CARE
‘més, nous. avons décelé une assez sie Docu d’ acide sülihydrique.
<3 Bouillon au sang : développement moyen avec gaz et odeur marqués. dE
80 Mileux différentiels RENNES re =
Milieux biliés : la bile n Ptnocbe pas la croissance du streptocoque, mais ne la favorise. pas non plus.
Milieux au plomb : les milieux ordinaires au sous- acé- tate de plomb ne sont pas noircis.
- Bouillon AlucoSe au rouge neutre : le virage est rapide et va jusqu’à la fluorescence.
Action sur les glucides : Elle s’est montrée différente pour ŸE et pour Mo. Nous en donnons ici le tableau :
Glucose |Lévulose|Galactose Maltose | Lactose Saccharose Mannite MERE TEE FE HE + Mol ++ = re Le +
Tous les autres glucides étudiés, arabinose, dulcile, glycérine, inuline et amidon, restaient alcalins au tournesol. À Nr
Ainsi glucose et maltose sont énergiquement acidifiés ; lévulose, saccharose et mannite le sont parfois.
or : Natvig avait vu que ses souches poussaient dans les filtrats des streptocoques facultatifs pyogènes (‘inverse du signe de Marmoreck). Nous avons vérifié ce
fait. Nos souches poussent bien dans les filtrats des cultures de 8 jours des streptocoques pyogènes. Réciproquement, deux souches de streptocoques facultatifs poussent
Sn en pus
très bien dans le rat d’une CORRE a 8 jours de la souche YE RE 1 | À DETE
POUVOIR PATHOGÈNE De + | Expérimentant { avec 5 de ses souches, Natvig après des essais multiples n’a pu obtenir, par l’ Pan de grandes
: quantités de cultures au cobaye, qu ‘une légère hyperthermie et de la diarrhée -— phénomènes banaux d'ordre
probablement anaphylactiques. — Dans le péritoine de la
TS
souris, il obtient de petits abcès locaux, encapsulés, sié-
geant dans le mésentère, les vésicules séminales et le péritoine pariétal. Aucun anima] n° en. meurt. Ces abcès
contiennent Str. an. en cultures pures. Les réactions fissulaires de voisinage sont en général beaucoup moins
accentuées qu'avec Str. pyogenes. Dans les abcès des vé-
sicules, les membranes de l’abcès se trouvaient composés d'un nombre considérable de cocci accolés, et dans leur voisinage, une forte infiltration de « Rundcellen ». Sur les 5 souches expérimentées une seüle reste absolument négative et Natvig fait remarquer que cette absence de
tout pouvoir pathogène est due au vieillissement de la : souche. Enfin le passage par la souris n’élève pas la i-
rulence pour d’autres souris pas plus que pour les co-
baves ou ISpHra
Voici les expériences faites avec nos souches. A) Souche YE (trouvée en culture pure le 16-9). A s
1° Pure. 17-9 (culture initiale du pus) : Cobaye B8, 2 cc. sous- cutané. En 24 heures œdème douloureux qui se résorbe en quelques jours.
EU AU es P RME a D A A
ct
- 20-9 (après passage par la colonie unique) : Cobaye B. 96 : 5 cc. sous-cutané = rien.
Cobaye B. 975 Ce intramusculaire = rien. RARE
‘Ainsi en quatre jours la souche est devenue inoffensive.
29 Associée : :.82-9. Cobaye B. 27.3 cc. culture YE + 1/10 cc. © B. histol. intramusculaire : en 2% heures, crépitation gazeu= é se ; phlegmon. En 48 heures, mort. Lésion fermée : à l’ouverture odeur fétide légère. Dans les frottis : B. histol. et le streptocoque. di, À DURE:
Souris flanche : 1cc. du même mélange : gangrène gazeuse,
Du streptocoque dé passage on fait Le nouvelles inocula- ‘tions : .
Cobaye B. 24 : 5 cc. sous-cutané = abcès étépiant, guéri spontanément. à :
Puis la souche perd ment sa virulence.
. Si on la repasse par les milieux bioprotéiques, elle réeupère une partie de son pouvoir pathogène.
ne Cobaye B9,4 : 5 cc. intramusculaire = phlegmon crépitant,
guéri spontanément. £
Cobaye B. 99 : 3 cc: sous-cutané = gros œdème thoracoabdominal qui disparaît en 4 jours. |
:B) Souche Mo : Elle a été la seule souche fétide possédant un pouvoir infectieux primaire marqué aussitôt après l'isolement : ;
Cobaye B. 84 : 5 cc. sous- APRES — mort en 24 heures. Autopsie : gros æœdème rouge gélatineux. Sérosité intrapérito: néale un peu hémorragique. Frottis : streptocoque Mo pur ; mais pas de gaz ni de fédilité. (Le streptocoque de passage ést devenu inoffensif.)
Cobaye B. 1 :.5 cc. de la toxine correspondant à la culture inoculée à B. 84 = mort en 48 heures. Gros œdème gélatineux, sans stréptocoque.
RE dd ae
En association : Cobaye B. & : 2 ce. du és Mo RS : histolyticus. Mort en 2 jours : lésions fermées. Autopsie. Lé-
sions typiques d’histolyse, avec sérosité rouge très abondan-
te. Bulles de gaz dans le périmysium ; fétidité légère. Frottis : rares. bacilles histol., et nombreux streptocoques.
(Streptocoaue de passage : srl É € .
Après. passage dans les milieux bioprotéiques, la sou-
che Mo ia son pouvoir pathogène x
. Cobaye B. 48. 5 Ge: culture Mo sur organes dé cobaye — gros
phlegmon erépitant ; guérison en 4 jours.
Ainsi les lésions expérimentales qu'on obtient avec Str. anaërobius sont des œdèmes hémorragiques quand le processus est rapide, des phlegmons crépitants légèremént fétides quand le processus est lent.
| Toxine. Hémolyse. -— Aucune de nos souches ne sécré-.
Aait d'hémolysine. La souche YE ne. CREER pas, de toxine.
Par contre, la souche Mo dans les premiers jours de son isolement, alors qu'elle était pathogène par elle-même, à tué le cobave B. 1 avee 5 ce du liquide de centrifugation d’une culture de 24 heures, en donnant le mêne œdème gélatineux rosé constaté sur B. 84. air
Test d'agglutination : Le lapin B. 13 a été préparé avec la souche YE.
Son sérum agglutinait la souche homologue au 1/25000° et la souche Mo au 1/5000°.
Il n’agglutinait pas les souches G. et Bah. de M. F. Par contre il agglutinait faiblement les trois souchés de Str. Putridus trouvées : Ble au 1,200, Ver au 1/100 et Vi au
“ Sur
Car]
du re «E
1200 ce in prouve la parenté anligénique de ces deux
3 espèces.
POSITION DANS LA SYSTÉMATIQUE : Si on veut ne retenir comme souches de Sir. anaërobius que celles qui pous-
sent sans/troubler le milieu, en donnant des gaz fétides
dans tous les milieux, en particulier en eau peptonée, l'espèce de Krünig-Nalvig est bien uné espèce autonome, el non un groupe ; elle se distingue alors de M. Fœtidus par sa morphologie de streptocoque typique, et de Str. À putridus en ce que celui-ci trouble les milieux Sans , y donner de gaz. Néanmoins ces deux dernières espèces cont “très parentes comme le prouvent les coagglutina-
tions.
Nous insistons sur le fait que les gaz provenant des milieux ordinaires ne contiennent pas d'H?S. Ils sont produits par le métabolisme des peptones (puisqu'ils existent dans l’eau peptonée). L'H?S n’apparaît que dans les milieux riches ou frais, fait à rapprocher de ceux qui ont été mis en lumière par Ayers et Johnston (1) pour les streptocoques facultatifs, qui ne produisent d'HÆS que dans certains milieux riches en composés sulfurés eb en substance déclanchant la fermentation sulfhydrique.
fe STREPTOCOCOUS PUTRIDUS (Schottmüller 1910)
Comme Natvig se réclame des travaux de Krônig pour décrire Str. anaërobius, espèce correspondant aux souches de cet auteur ne troublant pas le bouillon el y dégageant des gaz, Schottmüller en 1919 se réclame des mê-
re nes travaux pour tirer ds classifications confuses ‘de Krônig et Menge les souches ne donnant pas de gaz dans. les milieux mais de la putridité et-.des gaz dans les milieux au sang frais. Cette espèce, Str. putridus, est assise sur l'étude de 25 souches trouvées de 1896
à. 1910 dans divers syndromes putrides, en particulier LES
puerpéraux ; mais si l’auteur, en clinicien, attribue à ce étrepiocoque les maladies graves dans lesquelles on le | trouve, in apporte. pas la preuve expérimentale de son hypothèse, et ne donne de son espèce qu ‘une description extrêmement brève. Ozaki (49) y ajoute quelques précisions, mais il semble qu’ ‘il ait eu entre les mains une souche un peu atypique. De même pour Wehrsig et Marwe- del (44) qui, les premiers, apportent la preuve expérimentale du pouvoir pathogène de Str. putridus:
Nous avons retrouvé trois souches dé cette espèce. L'une, Ble. (observ. XXIX) dans les lochies fétides d’un cas de physiométrie, était absolument typique. Les deux autres, Ver, (observ. XXX) dans les lochies fétides d’une fièvre puerpérale, et Vi, (observ. XXXV) dans les lochies fétides d’un avortement septique, étaient un peu atypiques en ce sens qu'elles donnaient parfois quelques rares bulles de gaz dans les milieux chauffés très riches (bouil- ‘lon W. G. et gélose profonde faite avec.ce bouillon) . Nous avons pu ainsi préciser la morphologie de cette espèce, étendre l'étude de ses caractères culturaux, vérifier la fibrinolyse prévue par Schottmüller, compléter le tableau d’action sur les glucides esquissé por Ozaki, et confirmer en les étendant les essais de pathogénie expérimentale commencés par Marwedel et Wehrsig.
y do —.
Habitat. __ Comme Micrococcus. fœtidus et Str. anaëro- k 1 bius, il se trouve à l'état saprophylique dans. les cavités
naturelles, pouvant à l° occasion devenir leur parasite, et de Jà essaimer dans le sang et ans les viscères, causant des suppurations fétides, des gangrènes ‘et des thrombophlébites, ou infecter les plaies pour les gangréner..
A. MORPHOLOGIE
Streptocoque en courtes chaînettes dans les produits |
pathologiques, en. longues chaînes dans les milieux liqui-
des neutres ; à éléments moyens ; ; donnant des colonies lenticulaires en gélose profonde. "(PI IV).
Forme et dimensions : La morphologie ne. présente aucune différence notable avec celle de Str. anaërobius.
Les éléments sont souvent légèrement aplatis, disposés deux par deux dans les chaînes : on voit aussi des formes bacillaires dans les vieilles cultures. Nous ajouterons que dans les cultures jeunes, les cocci sont en général pag faitement ronds et disposés très régulièrement dans les chaînes. «
Mensuration : Les éléments ont un diamètre moyen ‘de Ô u, 8 (soit la même taille que Sfr. CARO et que Sir. pyogenes).
Coloration : Il se colore bien par les couleurs d’aniline
et reste coloré par la méthode de Gram. Ni capsules, ni
spores, ni cils. 4 B. — PHYSIOLOGIE
Mode : anaérobie strict, ne poussant pas à l'air, mais seulement dans les milieux complètement désaérés.
PL. IV. S Fig. 1. Souche Ble.. 0u:8
Fig. 2. Souche Mer.:4 0p:7-0,8
Fig. 3. Souche Vi... Op;8-0u
treptococcus Putridus
Dans le secteur, Ver... dans les Sérosités À. colonie atypique.
D AO : ù È :; ÿ j Pix Chat
LR
RARES ma Mar
dE Cat Température optima : 37° ; il pousse encore, mais mal 26°, très peu à 22°. 3 Thermorésistance : I1 est tué par un chauffage de 10 mi-
nutes à 80°.
Longévité : Nos souches ont résisté pendant quatre
Semaines à l'étuve ; deux et même trois mois à l'obseu- Pt
rité et à la bio du laboratoire.
pH optima : IT pousse très bien aux environs de 110 1,8:
E pousse encore bien à 8 et 8,2. Au contraire, dans les milieux acides il pousse à peine et en flocons extrème-
ment ténus. CARACTÈRES CULTURAUX
C'est surtout par les caractères culturaux qu'il se distingue de Str. anaërobius ; comme" a dit Schotimüller, il ne donne pas de gaz dans les milieux habituels, mais, au contraire dans les milieux au sang frais.
4 Milieux ne.
Bouillon Martin : en 6 à 8 heures apparaît un trou-
ble homogène, pas très abondant, qui n’augmente plus
après la 24° heure. Le dépôt se fait très lentement et in-
complètement.
Pas de gaz. Odeur à peine perceptible.
Bouillon Martin glucosé : La culture est abondante, constituée par un trouble homogène, plus lente à se déposer, et se déposant parfois en zooglées visqueuses
inconsistantés. (Souche Ver.) Pas de dégagement ga-
eux. Légère odeur putride. Nous avons constaté dans le dépôt microbien la présence de pigment noir.
se CR
Eau. peptonée : Il y pousse à peine, n A2 donnant 5 ni Baz, ni odeur.
(Géléte proionde Vellèn : : En 24 ph. apparaissent. audessous d’une zone stérile variant de 3/4 de cm (sou-. che Ver) à 1 cm 12 ( (souche Ble) de petites colonies * punctiformes, gris- -blanchâires, qui prennent rapidement la forme lenticulaire, et atteignent leur développement ù complet en 2 ou 3 jours ; la taille étant alors de ERP AR à 2%. Ce.sont de belles colonies régulières, du type lentille épaisse, avec des processus apicaux el des formes composées, tricornes, cœur, lampe à arc, etc. Parfois on trouve ja déformation en citron (souche. Vi et des formes en parallélogrammes {pierre à aiguiser de Schottmüller). La souche Ver présente souvent dans le fond des tubes quelques colonies arrondies, irrégulières, mais où on. retrouvé facilement au microscope la forme lenticulaire initiale qui s’est modifiée ensuite.
Il n'y a jamais de bulles de gaz dans la gélose de Veil. lon, même glucosée à 2 % et non nitraiée.
Bouillon W.-G. : Dans ce milieu extrèmement Line où Str. putridus poussé d’une façon exubérante, nous avons observé avec les souches Ver et Vi un faible dégagement gazeux. Ainsi nous pensons que Str. putridus fabrique son gaz non seulement à partir du sang ou du sérum comme le dit Schottmüller, mais encore à partir de l’ascite, comme l’a dit Ozaki, de même qu'à partir de l'extrait de placenta humain, comme l'ont vu Wehrsig et MarwWedel, et enfin à à partir des milieux riches en albumines dégradées comme nous avons pu nous en rendre compte avec deux de nos souches atypiques.
Ce gaz qui explosé dans le tube à j’ouverlure près de
&. la flamme, et noircit le papier au plomb, contient des
traces d’acide sSulfhydrique. L'odeur est très désagréable :
elle est à juste titre appelée putride, bien qu’elle n’ait
| pas l'intensité de celles que donnent B. Paenes B. bifermentans et B. botulinus.
Gélose profonde au Doulion W.-G. — De même que dans le bouillon W. G. les souches. Ver et Vi commencent à y donner du gaz, en quantité variable, mais inférieure à la quantité donnée dans la A ÉAGES au ie
20 Milieux es
if
| Bouillon Martin additionné de blanc d’ œuf coagulé, de foie, de viande : La croissance est ja même qu’en bouillon simple, et les protéines chauffées ne sont pas attaquées. Sérum coagulé : culture très pauvre, en Nr colonies blanches, rondes : il n’y a pas d'attaque du milieu. Lait : la culture est assez pauvre ; AL nya ni acidification ni coagulation du milieu. ë Gélatine : la culture y est peu abondante, etiln y a pas de liquéfaction du milieu. ë.
Bouillon additionné de fibrine chauffée. : nous n'avons constaté aucune modification macroscopique de la fibrine chauffée, fait en apparence contradictoire avec les observations de Schottmüller, qui assignait à Str. putridus un
Di pouvoir fibrinolytique élevé. C’est pour vérifier ses cons-.
tatations que nous avons employé les milieux biopro-:
“Milieux bioprotéiques ÉNE ARAU FN TREr
Bouillon avec fibrine fraîche : La culture est rapide,
abondante, très fétile et gazeuse ; Ja désagrégalion .
de la fibrine commence en 24 heures et elle est plus ou
moins complète selon les souches, la souche Vi la digé-
rant Complètement, les souches Ver el Blé presque com-.
plètement. Dans les débris et le culot RUE là pré
… sence de pigment noir est très marquée.
Organes frais de cobaye ou de, lapin : culture très
rapide, avec dégagement énorme de gaz putrides. Un. morceau de papier au sous-acétate de plomb, approché. du. tube, noircit immédiatement, et se recouvre d’ une abon- . dante couche de sulfure de plomb. Les organes prennent rapidement l’aspect putréfié, verdissent, puis noircisse- :
ment : les fragments de poumons et de foie sont désagrégés par la fonte du tissu élastique et celtulaire, comme
l'avait observé Schottmüller in viv0.
Bouillon au sang ou au sérum : he abondante irès fétide, avec dégagement de gaz très marqué (H°S). C'est dans ce milieu que l'odeur sui-generis est la plus évidente, odeur d'infection génitale putride de la femme.
Gélose profonde au Sang : Au contraire, dans la gélose .
\æ e V4 4 L4 profonde au sang frais, préparée extemporanément,
et réalisant ainsi les conditions de l’hémoculture sur
gélose profonde pratiquée par Schottmüller, un dégagement de gaz très abondant se produit dans les 24 heures, parfois même avant l'apparition macroscopique des colonies. Ce n'est plus les bulles de gaz de certaines souches d ‘Anaërobius, c'est une solution de continuité de la
gélose, qui est rompue él disloquée aussi fortement que par les souches les plus actives de B. perfringens. En ! même temps le sang est noirci. Schottmüller a reconnu au spectroscope la présence d'H?S dans ce gaz. Son odeur, le noircissem ent du papier à l’acétate de plomb nous ont. permis de contrôler ce fait. : | l ; rat 83° Milieux différentiels Bouillon au rouge neutre : comme l’a vu Schotimüller le milieu est viré en 24 heures avec teinte fluorescent. Gélose glucosée au rouge neutre : elle est également virée et devient fluorescente. .
Milieux au plomb : Is sont noircis proportionnellement à la richesse du milieu.
Glucides : Ozaki a vu la production de traces d'äcide dans les milieux glucosés, maltosés et lévulosés, mais jamais dans les milieux lactosés, mannités, dextrinés, glycérinés, etc.
Nous avons étudié systématiquement l’action de nos trois souches sur les glucides. | |
La souche Ble pousse bien en eau peptonée additionnée des divers glucides, mais n’acidifie que le glucose et le lévulose.
La ane Ver pousse très bien dans tous les glucides, mais n’acidifie que le glucose et iégèrement le maltose.
La souche Vi pousse très bien sur tous les glucides mais n’acidifie que le glucose, la mannite et légèrement le saccharose.
Ainsi, en tenant compte de la souche d'Ozaki, le glucose est toujours acidifié (4 fois) ; le maltose est souvent acidifié (3 fois) ; le lévulose est parfois acidifié (2 fois) ; la .mannite est rarement acidifiée (4 fois). ; Le saccharose est. rarement acidifié (4 fois). ANR |
On voil que sur 4 souches étudiées, on ne aise pas faire un tableau de fréquence, et qu ‘il est: imprudent des "ap. pésantir sur la valeur diagnostique de ce caractère cul-
tural qui varie d'une souche à l'autre.
| POUVOIR PATHOGÈNE * Schottmüller n'à obtenu aucune, lésion expérimentale : avec ses souches. Il infère cependant que Str. putridus est un agent sévèrement pathogène chez l'homme, parce -qu'on le. trouve constamment dans un grand nombre d'infections putrides, et souvent en cultures pures. Dans les cas où il est associé, on pourrait le regarder comme un agent d'infection secondaire ; mais quand il est pur, on est obligé de le regarder comme la cause de l’infection. Primaire où secondaire, l’auteur insiste sur son Ca-: ractère envahissant, et sur le fait que dans tous les cas où on le trouve il imprime à la maladie sa signature spéciale, qui est la putridité de l’infection.
Plus tard Marwedel et Wehrsig, avec la souche provenant du cas de gangrène gazeuse mortelle où elle est trouvée en culture pure, reproduisent une gangrène gazeuse foudroyante chez l'animal, qui meurt en 12/heures : 1-ec de culture de 24 heures provoque chez le cobaye de 400 gr. un œdème gélatineux hémorragique avec phlyctène,
È œdème des parois thoraco- abdominales, reins hyperhémiés. On retrouve le streptocoque pur dans le sang du
cœur et la Sérosité de ll’ œædème.
Cette toxicité et celte virulence dispatEtere après quelques repiquages sur les milieux artificiels. RD
L'auteur conclut que Str. putridus peut donner à lui
Seul et dans le secours d'association microbienne un vé-
ritable phlegmon gazeux au même litre que le bacille de Frankel, avec coloration rouge érysipélateuse de la peau,
Voici les protocoles de nos essais pathogéniques :
Souche pie : De la culture totale du pus original, contenant : souche Bla + colibacille + entérocoque, on inocule 2 cobayes:
Cobaye C98 : 2 cc. intramusculaire = meurt en 24 heures d’une gangrène gazeuse très fétide avec œdème de la paroi abdominale et sérosité rouge. Dans. les frottis on retrouve Str. putridus et le colibacille.
Cobaye C99 : 1 cc. intramusculaire = meurt en 48 heures : avec un phlegmon gazeux fermé dont la sérosité rouge renferme les 3 espèces initiales. Es.
A l'étai pur : (c'est-à-dire 5 jours après le prélèvement du
pus).
9 sept. Cob. BI : 5 cc. intramusculaire = ne donne rien.
Cob. B100 : 5 cc. sous-cutané en 24 heures : légère tuméfaction indurée évoluant vers la guérison.
Ainsi 5 jours après-son isolement, la souche Ble avait perdu tout son pouvoir pathogène. : ; Après passage sur les milieux bioprotéiques elle récu-
père son pouvoir pathogène.
Cob. BS8 : 5 ce. sous-cutané = gros placard &'œdème tho-
7 Pr
es
raco-abdominal qui ne s’indure qu'au 4° jour et guérit en 8 jours. PAS | DAT Souche Ver : Le 9-9, quatre jours après le. eee nt) cn. injecte le Cob B2 : 5 cc. sous-cutané = légère tuméfaction qui s'indure, puis guérit. |
Cob. B3 : SRE intramusculaire = rien.
Ainsi. le 5° jour, il n°y avait plus de. pouvoir pathogène.
Avec cette souche, extrêmement gazogène, nous avons essayé de réaliser des infections secondaires. Pour cela, pous avons provoqué la lésion initiale non pas avec une bactérie pathogène, car dans-certains cas il est extrême- -inent difficile de discerner là part de l’un et la part de l’autre, mais avec une toxine filtrée, stérile, provoquant : 1° une intoxication générale paralysant les défenses de l'animal el lé tuant en un temps variable ; 2° une lésion locale consistant en exsudation et hyperhémie favorisant le développement in situ ‘in streptocoque. Nous nous somimes adressés pour cela à la toxine du A septique (que nous conservons dans le laboratoire à l’état de toxine sè- “he) reprise par l’eau physiologique et filtrée sur bougie Chamberland n° 2, donc absolument stérile. Cette toxine | lue le cobaye en 48 h. à la dose de 1/2 à 1 cc. |
Le 10-9 : Le cobaye B11 recoit dans le muscle 1 cc. de toxine ei 2 cc. de la culture du streptocoque en bouillon glucosé de 24 heures. Ce cobaye meurt le 12-9 présentant à la cuisse iniectée un phlegmon gazeux légèrement fétide, dans l’exsudat duquel on retrouve le streptocoque à l'état pur.
Remplaçant la toxine par une bactérie, nous mélangeons 1/4 ce de culture de.B. histolytique avec 5 cc de
DANTÉES © (| LES de Aa") Ru | [RL RL ARR Lu L RE
ne Cl tou
cullure de la souche Ver et injectons deux cobayes le 22 sept.
B23 : 3 cc. sous-cutané, et B30 : 3 co. intramusculaire. Le soir nous constatons que le cobaye B30 présente une crépitation gazeuse de la cuisse, tandis que le cobaye B23 ne présente que la fluctuation des lésions ,d’histolyse.
Le lendemain les deux animaux sont morts. B. 23 avec d’é-.
normes lésions. ouvertes, difficiles à étudier. Maïs le cobaye
B. 30 présente des lésions fermées où l’autopsie montre l'his-
tolyse due au bacille, la présence de gaz et de fétidité due
au streptocoque. Des frottis de la sérosité montrent un mé-
lange abondant de B. histolytique et de streptocoque. Les ensemencements en kouiilon glucosé et en gélose profonde révèlent l’un par sa fétidité et le dégagement gazeux la per-
sistance du streptocoque, l'autre par l'aspect des colonies comment se sont comportées les espèces : on compte environ
60 % de colonies ouatées de B. histol, et 40 % de colonies lenticulaires de streptocoque, Ainsi les espèces, parties dans la
‘proportion de 1 pour 5, reviennent dans la proportion inver-
sée de 3 pour 2, ce qui montre un antagonisme entre elles, et la virulence plus grande de B. histolyticus. *
Le strepiocoque de passage n'est pas virulent. Le 14-10 nous injectons la culture de la souche Ver en milieu bioprotéique.
Cobaye C50 : 3 cc. intramusculaire = en 24 heures gros phlegmon crépitant. Mort le 16-10 : phlegmon gazeux avec hyperhémie et légère fétidité. Dans les frottis de la sérosité et dans le sang du cœur on retrouve le streptocoque à l'état pur. Le str. de passage remis en milieu artificiel n’est ‘pas virulent. Par contre le même streptocaque de passage repiqué sur milieu bioprotéique ést plus virulent.
PLe: 17:10 * Cobaye B40 : 2 ce. intramusculaire = gros phleg-
mon crépitant déjà fétide avant la mort. Mort le 18-10 ; même lésion que le cobaye précédent, avec œdème hémorragique de -l& paroiïe, foie dégénéré, jaune, d'aspect muscade. Présence, du streptocoque à 1h AE pur dans 1a lésion et dans le sang du cœur. | ee
Souche Vi : Elle S sé montrée moins active que la souche Ver:
-A l’état pur dans les milieux ordinaires, de ne ‘donne aucune lésion. Nous n° avons pas étudié son pouvoir infectieux secondaire. Après passage dans Îles milieux bioprotéiques, elle s est montrée légèrement pathogène.
Cobaye B41 : 8 cc. intramusculaire = gros phlegmon crépitant, avec odeur fétide : le cobaye a guéri en 8 jours.
Ainsi, dans Îles milieux habituels, Str. putridus ne nous a montré aucun pouvoir infectieux primaire. Celui-ci ne se révèle que dans les cultures sur milieux bioprotéiques. Il est variable suivant la rapidité du processus. Un pro- CessUus rapide ne donne qu'un œdème un peu hémorragique, un processus lent donne un phlegmon gazeux lésèrement fétide. Infectant secondairement une lésion primaire, le mode d'action est le même, et aboutit à la production de gaz et de fétidité si le processus est lent.
Ces expériences démontrent le rôle pathogène . que:
Schottmüller avait prévu.
Torine. Hémolysine : Nous n’avons pas pu, même avec
Ja souche Ver, de beaucoup la plus active, mettre en évidence une toxine soluble
Aucune des souches de Schottmüller n’était hémolytique à sa technique (gélose du sang). La souche) Ho étudiée par Salus Gotilieb l’aurait-été. Nous nous demandons s’il
— IOI —
n'y a pas eu de la part de cet auleur une erreur d'interprélation due à l’action putréfiante du microbe sur le sang. Aucune de nos souches ne secrétait d’hémolysine, même en milieu bioprotéique.
Tests Sérologiques : Le lapin B. 44, préparé avec là souche Ver est mort à la 5° injection, d’anaphvlaxie aiguë.
Le lapin B. 36 préparé avec la souche Ble a donné un Sérum fortement agglutinant : au 1/5000 pour la souche . homologue, au 1/1000 pour la souche. Ver, au 1/500 pour la souche Vi. Il agglutinait d’une façon douteuse la sou-, che YE de Str. anaërobius au 1/100 et pas du tout la souche Mo. Il n'agglutinait pas non plus les souches G. et Bah. de M. fœtidus, et aucune autre souche des Streptocoques anaérobies en notre possession.
POSITION DANS LE SYSTÉMATIQUE : Nous pensons que Sér. . putridus constitue une espèce autonome, différente de Str. anaërobius, et fondons cette autonomie sur les différences culturales et les tests d’agglutination. Nous n’avons pas pu confirmer ces premières données par les épreuves croisées des antitoxines. L'’obtention d’antitoxine pour ces bactéries est un problème extrêmement délicat, pour lequel de nouvelles souches toxigènes doivent être recherchées, et les milieux bioprotéiques perfectionnés. Ce sera l’objet de nos recherches ultérieures. En l’absence de ce criterium, si on nous permet d'employer pour les bactéries le langage botanique, nous considérons Sfr. anaërobius et Str. putridus comme deux espèces linnéennes distinctes, mais voisines, et entre ces deux espèces existent des souches atypiques qui se présentent comme
nn ODiEE
des variétés jordaniennes de l’une ou de l’autre. Le Strep- tocoque de Silberschmidt se présente comme une variété jordanienne de Str., anaërobius ; les souches d’Ozaki et de Marwedel-Wehrsig, nos souches Ver et Vi, se présentent comme des variétés jordaniennes de Str. putridus. Il est probable que l’étude approfondie de ces deux espèces montreraient la fréquence de ces variétés, pour lesquelles il n’est pas nécessaire de créer de vocables nouveaux, Car il ést facile de les déterminer par le: caractère dominant qui les rapproche de l’une ou de l’autre.
| Chapitre Il. — Groupe des streptocoques ni fétides, ni gazogènes
Krônig et Menge avaient trouvé, des. Streptocoques anaérobies qui ne dégageaient ni gaz ni odeur. Mais ils ne les. avaient pas décrits, ni même séparés d’ une Re indubitable des espèces fétides et gazeuses.
Lewkowicz, par sa description de Str. micros, a ouvért le chapitre. Nous attachant surtout à l’ étude de ce groupe à cause de la première souche que nous avons isolée .-{souche C, observ. I), souche qui ne donnait ni gaz ni odeur, mais différait de Str. micros par sa morphologie et. ses caractères culturaux, nous retrouvâmes par la suite trois autres souches sensiblement pareilles-(A., Ras. et Par.) et ne pouvant être identifiées à aucune espèce connue. UE
Il nous à ainsi semblé que les espèces jusqu'ici étudiées ne représentaient pas la totalité des faits, et nous avons décrit ces quatre souches sous le nom de Str. Intermedius (n. sp.). À
Nous décrirons donc successivement :
Str. micros (Lewk.) ; : Str. intermedius (n. sp.).
We TND I: — STREPTOCOOCUS MICROS (Lewkowicz 4901)
Commie nous l'avons annohcé dès l'introduction, nous désignerons sous ce nom, afin d'être conforme à la nomenclature binominale, le streptocoque anaérobie décrit par Lewkowicz en 1901 et pour lequel il avait proposé Fa l'appellation illégitime de Sfr. dnaërobius micros. (Devant supprimer un des deux noms spécifiques, nous avons conservé celui qui se rapporle au caractère mor- . phologique sur lequel est fondée l’espèce). |
Lewkowiez avait trouvé ce streptocoque dans la bouche des nourrissons ; il en donne une bonne description, le caractère dominant étant la remarquable petitesse des grains.
Jeannin (29) le retrouve dans les infections puerpérales. Le Gros (40) le cite dans sa monographie des streptoco-. ques. Il est décrit dans la plupart des traités de bactériologie français (*).
Nous avons trouvé deux souches facilement identifiables à Str. micros : la souche Pem (observ. XVI) dans un crachat de gangrène pulmonaire aiguë ; la souche Lal (observ. XXXIII) dans les loshies d'une infection puerpérale. Nous avons pu ainsi figurer les caractères morphologiques (planche V}) préciser les caractères culturaux (en particulier dans les glucides) — et quelques
LA É } ù
(*). — Il est dit dans les traités : Retrouvé par LIPPMANN, dans les
voies biliaires. Il nous a été impossible de retrouver le travail de cet
auteur, où un des streptocoques anaérobies qu'il a trouvés dans les: voies biliaires a été identifié à Str. micros.
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propriétés biologiques = (absence d’hémolysine, sérum anti-microbien, pouvoir pathogène).
Habitat : Comme les autres streptocoques anaérobies,
He se trouve dans les que DA ÈUEES
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:. Coccus ertrémement 4 Gram positif, en longues chaï-
. nes dans les milieux liquides, colonisant en gélose pro-
fonde suivant la forme lenticulaire. (PI V.) Forme el'dimensions : Le coccus dans les cultures jeunés est rond ou très légèrement ovale, il mesure de
£ GC u, 25 à 0, 4. C’est dire qu'il est difficile à observer.
Dans les vieilles cultures, Lewkowicz a observé des formes bacillaires.
Lés chaînettes en bouillon En peuvent, avoir 20 éléments et plus. Elles sont ondulées, parfois HT REES par des cocci non colorables. Ho
Coloration : 11 se colore très bien par les couleurs d’aniline, et reste coloré par la méthode de Gram. ;
Immobile et non cilié, non sporulé : aucuñe coloration n’a pu mettre en évidence dans nos souches, la présence de capsules. Aussi ne voyons-nous pas à quoi correspond le « contour délicat, auréolé », que lui assigne Lewkowicz dans sa description, et dirons qu’il n'existe pas de capsule. 3
B. PHYSIOLOGIR à
Mode : C’est un anaérobie extrêmement strict, ne poussant pas dans les milieux incomplètement désaérés et tués par contact avec l’air pendant un temps très court.
A Pose del . Kg Z.
He PI. Y. Streptococcus Micros Fig. r. Souche Pem..., 0u,3-0u,4.
Fig. 2! Souche ILal... 0p:25.
Fenipéiature SE Il ne pousse qu' LPS IS Thermorésistance : IL est tué par un chauffage à 60° pendant 1j4 d'heure (Lewkowicz) eb. Vas 172 heure à 5e (souche Pem).
-Longétité : Pour L., 2 à 3 semaines. ‘a réalité, conservé
en bouillon simple désaéré dans des tubes scellés, à l° obs- A
curité et à température ordinaire, la longévité atteint 6 semaines, et par la méthode de Truche, 3 mois,
pH Optima : Entre 7 et 8. Il pe très mal de 6,5 à 7 et pas du tout au-dessous de 6, 5.
CARACTÈRES CULTURAUX. |
Il ne donne ni gaz ni odeur dans les cultures. Il pousse d’abord très lentement dans les milieux, et très pauvrement, en 5-6 jours. Puis peu à DEA il S ’acclimate et pousse en 48-72 h.
4° Milieux peptiques Bouillon Martin : Culture très pauvre, constituée par un léger trouble pulvérulent, se déposant lentement à partir du 5°-6° jour, en pue poussière. Le milieu n est. pas acidifié.
Bouillon Martin glucosé : culture plus abondante, trouble homogène. Le dépôt est plus rapide, complet au 6° jour, constitué par de très fins grumeaux ; le milieu est acidifié.
Gélose de Veillon :1es colonies apparaissent en 2 à 3 jours, en dessous d’une zone stérile dé 2à 3 cris elles sont d’ahord punctiformes. A la limite de la culture