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ECOLE ALLEMANDE : Parallèlement aux travaux de l’école française, mais postérieurement à eux, les travaux de l’école allemande vont s'étendre de 1895 à 1913, décrire de nouvelles espèces, préciser leur physiologie et leur. rô!e. Les précurseurs en furent Krônig et Menge.
Dès 1895, Krünig (35) trouve dans le vagin de femmes enceintes un grand nombre de souches de streptocoques anaérobies qu'il essaye de classer suivant deux espèces : sa première espèce répond, sans aucun doute, non pas à une espèce, mais aux espèces félides et gazogènes. C’est pourquoi il a été impossible aux auteurs français soit de comparer leurs espèces aux Str. de Krônig, soit d’identifier leurs souches à l’un d'eux. Quant à la prétendue deuxième espèce, elle ne diffère de la première que par la grosseur des grains, « souvent réunis en amas ». S'agit-il de M.F.?1Ilest difficile de le dire. Enfin l’auteur annonce qu'il a trouvé un coccus coagulant le lait. Est-ce un streptocoque ? Ii est impossible de le dire.
De son côté, Menge (45) avant étudié la flore vulvo-vaginale, et retrouvé des streptocoques anaérobies, ces deux auteurs se réunissent pour publier un énorme travail sur la bactériologie du canal génital de la femme (36), où ils disent avoir trouvé douze fois des streplocoques anaérobies dans les sécrélions vaginales de femmes saines ou malades ; mais il n'es! plus question ici d'espèces différentes et la description reste assez courte el assez vague pour pouvoir y faire entrer tous les streptocoques anaérobies possibles.
Ce travail va donner lieu à des vérifications plus ou moins probantes qui vont soulever le problème des streptocoques anaérobies. «
Stähler et Winckler (62) par exemple, trouvent dans un tiers des suites de couches étudiées. des anaérobies stricts, la plupart streplocoques 5 RTS
Koblanck (31) au contraire, met en doute leur existence,
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entrevoyant déjà l’inconstance de l'anaérobiose pour certains streptocoques.
Aussi Menge et Krôünig (46) reviennent-ils sur la question, mais celle fois pour défendre l'existence des streptocoques anaérobies, et apportent 15 nouvelles souches. Du point de vue de la morphologie, tous les Str. anaérobies se ressemblent. Quant à leurs caractères culluraux, des différences permettent d'établir deux groupes : l’un trouble le bouillon, l’autre le laisse clair. On voit donc que Menge et Krünig continuent à travailler avec plusieurs espèces sans pouvoir les distinguer. Néanmoins, cette remarque est fort judicieuse, et les espèces entrevues par eux et qui seront ensuite revues par Natvig et Schottmüller, se distinguent par plusieurs caractères dont l’un est la façon dont elles poussent en milieu liquide. Suivent un grand nombre d'expériences : 4° pour prouver à Koblanck que les générations successives de Str. restent bien anaérobies ; 2° pour étudier la symbiose des Streptocoques anaérobies avec d’autres bactéries. Un grand nombre de conclusions affirment péremptoirement l’existence des Str. an. stricts, la pluralité de leurs espèces (parmi lesquelles l’une est fétide), leurs propriétés envahissantes vis-à-vis de l’organe humain, leur qualité de parasite,
leur présence dans les maladies viscérales putrides, leur
tendance à la symbiose dans ces maladies.
En somme, Krônig et Menge, tant séparément qu'’ensemble, ont entrevu l’importance de la question et ses multiples arcanes, mais ne sont pas arrivés à discerner les diverses espèces auxquelles répondaient leurs souches.
Les doutes émis par Walthard (70) quant à leur exis-
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tence et par Bumm quant à leur pouvoir pathogène laissent la question en suspens.
Le travail de Sternberg (62) paru en 1900 et intitulé : « Ein Anaërober Streptococcus » va introduire dans la question uue notion nouvelle, qui, mal interprétée, va donner lieu à une erreur, transmise actuellement de (railé en traité et qu'il nous importe de rétablir. Cette notion nouvelle est celle d'anaérobiose de prédilection. L'auteur . dit dans son titre «Un Streptocoque anaérobie » et non pas « Un Sir. anaérobie strict » et à aucun endroit de son travail il ne prétend avoir affaire à un streptocoque strictement anaérobie. Au contraire, il décrit les cultures aérobies très pauvres qu'il obtient de ce streptocoque à gros éléments, trouvé dans un cas d’actinomycose pulmonaire. les compare aux cultures anaérobies exubéran- Les venant du repiquage des cultures aérobies et qu'il n’a étudiées que sur deux milieux (gélose profonde sucrée, et bouillon sucré) et conclut :
« Nous avons eu affaire à un streptocoque anaérobie de prédilection (« Vorzugsweise anaerobes Wachstum ») qui constitue une espèce particulière non mentionnée dans la littérature, en particulier dans l'atlas de Migula.. ». æ Nous tenons à citer textuellement les phrases de son travail qui nous ont permis de rectifier l'erreur générale.
« Description des caractères culturaux (milieux aérobies » ensemencés avec la culture anaérobie initiale en gé- » lose sucrée). Sur gélose inclinée (à l’air) se forme une » culture fine, délicate, composée de toutes petites -colo- » nies distinctes. Sur les plaques de gélose sucrée (et plus » loin sur les plaques de gélose ordinaire), se développent
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» de petites colonies à peine grosses comme une tête d’é- » pingle, etc Le bouillon reste clair et présente un dé- »'pôt maigre. En bouillon sucré le dépôt est abondant. » Suit la description des autres caractères culturaux, évidemment pauvres, sur les milieux, gélatine (non liquéfiée), Sérum, pomme de terre.
» Une croissance riche ne s'obtient qu'en gélose sucrée » anaérobie et en bouillon sucré », etc.
Ainsi, il ne faut plus compter le streptocoque de Sternberg comme un anaérobie strict, mais comme un anaérobie de prédilection ; quant à la désignation, toute réserve faite sur la valeur de cette description en tant qu’espèce nouvelle, —— le sujet sortant du cadre de ce travail, — elle ne peut pas être, comme l'ont proposé Le Blaye et Gugenheim (39), « Streptococcus Sputigenus anaërobius » (puisqu'elle n’est pas en conformité avec la nomenclature binominale et qu'elle consacre une erreur). Aussi dans le reste de notre travail la désignerons-nous ainsi « Streptococcus Sputligenus » {Sternberg 1900).
En 1901 Caterina (8) trouve un str. anaérobie dans une endométrite putride. ;
En 1902 Bohne (3) publie sa statistique : dans 20 % des sécrétions vaginales prélevées chez des femmes enceinles, il trouve des Str. anaérobies, et Wallgreen (69) puplie un cas grave (abcès du paramètre après avortement et abcès métastatique du cerveau) d'infection puerpérale à Sir. anaérobie.
Silberschmidt (61) étudie la bactériologie de six cas de « gangrène foudroyante », phlegmon et tétanos, chez l'homme ; dans l’un de ces cas, une gangrène gazeuse,
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terminée par la mort, il ne trouva que des cocci el parmi eux un streptocoque anäérobie à éléments pelits (mais non mesurés par l’auteur) se présentant en chaines courtes, incurvées, semblant quelquefois encapsulés ; dégaseant une odeur fétide des cultures, mais non protéolytique, et dépourvu de pouvoir pathogène expérimental. L'auteur n'identifie pas ce microbe à une espèce connue, mais ne dit pas non plus qu'il a eu affaire à une espèce nouvelle. La description est trop imprécise pour pouvoir dire de quoi il s’agit. Nous inclinons cependant à croire que l’auteur a eu affaire à une souche atypique de Str. anaërobius à grains petits et dépourvu de pouvoir pathogène ; aussi ne reviendrons-nous plus sur ce travail, qui n'apporte rien d'autre à la question que la présence d’un streptocoque anaérobie fétide dans un cas de gangrène.
Friedrich (11) signale la présence de Str. anaérobie dans l'intestin par leur trouvaille dans une périlonite appendiculaire, faits confirmés par Ghon et Sachs (14).
En 1905, le Norvégien Natvig (48) après des recherches poursuivies en Allemagne, publie ses résultats de la bactériologie du canal génital de la femme. La première parlie de son mémoire a trait aux streptocoques des parties génitales de la femme dans le partum et le puerperium. Par la méthode de Veillon, dans dix cas, l’auteur a pu isoler six fois un gstreptocoque anaérobie « identique à celui décrit par Krünig », L'auteur étudie ces six souches de stréptocoques anaérobies venant du vagin, de la vulve et de l'utérus, « se comportant morphologiquement et culturellement de facon semblable ». Les variations en
cultures entre les différentes souches se montrent également dans une même souche à des temps différents. Il donne de cette espèce qu'il appelle « Str. anaërobius », (Krünig 1895), une excellente description, qui répond aux souches de Krôünig poussant dans les milieux liquides sans les troubler, donnant des gaz et de la fétidité dans tous les milieux. Eu égard à ce travail de précision, qui, seul, a permis de sortir des « streptocoques de Krônig » une espèce autonome, nous désignerons celte espèce ainsi « Streptococcus anaërobius » (Krônig 1895, rev: Natvig 1905). Mais si Natvig donne une excellente historique de la question des strepltocoques en général et des Sir. anaérobies en particulier, si cet auteur critique d’une façon judicieuse les travaux de Krôünig et Menge, concluant qu'il n’v a pas lieu de faire deux espèces avec les souches qu'ils ont trouvées, par contre, il ignore complètement les descriptions de M. F. el de Str. micros, el ne compare donc . pas Str. Anaërobius avec ces espèces.
Pour lui le problème est celui-ci : d’une part les unicistes prétendant qu'il n’y a qu'une seule espèce de streptocoque, qui est le str. facultatif ; d’autre part, Krôünig et Menge faisant deux espèces de str. anaérobies, et quelques auteurs citant où niant leur existence, il franche le débat en disant : CI y à des str. anaérobies qui forment une seule espèce, el celte espèce est différente des str. facultatifs » ; et ses arguments sont assis sur : 1° les caractères culturaux (anaérobiose) ; 2° le signe de Marmoreck (Str. Anaërobius poussant dans le filtrat des str. facultatifs) ; 3° les tests d'immunisation et d’agglutination (le sérum anti-streptocoque facult. n'immunise pas con-
tre les Sir. anaérobies, el n’agglutine pas ces derniers).
Enfin il définit les Sir. anaérobies : des saprophytes, méme dans les cas de fièvre puerpérale, où leur présence ne fait que commander la pütridité et le déclanchement de « Saprämie puerpérale » (résorplion et passage des toxines dans le sang).
Le mémoire de Nafvig fait en quelque sorte « le point » dans la littérature allemande sur l’état de la question en 1905. Les travaux vont alors se multiplier sans en appor- {er la solution. Lamers (38) dans des infections puerpérales graves trouve trois fois dans le sang des Str. anaérobies. Goldschmidl (18). sept fois sur 50 accouchées apyrétiques, et onze fois sur 75 fébriles. Plus tard Reibmavyr (52), Koch (32), Zangemeister (76-77) les signaleront Comune cause possible des infections puerpérales.
Voyons quelle est, à celle époque, l'attitude des cliniciens allemands vis-à-vis de la question.
En 1906 paraît le Manuel d'Obstétrique de Von Winckel (73).
Dans larticle de V. Herff (68) sur la fièvre des relevailles, dans son chapitre, © Wirkung der Zersetzungs un Faülniserreger » il dit textuellement : « Parmi les germes qui causent la putridité dans les infections puerpérales, les anaérobies jouent le plus g and rôle ; mais Îla plupart sont mal connus où pas du tout ; la nomencelature de ces espèces n’est pas uniforme ; comme la lillé-
.ralure française contient les travaux les plus mérilants,
c’est la nomenclature française qui sera adoptée ici. » Pour cet auteur, toutes les formes de la décomposition, de la putridité, de l’inflammation des tissus dans les in-
feclions vazeuses peuvent êlre attribuées à B. perfringens. Comme agent occasionnel pouvant en partie réaliser là gangrène, il cite M. F., Bac. radiiformis, B. racemosus, Sta. parvulus, B. thetaoïdes, B. nebulosus, B. Caducus et quelques str: anaérobies. Les agents de la formation des gaz sont B. perfringens, Sta. parvulus et M. FE. Celui-ci peut engendrer la gangrène (Brand).
Dans l’article de Walthard : Bactériologie spéciale des maladies puerpérales, p. 662, il décrit comme bactérie principale des sécrétions vaginales des str. anaérobies du type « Str. anaërobius » (Krônig-Natvig). Il considère que les bactéries des infections puerpérales sont de simples saprophytes qui trouvent des conditions de virulence à l’accouchement. Dans la cavité utérine au cours des in- .toxications, il trouve M. F. et les str. anaérobies (K.-M.).
Plus loin, page 562, il décrit le groupe des Str. anaérohies obligatoires ressemblant à M. F. ; mais leur déscripüon n'’ajoute rien à celle de Veillon, sinon que leur souche de M. F. « en cultures fraîches et sous des conditions de vie favorables, peuvent donner des chaïnettes pouvant compter jusqu'à 400 éléments, que leur fétidité est plus ou moins accusée, que leur pouvoir pathogène, généralement faible, est cependant variable. » L'auteur a donc décrit sous le nom de M. fœtidus, des souches appartenant à une autre espèce qui est probablement Sir. anaërobius. | ;
Grâce à ces articles les travaux français commencent à être connus des auteurs allemands.
Dans leur série de « Contributions à l’étude des bactéries anaérobies de l'homme (13), Ghon, Mucha et Mül-
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ler, ayant trouvé M. F. citent les travaux de Rist dont il dit «le travail de Rist sur les infections oltiques est peu connu mais est fondamental », et résume la description de M. F. donnée par Rist.
En 1907, Gräf et Witineben (21) apportent leur contribution à la question en publiant la description détaillée de deux souches de str. anaérobies de prédilection : la souche « Schwarzenbeck » el la souche « K. ». De même que pour Sternberg, leur titre ont abusé les traducteurs et il est courant de voir dans les traités et manuels la souche Schwarz., élevée au rang d’éspèce de str. anaérobie strict. Ceci est une erreur profonde ; et il suffit de lire attentivement leur long mémoire pour y trouver la description minutieuse des cultures de leurs souches en surface à l'air libre, et les commentaires dont ils entourent ce fait. Ces auteurs ont eu affaire à deux souches de str. anaérobies de prédilection, l’une par évolution (Sch.), l’autre spontanée (K.).
A propos de la première, nous voyons décrire le phénomène des zones alternantes déjà vus par Rist en France (53), et pour lequel les auteurs admettent la théorie de R.-Müller (47) invoquant là possibilité pour certains anaérobies de pousser suivant des concentrations différentes en oxygène. Cette souche S. est le tvpe de Streptococcus évolutus (G. et W.) que nous décrirons avec le groupe des anaérobies de prédilection.
Quant à la souche K. c’est à proprement parler un facultatif.
Schottmüller en 1910 (58) rouvre le débat sur les espèces gazeuses et félides par la description de « Str. putri-
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dus ». Il rappelle l'incertitude des opinions au sujet du pouvoir pathogène des Str. anaérobies dont il retrace l’histoire. Quant à lui, son expérience quotidienne, débutant en 1896, l’a conduit à incriminer dans un grand nombre d'infections puerpérales, une espèce de Str. anaérobies déjà vue par K: et M., ne donnant pas de gaz dans les milieux ordinaires, mais gaz el odeur (H? S) dans les milieux au, sang, Il en étudie 25 souches trouvées dans des cas graves, avortements fébriles, abcès du Douglas, paramétrites, salpingites, -péritonites, thrombophlébite putride des veines spermaliques et hypogastriques, et enfin dans le sang intra-vitam el post-mortem. Cette septicémie à Str. anaérobie est d’ailleurs, dit-il, trouvée pour la première fois (*). De plus, la fréquence des thrombophlébites reconnaissant ce Str. anaérobie est telle qu'il est conduit à instituer comme maladie spécifique « Sepsis : puerperalis thrombophlebitica putrida » causée par ce germe, et caractérisée par des lochies fétides, fièvre intermittente élevée, frisson, pouls à 100-140, et des signes locaux : tuméfaction des vaisseaux thrombosés, accompagnés de fréquentes complications : métastase pulmonaire gangréneuse, pleurésie, pneumonie, etc... ; anatomiquement par des thrombophlébites. Sur ces 25 souches, 11 sont trouvées en cultures pures ; il en conclut au pouvoir hautement pathogène de ce streptocoque dont la présence commande la putridité de l’inféction. Il le décrit comme espèce nouvelle, mais ne compare pas Str. Putridus à M. F. (Veillon) qu’il semble ignorer, ni à Str. Anaërobius
(*) Nous avons vu qu’elle avait été signalée par Jeannin en 1902.
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(Krônig-Nalvig) qu'il n'ignore pas, mais qu’il méconnail, car il dit : « le mot Anaërobius ne nous paraît pas suffisan( pour désigner cette espèce. » S’il avait bien lu la description de Str. À., il aurait vu un certain nombre de différences entre S. Putridus et S. Anaërobius, et n'aurait pas essayé de supplanter l'espèce de Krünig revüe par Natvig.
Mais s’il infère d'effet à cause quant au pouvoir pathogène de Str. Putridus, agent des suppurations fétides, ne prouve pas sa conclusion par l’expérimentation, car il ne peut reproduire aucune lésion en partant de cultures pures.
Ainsi il enrichit la nomenclature d’une espèce nouvelle, mais la pathologie expérimentale reste après lui aussi pauvre en faits que riche en hypothèses. Ce travail clot la série des descriptions d'espèces nouvelles.
À partir de cette époque, il n'y aura plus que des travaux de vérification et de critique. :
Nous ne ferons que signaler les plus importants : celle de Hamm (25) qui souligne la nécessité des cultures anaérobies en obstétrique et en gynécologie. L'auteur a recherché les anaérobies des organes génitaux des femmes atteintes d’affections putrides, puerpérales ou non. Dans 5 cas, il trouve un str. anaérobie dans le sang : une fois dans un abcès de Douglas avec {thrombophlébite non puerpérale ; une fois dans une {hrombophlébile septique après avortement criminel ; deux fois dans des endométrites putrides après le frisson ; une fois dans une paramétrite puerpérale.
ISSN
En 1911, Schottmüller (59) résume dans ,un article clinique et bactériologique les résultats publiés antérieurement, et ajouté qu'il a trouvé par la suite Str. Putridus dans le vagin de femmes saines et malades, et que les infections causées par cette espèce sont des infections d'origine autogène. Warnekros (71) le trouve deux fois sur 20 lochies dans des cas fébriles, et deux fois’sur douze avortements fébriles. Traugott (66) une fois seulement en deux ans. Bondy (4) confirme ces vues en trouvant sur 39 cas de streptococcies abortives, onze fois un str. anaérobie ‘cinq cas fébriles, cinq apyrétiques, un abcès de Douglas), Il ne les détermine pas, prouvant combien la question des espèces est restée précaire, ne leur trouve aucun pouvoir pathogène marqué, et se rallie à leur propriété non hémolytique trouvée par Schotimüller ; il pense aussi que la querelle entre saprämie et septicémie est une querelle de mot et non de faits, car les faits sont patents : les Str. anaérobies causent dès abcès, des endomélrites et des thrombophlébites.
Peu après il apporte (5) trois nouvelles observations d'infections puerpérales graves dont une mortelle, reconnaissant comme germe des Str. anaérobies dont un trou- Vé pur, un autre dans le sang. Il est partisan de l'infection d’origine autogène.
Ozaki (49), en 1913, va clore les travaux de cette période en relatant un cas d’abcès fétide du genou chez un tuberculeux, où, parmi diverses espèces bactériennes, il trouve un sfreplocoque strictement anaérobie, fétide et gazogène, dont il donne une description minutieuse où on -voil apparaître pour la première fois l'étude de leur action sur
31Pr
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les glucides. Il compare celte bactérie aux espèces décrites et tend à l'identifier à Str. Putridus.
Ainsi les travaux allemands sont inspirés de Krônig et Menge, dont les streptocoques anaérobies ont été l’origine de la création de deux espèces extrêmement voisines : Str. Anaërobius et Str. Putridus, mais néanmoins différentes. Quant aux autres prétendus Str. anaérobies, ce sont des anaérobies de prédilection (Sternberg, d'abord, Gräf et Witineben ensuite). Pour ce qui est de leur rôle, bien qu'il n'ait pas été prouvé expérimentalement, tous les auteurs s'accordent à le tenir pour hautement pathogène, déclanchant des infections putrides d’origine autogène pour les espèces fétides, et des processsus purulents pour les anaérobies de prédilection.
Avant de passer à la période de guerre, il est intéressant de voir comment ces bactéries ont été accueillies dans les traités.
Jungano et Distaso (30) décrivent comme anaérobies siricts Str. Schwarzenbecki (G. et W.) qui, pour eux, constitue le groupe protéolytique (nous avons vu que cette souche n'est anaérobie que de prédilection) et d’autres espèces non protéolytiques, mais peptolvtiques : le streptocoque de Sternberg (même remarque que pour Schw.) el « Str. anaërobius micros » (Lewkowicz).
Quant à Micrococcus foetidus (Veillon) c'est pour eux un diplocoque.
In Kolle et Wassermann (34) V. Lingelsheim dit à l’article Stroptocoque : |
«I doit y avoir de rares streptocoques qui soient des anaérobies stricts. M. et K. ont cultivé un streptocoque