anaérobies
L’ordre dans lequel nous avons décrit les six espèces connues à ce jour, est déjà une base à une classification rationnelle dés sireptocoques anaérobies. À |
Cette classification n'est pas seulement physiologique, mais elle à l'avantage de grouper à, côlé des analogies culturales les analogies morphologiques et lés analogies -de réaction pathogénique.
Dans notre premier groupe M. fœtidus, Str. anaërobius, Str. putridus, nous avons réuni trois streptocoques à gros éléments (0 , 8) à colonies lenticulaires, donnant cles gaz et de la fétidité, bioprotéolytiques, et capable de provoquer chez l’homme et les animaux, principalement des infections fétides et gazeuses, accessoirement des suppurations. | ;
Dans notre second groupe Str. micros, Str. intermedius, nous avons réuni deux streptocoques à éléments petits (inférieurs à 0 u, 7) à colonies lenticulaires, ne donnant
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ni gaz, ni \Gdeurs peptolyliques et none el ne provoquant que aes suppurations banales. |
Dans notre troisième groupe, nous réunissons dans. l espèce Str. evolutus les Streptocoques moyens (0 u, 7) à colonies bourgeonnantes, protéolytiques, présentant une phase initiale d’anaérobiose stricte puis une évolution vers l’anaérobiose facultative, et qui sont des pyogènes. Du point de vue de la systématique, ce sont des sireptocoques légitimes, procédant de l’infériorité des strep- ‘tocoques : symétrie rayonnée (d’où absence des différenciations que permet la symétrie bilatérale ; immobilité, absence de cils) ; absence de moyen de protection (pe sule) : absence de forme de résistance (spores).
A l'intérieur du genre Streptococcus, les espèces anaé-: robies apparaissent comme les espèces les plus infé-: rieures, du fait même de leur anaérobiose : infériorité de
ne pouvoir vivre en présence d'oxygène libre.
Mais les tendances de certaines d’entre elles : 1°-à don-. ner des formes évolutives (formes bacillaires des cocci, formes évolutives des colonies) ; 2° à évoluer vers l’anaérobiose facultative ; 8° l'existence dans chaque espèce de caractères aberranis, et entre les espèces, de types, aberrants, nous montrent le genre streptocoque comme un genre en pleine évolution, ce qui explique les aifficullés d'en classer les espèces, comme en témoignent les nombreux travaux modernes visant à ce but.
Quant à leurs réactions visà-vis des organismes supérieurs, nous avons été conduits par les travaux antérieurs et par nos-expériences à les regarder comme des saprophytes des cavités naturelles de l’homme normal : cavité
— 1 — een
buccale, pareil digestit, on ie canal gé-
nilal. Vienne une effraction des parois, par traumatisme
manœuvre obstétricale, rétention placentaire, etc.) ou
une primo-infection locale, il se jrasse pour les “espèces ‘étides ce que nous avons pu observer. in vitro dans nos
milieux bioprotéiques : la: putréfaction sulfhydrique des
lissus lésés privés de. léurs défenses normales sa cette Fa occasion les bactéries peuvent acquérir un pouvoir pa-
thogène propre el donner soit une infection autogène pri- Maire, Soit une infection autogène secondaire, mais tou-
: jours d° opportunisme, pouvant entraîner une septicémie
ét des métastases, et même provoquer la mort par en-
” vahissement et intoxication.
‘Ce sont, selon l'expression des auteurs, des opportunistes et des envahisseurs.
Les autres espèces agisient comme AGUS les pyogènes.
La recherche d’une thérapeutique spécifique des infeclions engendrées par les ni ae fera l’objet de nos recherches ultérieures.
| Chapitre Ta — Clef de détermination rapide
des Str. anaérobies