‹ Les Streptocoques AnaérobiquesChapitre 17 sur 34 · À PRE TR en A · texte numérisé non relu

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les milieux un peu alcalins, les chaïnettes sont très cour-.

tes. Dans les milieux neutres, un peu pus longues. Un:

frottis (PL 1) d’une culture jeune (16 h.) montre surtout he ces chainettes de 4 à 8 éléments, absolument typiques, À : ; et, plus rarement, des chaînettes en zig-zag, B : (une di- ;

rection accessoire oblique), l'aspect en tétrade et en dou-

ble chaîne C et C’ (une direction accessoire parallèle à l’axe d’allongement), enfin les aspects D. E. F. (combinaisons des figures élémentaires). Mais la forme typique

est la chaïnette, courte il est vrai, mais toujours facile-

ment reconnue. ;

Mensuration : La souche G donne comme moyenne 4 AP ‘dimension trouvée par Guillemot, Hallé, ‘Rist sur les va-’ riétés nettement plus grosses que le streptocoque pyogène). La souche Bah 0 y, 8 (celle donnée par Walthard). Nous dirons donc : diamètre moyen 0 y, 8 à 1 p. }

Coloration : I1 se colore très bien par toutes les couleurs d’aniline, et, comme tous les BRPDIOSONTSE reste: fortement coloré par la méthode de Gram.

Aucune coloration ne révèle de capsule, de spore; : ni de cil. (Il est immobile, mais animé de mouvements browniens extrêmement vifs.)

B. — PHYSIOLOGIE

Mode : C’est une anaérobietrès strict, ne poussant qu’en. profondeur et dans les milieux bouillis et soigneusement désaérés. Ti -

Température oplima : 37°. A 26° faible de Pporent En dessous de 22°, pas de développement.

ETS 70 —

nent ce. — Nos souches ont été tuées ET un chauffage. d’une heure à 60°. | L 4 Longévité : 15 jours à trois semaines dans les. Une

ordinaires à la température du laboratoire. Dans les mi-. ‘lieux au sérum, par la méthode de Truche, nous avons

réussi à les conserver trois mois... | | pH optima : de 7 à 8. Il ne Le qu'à peine dans les milieux ADIUES ACC GAP SN

:*"CARACTÈRES CULTURAUX: ie

En première génération, nos souches ont poussé très

lentement, en quatre à cinq jours. En deuxième génération, deux à trois jours. Par la suite elles, poussèrent en

un à deux jours. Qt Le caractère des cultures est la mauvaise odeur, — odeur de sang putréfié, de dent cariée, : — qui se manifeste surtout dans les milieux riches, accompagnée d’un dégagement gazeux pass ou moins abondant.

4° Milieux peptiques.

Bouillon Martin. : culture pauvre, lente, en fines paillettes le long des parois du tube, tombant rapidement au fond. Le milieu reste clair ; peu ou pas de gaz. L’odeur fétide est à peine décelable. :

Bouillon Martin glucosé : culture rapide, abondante, en grumeaux, le long des Darois, en fines paillettes au sein du milieu sans ile troubler. Le dépôt est complet. en 18 h. ou 36 h. Dégagement de gaz en général abondant, fétide, inflammable, explosant dans le tube,

contenant parfois des traces d'hydrogène sulfuré.

Eau -peptonce, à. 20° 0/00 __ neutre : culture en fines paillettes. Dégagement pate faible, odeur fétide très faible. A fe Su

Gélose de Veillon : Les colonies poussent assez

lentement. En 36, 48 heures on ‘voit. de fines colonies se

punctiformes qui n ‘atteignent leur développement com--" plet qu'en trois ou quatre jours. Elles mesurent alors 1/4 où 1pRue rarement Re poussant en-dessous d’uné zone stérile de hauteur variable (Bah, 1cm ; G, 2 cm 1/2). On trouve dans les auteurs : petites, rondes. A l'objectif faible, nous nous sommes rendus compte que c’étaient des colonies très régulières, du type lenticulaire épais : elles sont opaques, trapues, limitées par des surfaces et. des courbes très régulières, “et sont presque toutes com- : posées : processus apicaux, CŒœurs, trèfles, tricornes, tétraèdre et « lampe-à-arc ».

La gélose est le plus souvent le siège d’un dégagement

gazeux plus ou'moins abondant, tantôt constitué par de nombreuses petites bulles (souche G), tantôt par d’énormes bulles brisant la gélose aussi bien :qse B. perfrin- ‘gens (souche Bah). |

Bouillon W.-G. ne très abondante, très ride:

C’est dans ce milieu que les RCI FACE et fétides sont les plus prononcés.

Gélose inclinée : Même avec un vide parfait, on n’obtient que de rares et (ques Dore colonies en gouttes de rosée,

2° Milieux protéiques

Bouillon Martin additionné soit d'un cube de blanc.

d'œuf coagulé, soit d’un cube de viande, soit d'un 'cube

np.

de joie ‘à ooigsence sè Hate comme en bouition simple : es protéines ne sont; pas attaquées. n. * Bouillon avec fibrine chauffée: la te A n'est te pas attaquée. “ F5 Ve A ENTRQ Laits: culture avec | dégagement. gazeux. te lait n est : : pas acidifié, ni coagulé.

'Gélatiné : culture en légers focons ; la gélatine n est: pas liquéfée. À

Sérum coagulé incliné : pousse assez mal, en. minuscuüles et rares colonies bleutées, en gouttes de rosée ; le ques n'est pas attaqué. <

Milieux bioprotéiques

Bouillon avec fibrine ele : culture abondante, gazeuse, avec traces d'H?S. Le fragment de fibrine se désagrègé, et partiellement digéré.

Milieux aux organes frais : (voir technique) culture très rapide, même en présence de l'air. Le dégagement gazeux est très abondant, et renferme HS. I y à un débui de désagrégation des organes, qui noireissent.

Bouillon au sang. : culture abondante, dégagement gazeux abondant : odeur fétide caractéristique de sang putréfié. #0 | |

Bouillon sérum : culture riche, en pellicules : gaz, odeur. Fa

8° Milieu ditférentiels | En bouillon bile à 1 0/0 on a une très maigre Culture.

En bouillon acétique à 2 0/00 pas de développement.

mA 24- 48 heures, le virage au jaune serin avec fluorescence.

F SANT ÉGiucides : Ils favorisent la craissance et augmentent

le dégagement Bazeux, qui n'y es. pes REA mais in-

flammable.

Let

ET Ne

Hezxoses : Le glucose, le lévulose et le g galactose sont :

fortement acidifiés:

Hexobioses : le saccharose est acidifié ; le laclose et

le maltose restent alcalins.

Pentose : l'arabinose reste alcalin.

Alcools : glycérine, mannite et dulcite restent alcalins. .

. PolySaccharides : l'inuline est acidifiée par la souen de G et reste alcaline avec Bah. En DE amidon reste alcalin.

EME DTA

| BE __ POUVOIR PATHOGÈNE

Veillon avait, avec ses premières souches, provoqué chez le cobaye et la souris des abcès sous-cutanés, chauds, nor fétides où on retrouvait le microcoque.

Guillemot, Hallé et Rist avaient pu reproduire avec certäines souches pathogènes, non seulement des abcès à pus crémeux, caséeux, mais des gangrènes s'étendant à tous les téguments, et amenant la mort en quelques jours.

Nous n’avons pas trouvé de souches très pathogènes par elles-mêmes au point de tuer l’animal. La souche Bah injectée même à forte dose sous la peau, dans le

En. bouillon glucosé au rouge neutre sil se, produit en

De Ci

muscle ou dans le péritoine, n'a provoqué aucune lésion... Ta bactérie fut immédiatement phagocytée. Le lapin en; particulier supporte des injections intra-veineuses énor- “ mes de bactéries vivantes, sans réagir autrement que par

‘une fièvre de quelques heures, et une faible production d’ anticorps.

Par contre, la souche G s'est montrée un peu pathoj gène et surtout facteur d ‘infections secondaires légère-

ment fétides et gazeuses.

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