliaires extra-hépatiques, y trouve des anaérobies stricts, parmi lesquels une fois un str. anaérobie.
Etudiant la bactériologie des cholécystiles, les mêmes auteurs (16) trouvent trois fois des str. anaérobies dont l’un est M. F.
Plus tard les mêmes auteurs (17) terminant cette étude, retrouvent un cas de cholécystite à str. anaérobie, ce qui porte dans leur statistique, la fréquence de cette bactérie à 25 %, des cas de cholécvstite.
Lippmann et Foisy (42) dans une ostéomyélite aiguë du fémur à porte d'entrée pulmonaire, trouve à côté de bacilles anaérobies : Streptococcus Anaërobius (Krônig).
Gouraud (20) signale la présence de str. anaérobies dans
. une infection puerpérale et une gangrène pulmonaire.
Dans deux importants mémoires, Guillemot, Jean Hallé et E. Rist (23: apportent de nouveaux documents sur Ia question. Le premier mémoire, historique et technique, met en relief. dans les pleurésies putrides, l'importance des anaérobies, et parmi eux M. F. qu'ils trouvent cinq fois sur 13 cas, et dont ils donnent une nouvelle descrip-
tion.
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Dans le deuxième mémoire, les auteurs relatent leurs essais de reproduction expérimentale des pleurésies putrides, à l’aide du pus. Dans les exsudats des pleurésies putrides expérimentales de l'animal, on retrouve les anaérobies, en particulier M. F. Parmi les conclusions nombreuses et importantes auxquels leurs travaux ont conduit ces auteurs, il en est que nous devons relenir, Car elles s'appliquent spécialement à M. F. :
« Les germes strictement änaérobies ne conslituent pas une flore spéciale aux pleurésies putrides, Ce sont ceux de toutes les suppuralions à caractère putride et gangréneux, avant pour origine soit le tractus digestif et ses annexes, soit l'appareil respiratoire, soit les organes génito-urinaires
» Plusieurs de ces germes se retrouvent à l’état saprophyte sur les muqueuses des cavités naturelles. »
Mais on ne peut trouver aucune nouvelle précision sur le rôle exact de M. F. en culture pure et la nature des lésions qu'il provoque.
La revue générale de Rist en 1905 (55) va résumer les notions acquises sur les anaërobies pathogènes des suppuralions gangréneuses, où la place des microcoques est importante, en particulier de M: F.\ et des Sir. an. de Krôünig et Menge. Elle souligne surtout leur fréquence dans !es gangrènes pleuro-pulmonaires et les affections des voies génilales de la femme.
Il est intéressant! de résumer ici la Conception de l’auteur sur le rôle des anaérobies dans ies pocessus ganeréneux et putrides. Les anaérobies existent dans les cavités nalurelles. Vienne une lésion&ils s’y transportent,
TL
pullulent, et envahissent le processus, déclanchant ainsi l’action pathogène qui leur est propre, réalisant les gangrènes pulmonaires, génitales, appendiculaires, biliaires, buccales, otiques, etc. etc.
En 1907, le travail de Jeannin (29) sur la baclériologie de l'utérus au cours des infections puerpérales va marquer la fin des {travaux initiaux de l’école française sur la question. Sur une série de Sept observations de fièvres puerpérales terminées par la guérison, l’auteur trouve cinq fois des anaérobies, parmi lesquels trois fois des
Str. anaérobies dont deux fois M. F.
Tel est l’état de la question en France en 1907. Ce sont les espèces Micrococcus Fœtidus et Streptococcus Micros. qui résument à elles seules la notion de Streptocoque anaérobie, et, en dehors d'elles, les auteurs parlent de Str. an. d’après les travaux de l’école allemande, mais sans s'attacher à diftérencier entre elles les diverses souches de Str\ anaérobies ainsi trouvées, pas plus qu’ils ne cherchent à établir les rapports exacts entre M. F. et les Str. anaérobies.