‹ Les Streptocoques AnaérobiquesChapitre 18 sur 34 · SOUCHE G · texte numérisé non relu

SOUCHE G

1° En. culture pure : 10-6-34. Cobaye C95, 4 cc. intra-mus- |

culaire ; en 24 heures grosse tuméfaction œdémateuse avec œdème remontant jusqu’ au thorax ; 48 heures après les signes locaux s ’effacent ; guérison totale en quatre jours. 29 En association : | a) Avec une toxine : Cobaye A27 ; 1/4 cc. de toxine de B.! histolytique filtrée + 3 cc. M. F. Mort nuit : M. F. est re-

trouvé pur dans les frottis de sérosité mais n’a pas eu le temps, vue la rapidité de la lésion, de provoquer de lésion

gazeuse ou fétide. On recommence avec une dose plus lente de toxine.

Cobaye C34 : 1/10 cc. toxine filtrée B. histolytique + 3 cc. M. F. intramusculaire. Le soir : gros œdème. Le lendemain .

légère crépitation gazeuse, Mort deuxième nuit : phlegmon .

- hémorragique légèrement fétide et gazeux. Dans la sérosité : : M. F. pur. Ce passage n’exalte pas la virulence de la souche.

Cobaye C39.: 5 ce. de la culture en bouillon glucosé du streptocoque de passage = rien.

Ainsi, Si le processus primaire est lent, M. F. peut provoquer un dégagement léger de gaz et de fétidité.

b) Avec un bacille pathogène : nous avons choisi B. histo-

dlylicus (W. S.) car, des anaérobies pathogènes étudiés par Weinberg et Séguin, il est le seul qui ne donne pas à pro-. | prement parler une gangrène gazeuse, . mais un histolyse. ino-

dore ; il est donc. facile de discerner les lésions surajoutées

par le streptocoque.

Cobaye A27 : 1/10 cc. culture de B. histol. + 3 ce. culture - M. F. Mort dans la nuit. Lésion caractéristique de l'histolyse mais pas de putridité, ni de gaz : l'infection secondaire par M. F. n'a pas eu le temps de se produire., 1

Cobaye A8 : : 1/20 cc. culture B. histol. + 3 cc. culture

ME. ; phlegmon crépitant au 2° jour. S’ ouvre le 3° jour, : légère puiridità Mort 3° ne Dans les frottis : B. histol. et

, 3 l | | x Ainsi M. F. infectant secondairement les processus y détermine une légère fétidité et un, fre psenen gazeux

| discret.

Toxine. Hémolysine. — Micrococcus fætidus ne secrète dans les milieux artificiels ordinaires ni toxine, ni hémolysine. À :

Tests Sérologiques : tés souches-Bah et. G se sont montrées de fort mauvais antigènes. Malgré les quantités énormes de microbes injectés aux lapins C 99 (G) et C 16 (Bah) les sérums étaient pauvres en agglutinines et en floculines. Ajoutons à cela que l’agglutination est difficile

à rechercher sur M. F. qui laisse les milieux clairs. Nous avons recherché l’agglutination sur les émulsions homo-

gènes obtenues par forte agitation, dans l’eau physiologique, des corps microbiens. Le sérum anti-Bah agglutinait la souche homogène au 1/200° et floculait son filtrat au 1/50° : agelutinait la souche ( au 1/100° ; la floculait.

LRO

au 1/25°. I ne floculait, ni n'agglutinait aucune des autres De souches de streplocuques anaérobies que nous avons trouvées. Le sérum anti G. n'avait aucune propriété floculo- : agglutinante appréciable. PAS i

ko RS NA der SOA t{

: POSITION DANS LA SYSTÉMATIQUE : Si on accepte les précisions restrictives que nous avons apportées à la description de M. F., concernant : 1° sa morphologie, qui le dis- | tingue d'emblée de tous les autres streptocoques anaérobies ; 2° ses caractères culturaux : Croissance en milieu liquide sans les troubler, gaz et odeur fétide surtout dans les milieux riches {milieu W.-G. et milieu bioprotéiques) avec production faible d'H?S., il est facile de le distinguer d'avec les streplocoques de Krônig, Natwig et de Schottmüller, qui ont été si souvent confondus avec lui.

Par sa morphologié, il apparaît comme une forme de iransition entre ie genre streptocoque et les autres microcoques. Cependant, il ne peut pas être confondu avec les staphylocoques, ni avec les diplocoques à cause de lasect nettement streptococcique qu'on observe en bouillon neutre. | |

Doit-on changer son nom générique ? Nous ne le pensons pas, pour le moment du moins. En l’absence d’un sysième uniforme el rationnel de classification bactériologique,. tant que les genres n'auront pas élé revus et précisés, on doit Conserver l'appellation Micrococcus Îæœfidus, consacrée par l'usage. Quand on reverra le genre, streptocoque, auquel nous raitachons M. F., on verra s’il faut en séparer les cocci en chaînettes présentant une direction accessoire de division ; mais, même dans ce cas, M. F. resterait une espèce de la famille des Sireptococcacés, et d'un genre très voisin de Streptococcus.

LES STREPTOCOQUES DE KRÔNIG ET MENGE

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Il est fort probable que Krônig et Menge ont eu en leurs mains toutes les espèces fréquentes. de sireplocoques | anaérobies : les uns troublent le bouillon, les autres Te -Haissent clair ; les uns sont fétides, les autres non ; tels : donnent des gaz, tels autres n’en donnent pas ; enfin la plupart ne coagulent pas le lait, tandis que quelques-uns’ le coagulent. Leurs essais de classification sur l’un ou l’autre de ces caractères échouèrent. | Natvig, par l'étude de six couches, conclut qu'il n’V à qu'une seule espèce de streptocoque anaérobie qui est Streptococcus anaërobius (Krônig 1895). Cette espèce est: fétide et gazogène ; produisant dans tous les milieux des gaz qui ne renferment pas d'acide sulfhydrique ; mais il introduit dans sa description des souches qui ne donnent pas de gaz et ne sont pas fétides. Si l’on veut excepter de sa description ces dernières, on est en présence d’une espèce autonome, qu'il est facile de retrouver," de déterminer, et de différencier, et c’est sur ce trépied spécifique que nous pouvons assoir el conserver Str. anaërobius. Mais par égard pour le travail de Natvig qui, seul, à permis de sortir une espèce légitime des descriptions de Krônig, nous le désignerons : SireplococcuS anaërobius (Krônig/1895, rev. Nalvig 1905).

LS x x

| à : Û [l s È ASE Ù VAE I. —— STREPTUCOUCUS ANAËROPICS-(Krônig 1895, | rev. Natvig 1905)

Nous avons pu isoler deux souches Aer à celte te rHÉSDÉCE ET E (observ. XXXÏI) dans un avortement fébrile |

à lochies fétides et Mo (observ. XXXVI dans une infec- pe

tion puerpérale fétide, avec petite plaie vulvaire gangréneuse. Leur étude nous:a:permis de figurer la morpholo-

gie, de préciser les caractères culturaux, en particulier

|: dans les milieux. bioprotéiques et les. glucides. Enfin la

souche Mo par son pouvoir infectieux primaire, et la . souche YE par son pouvoir infectieux secondaire nous :

ont montré le mode d'action tant discuté de cette espèce. Habitat. — Etat saprophytique : cavités naturelles, sur-

. tout vagin. Etat parasitaire : suppurations fétides, -gan- -grènes, Surtout lochies d'infections puerpérales.

, A. MORPHOLOGIE À

Stréptocoque à grains moyens, en courtes chaînes dans les produits pathologiques et dans les milieux alcalins, | à très longues chaînes dans les bouillons neutres ; colo- . nisant en gélose profonde dans le système lenticulaire. (PI. IL.) Forme et dimensions : Si l’on examine les trottis de cultures jeunes en bouillon pH 7, on ne voit que de très belles chaînes bien ordonnés, de 20 à 50 éléments, parfois plus longues, très ondulées. En bouillon alcalin les chaînes sont courtes : ; dans les milieux solides on ne voit guère que des diplocoques ou de très courtes chaînettes. Les au-

RP-évot del.

\ PI. JT. Streptococcus Anaëérobius 1. Souche Y. E... ou,8-0u,9. Dans le secteur, Y E. dans les sérosités. :. Souche Mo... ou:8. Dans le secteur Mo. dans les sérosités.

ï A colonie atypique

te MENT Ut eat ET N

enormement. sang, j ENTE

-{eurs Le signalé la tréquence de ia forme ovoide : et de , la forme bacillaire. Elles apparaissent surtout du les à sérosités ou Les milieux. bioprotéiques. nee Coloration. Mensuration : : Facilement colorable par les. ” PRES NE PA à couleurs d’aniline, : il reste. coloré. par. la méthode de-… Sp ie De PRE ram: 1 ny à 1 capsule, ni spore, ae cil, La taie

moyenne du coccus.est Ou, 8.

B. — PHYSIOLOGIE

Mode : C’est un anaérobie strict, dont l’anaérobiose

est constante et durable. Lt A

TE | Température optima 87°: Certaines souches poussent ‘encore à 26°, en-dessous de 22° on ne trouve guère de

Fo croissance, | 9

‘1 Thermorésistance : Nos deux souches résistaient. à. uns AU VEN

chauffage de 5 minutes à 60°,-et de 2. minutes à 80°. Mais PAM Che

Mais 10 minutes à 80° les ont tuées. | ERA 3 Longétivité : : Dans les tubes scellés, à température or-.

Fu À elle atteint six semaines. Par la méthode de Tru-

che, elle dépasse trois mois. J pH Optima 17 à 7,9. Pousse. encore à 8,1, mais au-

dessous de 6,4 pas de croissance. : ;

* CARACTÈRES CULTURAUX À | ne

1° Milieux peptiques

2,2 Bouillon Martin : La croissance ressemble à celle des streptocoques pyogènes ; elle est rapide, en grumeaux, en paillettes, ne troublant pas le milieu ; elle se dépose en

dE

36 heures. Le milieu est légèrement acidifié. Ce dégagement gazeux est faible, l'odeur fétide légère.

Bouillon Martin glucosé : croissance en mie de at {rès abondante : le milieu resle clair, malgré l’abondance de petites paillettes au sein du liquide. Le dépôt est rapide, complet en 24 heures. Le dégagement gazeux est très abondant 16 est un gaz inflammable, qui d’après Natvig ne contient pas d’acide sulfhydrique. Nous. avons vérifié ce fait. L'odeur est nettement tétide. L'acidificalion est très marquée, atteignant pH 5 et même 4.5 le 4 jour.

Eau peptonée : abondante en grumeaux fypiques, un peu pulvérulents. La production de gaz est nette. Le milieu n'est pas acidifié ; il n'y a pas production d'indol ni d'acide sulfhydrique. C'est donc une espèce fortement peptolytique, et les gaz dégagés dans les milieux peptonés résultent de la destruction de la molécule peptone ; c’est le meilleur caractère de l'espèce, et c’est par là surtout qu’elle se différencie de Str. putridus qui ne donne pas de gaz à partir de la peptone.

Gélose de Veillon : Les colonies apparaissent en 24 h. 36 h. au-dessous d’une Zone stérile de 4 cm à 1 em 1/2. Quand elles sont bien isolées elles peuvent. atteindre 4 à 2 ®/" en 48 h. : elles sont blanc-jaunâtres, opaques, de forme lenticulaire, avec les combinaisons habituelles des lentilles : cœur, tricornes, trèfles, etc., lirnitées par des surfaces et des courbes très régulières. Parfois (souche Mo) on observe dans le fond des tubes une colonie irrégulière, bourgeonnante (forme aberrante).

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} 6 Pr.

Il se forme dans la gélose des bulles de gaz très nom breuses, parfois con‘luentes au point de briser la gélose ; {a gélose est légèrement acidifiée et prend une faible »deur fétide. |

Gélose inclinée (dans le vide) : culture très pauvre en rares et minuscules colonies blanchâtres, rondes.

Bouillon W.-G. : Croissance très rapide et très abondante ; avec production énorme de gaz. L'odeur putride est très marquée. |

2° Milieux protéiques

Bouillon Martin, additionné de. diverses protéines chauffées (blanc d'œuf coagulé, foie, viande, fibrine) : La croissance se fait comme en bouillon simyrre. Les proiéines ne sont pas du tout attaquées.

Lait : croissance faible : pas ‘d’acidification, ni de coagulation du milieu. ]

Gélatine : culture très ténue ; pas de liquéfaction de milieu. |

Sérum coagulé : pousse très mal :; rare colonies bleu- : {ées. Pas d'attaque du milieu. :

Cette espèce n’a donc aucune action sur les protéines chauffées. :

Milieux bioprotéiques : La fibrine fraîche est désagrégée, mais non complètement digérée par nos sou- \ches. Les organes sont attaqués partiellement ; ils prennent une teinte verdâtre, puis noirâtre, sont le siège d’un dégagement gazeux très fétide et dans les gaz ainsi for-

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