Chapitre IV. — Les Streptocoques anaérobies SRE de prédilection - Î x
C'est l’existence de ces streptocoques, extrêmement fréquents, qui a, depuis toujours, jetée doute sur la constance de l’anaérobiose stricte des espèces que nous venons d'étudier. |
À notre connaissance, c’est Rist (53) qui, le premier, | en a ébauché l'étude, en décrivant le phénomène, des « zones alternantes ». Il est certain que Krônig el Menge en ont trouvés, car dans la nouvelie série de 1899 (46) « deux stricts se révèlèrent facultatifs par fa suite ». Sternberg (63) propose, dans la description de sa souche, le terme d’ « anaérobie de prédilection ». (Vorzugweise anaërober). À partür de ce moment, les auteurs en trouvèrent fréquemment, mais interprètent différemment leur valeur, sans jamais pouvoir les séparer nettement des anaérobies stricts. C’est le travail de Gräf et Witineben qui va permettre d’individualiser, par la description de la souche « Schwarzenbeck », la seule espèce de streptocoque anaérobie de prédilection qui doive trouver place dans notre travail, car elle se présente d’abord comme un anaérobie strict, qui évolue ensuite vers l'anaérobiose de prédilection, c'est-à-dire la prédilection pour la vie sans air, corroborée par la possibilité de donner à l’air
Ve 120 D libre une culture extrèmement pauvre, parfois difficile à observer. |
La souche « K » de ces auteurs, et le streptocoque de Sternberg sont également des streptocoques anaérobies de prédilection ; mais ils le sont d'emblée, ne présentant pas la phase d’anaérobiose stricte qui précède l’évolution.
. On peut schématiser ces groupes de la façon suivante :
Streptocoques anaérobies de prédilection :
par évolution (Schw. = Str. evolutus) :
d'emblée (K et str. de Sternberg).
Nous disons évolution, sans pour cela prendre position, dans la question de dogme sur la fixité ou la variabilité des espèces. Nous nous sommes placés sur le terrain exclusivement expérimental, et n’exposerons que des faits, quitte par la suite à en proposer un interprétation.
Nous allons donc décrire l'espèce correspondant à la souche « Schwarzenbeck » de G. et W. Mais afin de ne pas consacrer l'erreur par laquelle elle est décrite partout comme anaérobie strict sous le.nom de « Schiwarzenbecki » nous l’appellerons « Streptococcus evolutus (G et W.).
STREPTOCOCCUS EVOLUTUS (Gräf et Wittneben, 1907)
Nous en avons trouvé 14 souches, soit, dans notre slatistique 7 fois plus que micros, fœtidus et anaerobius, 4 fois 2/3 plus que putridus, 3 fois 1/2 plus qu ’intermedius. C’est donc une espèce très fréquente. Voilà leur pro-
“venance : s :
7 souches dans 13 gangrènes pulmonaires : Gold, N 11,
nn
LP F., PL Bah R., Ras Re, “Jar ; (dont ? associées avec des ae streptocoques strictement He Bah. et Ras.). | 4 souches dans 6 dilatations Lan SE D PT ha de LA. 86, S. 94
A souche Fe 10 infections ee ASE
2 souches dans 5 appendicites : M. (14188 Del. |
On est donc frappé de la fréquence de ce nn dans les infections respiratoires ‘IA fois sur 19 cas) et on serait tenté de rapprocher son évolution de son habitat, celui-ci le prédisposant à la vie facultative pape le courant d’air permanent où il vit. je: £
Nous avons étudié complètement 8 souches : Ni, N36, Ras R, PF, PL, Gold, Ja et A71 ; les autres souches ont été déterminées par leurs et ‘dominants. Parmi ces souches, 3 étaient un peu-atypiques ; nous nous Som-
‘mes attachés à l'étude dé leurs caractères aberrants, qui
Tious ont moae les affinités de l’espèce. Nous avons pu ainsi-figuref la. morphologie, et préciser les caractères
culturaux, en particulier dans les glucides.
Habitat : : Cavités naturelles, surtout respiratoires.
A. MORPHOLOGIE
Streptocoque moyen, polymorphe, en courtes et lonques chaînettes, dont les colonies en gélose profonde sont irrégulières, rarcment lenticulaires. PI. VIL-VIIL.
: Forme et dimensions : Dans les exsudats, c’est surtout la forme en diplocoque qui-existe, le coccus étant ovoïde, souvent très allongé ( PI. VII). |
. Dans les milieux liquides, il suit la loi de H. Vincent donnant des chaines de 8 à 30 éléments en bouillon neutre. Le diamètre moyen des éléments est de 0 y, 6 à Op, 7. Certains éléments atteignent 0 p, 8 et même 1 p.
Preyol de.
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type
PI. VIT. Streptococcus Evolutus 1. Souche Gol. 0y,6. Colonies en rosettes de lentilles.