‹ Les Streptocoques AnaérobiquesChapitre 7 sur 34 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Historique

LES PRÉCURSEURS : A dire vrai, Rosenbach, (56) en 1884,

avait bien signalé sous 1e nom de Micrococcus fœtidus,

SR

un microcoque anaérobie trouvé dans une carie dentaire. Mais il est impossible de dire, vue la brièveté de la description, s’il s’agit d’un streptocoque. | ne

De so côté, Lemaistre (40 bis). en 1886, semble avoir été le véritable précurseur de la notion d’anaérobiose quant au genre Streptococcus, à propos du streptocoque de la perlèche « Streptococcus plicatilis » (Lemaistre 1886). « Pour obtenir des cultures pures, l’auteur a employé une gelée de fucus crispus. , Il à vu se développer un grand nombre de colonies bien séparées les unes des au- : tres, dont quelques-unes ne contenaient que des diplocoques qui, mis en bouillon, ont reproduit lès beaux échantillons du streptocoque décrit précédemment. L'auteur pense que cet organisme est anaérobie et que c’est pour cette raison qu'il choisit de préférence pour se développer la commissure des lèvres. »

LE rh | : e l s | EcoLe FRANÇAISE : Mais c’est à l’école française que re- à vient Île mérite d’avoir altiré l’attention, non seulement RENE sur les streptocoques anaérobies, mais sur le groupe en- } lier des cocci anaérobies, d’en avoir donné lés premières e à et descriptions, eb d’en avoir esquissé le rôle Na ES -

si important.

SU ., En 1893 Veillon (67) trouva dans le pus fétide d’une . tholinite, ‘dans une angine de Ludwig mortelle, et dans da e un ‘phlegmon périnéphritique un streptocoque fétide et | gazogène, en courtes chaînéttes, qu'il décrivit sous le

AU nom de Micrococcus fœtidus, probablement afin de.ne …

\. RE pas préjuger du genre exact de cette bactérie, son aspect

Fe | streptococcique n'étant pas toujours évident. Plus tard,

Veillon et ses élèves affirmeront la nature.streptococcique.

de M. F, quand ils le compareront d’une manière dubi-

tative aux streptocoques anaérobies entrevus par Krônig / | el Menge, qu'ils tendent à rapprocher de M. F. | en Ce streptocoque est, pour Veillon, l'agent des SUPpÜE ne rations fétides, mais expérimentalement, il ne reproduit tte que des abcès chauds.

; Sa fréquence, son habitat, les syndromes ve dans lesquels on le rencontre souvent, vont être précisés | par les élèves de Veillon dans une série de thèses remarquables, Ë En 1898, c’est là thèse de Rist, (55) qui révèle la présence de cocci anaérobies dans les infections d’origine otique, en particulier de M. fœtidus, qu'il trouve, dans CREER un grand nombre d'infections fétides de l'oreille, ou à point de départ otique, associé aux autres bactéries du vus et de la gangrène. : | PA AE

An

- Ce travail Jui permet. : 4° de préciser la description de M. F. ; 2° d'attirer l'attention sur un aspect très pe cial que Ébué présenter la croissance de certains. Streptocoques anaérobies en gélose. profonde, aspect qui fut ensuite retrouvé par R. Müller (47), UE par Gräf et Witt-

neben !{ 24) et que nous désignerons, pour la ROME

du style, sous le nom de « phénomènes des zones alter nantes » parce qu ‘il consiste en une alternance des zonés. de stérilité et de croissance > dans les parties SUPOTIQUEES

ÿ des tubes de Veillon.

Ea même année, Hallé (24) révèle la présence de M. F.

' dans le vagin, à à l'état normal et à L'état pathologique

infections génitales, rétention placentaire, pus de bartholinites, etc.

Son rôle D est alôrs pressenti par la mie

tion. expérimentale avec des cultures pures, ou en association, $ soit d' abcès, soit de gañgrènes, parfois mortelles

chèz l'animal...

Enfin il cornpare M. F. aux streptocoques anaérobies

entrevus par Krônig et Menge, auxquels il est peut-être

possible de l'identifier.

Toujours en 1898, Guillemot (22) retrouve M. F. dans. 30 % des processus purulents, putrides et gangréneux des voies respiratoires. Enfin, M. F.-associé à B. Ramosus,

: aux staphylocoques où aux streptocoques facultatifs, reproduit la gangrène pulmonaire chez l'animal. Les sou: :

ches de M. F. que Guillemot trouva dans la gangrène pulmonaire, diffèrent des souches de M. F. trouvées par Veillon, Hallé et Rist dans les autres suppurations fétides, et

en particulier ressemblent moins à un streptocoque que

ces derniers.

A RE RS CR an

at

Ta AE ‘ SET.

En 1899 Jules Cottet 9) trouve six fois M. F. dans les

14 abcès urineux ce qui lui permel de conclure au rôle con- 1 sidérable des anaérobies dans la gangrène péri- -urétrale.

Tels sont les premiers travaux établissant l importance

de M. F., la première et la seule espèce de streptocoque À anaérobie décrite jusqu ‘alors, mais ques les auteurs ten-

ri ont soit à rapprocher, soit au contraire à différencier des

streptocoques anaérobies entrevus par les auteurs alle-.

mands Krônig et Menge, dont les descriptions sont trop vagues pour permettre un diagnostic différentiel. Une seconde espèce, bien différente, puisqu'elle n st) ni

“fétide ni gazogène va être isolée. En 1901 Lewkowicz (41),

dans le laboratoire du professeur Grancher, au cours de

| recherches sur la flore microbienne de la bouche du nour-

risson, trouve, parmi les anaérobies habituels, deux Cocci,

dont l’un est un streptocoque, très fin, non pathogène,

qu A appelle Streptococcus anaërobius micros. Pour être en conformité avec la nomenclature binominale, cette espèce sera appelée dans le reste de notre travail : « Sireptococcus Micros » (Lewkowicz). Devant supprimer un des

deux noms, nous supprimons « anaërobius » afin d'éviter la confusion avec l'espèce de Kiônig revue par Natvig, et pour conserver le qualificatif ayant trait au A s

dominant de l’espèce. | A partir de cette époque, les auteurs français vont retrouver fréquemment soit M. F., soit Str. micros, et par-

fois les indéterminables « str. anaérobies de K.et M. » ainsi que d’autres souches qui resteront également in- 5

déterminées.

En 1902 Jeannin (28) er “en relief le rôle des Fat

‘coques anaérobies dans re infections puerpérales pu- >

. rides.

Parmi eux, Jeannin trouve au premier du M. F. due.

quel il Hp les Str. de K. et M, et deux autres es-

‘pèces : une à à gros grains bien espacés, une à petits grains L en longues chaînettes qu'il identifie à Sfr. Micros (Lew-.

Kowicz).

Dans une première série de 41 cas d'infections puer- pérales putrides post-partum, il trouve 8 fois M. F. et 5 fois les autres streptocoques anaérobies. Sur une se- :

conde série de 21 cas, il trouve 6 fois M. F. et 9 fois les

autres Str. anaérobies. Sur une troisième série de 19 cas (rétentions placentaires putrides post-abortum), il trouve -

3 fois M. F. et 6 fois les autres str. anaérobies. Sur cette cérie, il a une mortalité de 35 % reconnaissant en partie comme agent de la septicémie gazeuse M. F. et les Str. anaérobies. Dans trois cas de septicémie gazeuse avec œuf intact, il trouve 2 fois M.F.

Parmi les anaérobies trouvés dans les gangrènes uté-. rines, il mentionne encore M. F,, lui attribuant la forma-

tion de gaz dans toutes les infections où on le rencontre. Dans les infections puerpérales bénignes, il trouve dans chaque cas, soit un streptocoque anaérobie, soit M. F.

Enfin à l’état normal, la vulve et le vagin renferment des

streptocoques anaérobies, mais ceux-ci se trouvent surtout dans le vagin. |

Dans sa dernière observation, où un môle hydatiforme

äboutit à une hémorragie, il trouve dans le sang un streptocoque anaérobie. C’est à notre connaissance, les pre-

4 , le Û + | mières indications que i’on trouve sur la présence des

RDA ; auÊr

Str. anaérobies dans le sang, donc bien avant les auteurs allemands qui en revendiquent la priorité. L'auteur conclut que les agents des infections puerpérales sont les mêmes que ceux des autres infections putrides : oliles, gangrène pulmonaire, abcès appendiculaires, et que par-: mi les espèces les plus fréquentes, il faut compter M. F.

el les autres streptocoques anaérobies.

Il est intéressant de signaler en passant le premier travail d'ensemble sur le genre streptocoque qui fasse allusion aux espèces anaérobies de ce venre. C'est la monographie des streptocoques de Le Gros (40). L'auteur Tap- |

pelle que le genre Streptococcus, découvert par Pasteur, a été désigné sous ce nom par Billroth en 1874 (ét non,

par Rosenbach comme il est dit dans beaucoup d'auteurs), et qu'il fut d’abord considéré comme une bactérie aÉTObie : il rappelle que Lemaistre en démontra l’ anaérobiose. Enfin l'auteur cite et décrit Str. micros (Lewkowicz),

“conclut à la pluralité des espèces facultatives de streptocoques, à l'impossibilité de les classer, mais à la possibilité de les grouper, en les rapprochant ; mais, pour lui, les streptocoques anaérobies ne peuvent pas encore entrer:

en ligne de compte : « ….… laissant de côté les str, anaérobies, dont l'étude est presque complètement à faire, malgré les mémoires importants de, Menge et de Lewkowiez. »

Ainsi les sir. anaérobies n'ont pas encore, malgré les {ravaux initiaux si méritoires qu'ils suscitèrent, droit de cité dans les études d'ensemble. les uns étant méconnus, les autres mésestimés.

À partir de cette époque nous ne verrons plus en France . que des notes ou des travaux signalant la présence des

“lémur à porte d'entrée pulmonaire, trouve à

et KE. Rist (25:

Str. anaérobies. dans des cas nouveaux, où essayant de -

préciser leur rôle.

En 1902, dans une nole sur la Das téno loue de 7 cas de. ï

salpingite suppurée, Rist (54) signale 3 cas dus à des anaérobies, dont À str. anaérobie semblant identique à celui de. <

Krôünig et Menge. La même année, paraissent une série — de notes de Gilbert et ses élèves signalant la présence de ;

sir. anaérobies dans les voies biliaires. Gilbert et Lippmann (15) étudiant le microbisme normal des: voies! biliaires extra-hépatiques, y trouve des anaérobies Stricts, parmi lesquels une fois un str. anaérobie. ÿ

Etudiant la bactériologie des cholécystiles, les mêmes “ auteurs”(16) trouvent trois fois des str. anaérobies dont-

lun-est. ME.

Plus lard les mêmes auteurs (17) terminant celle étude, retrouvent un cas de cholécystite à Sir. ‘anaérobie, ce qui porte dans leur statistique, la fréquence de celte bactérie à? 29 % des cas de cholécystite.

Lippmann et Foisy (42): dans à une ostéomyélite aiguë du côté de ba-:

cilles anaérobies £ Streptococcus Anaërobius (Krônig):

Gouraud (20) signale la présence de str. anaércbies dans

une infection puerpérale et une gangrène pulmonaire.

Dans deux importants mémoires, Guillemot, Jean Hallé apportent de nouveaux documents sur la question. Le premier mémoire, historique et technique, met en relief. dans les pleurésies putrides, l'importance des’ anaérobies, et parmi eux M. F. qu'ils trouvent cinq fois sur 13 cas, et dont ils donnent une nouvelle descrip-

tion.

Lee F4 a RUE {4 Vi Ex ÿ \ " | sx 7 Gr | qe ne 20 mi 3 Ip $ Ne ; k $ 4 # « ÿ Dans lé deuxième mémoire, les aûteurs relatent a

| essais de reproduction expérimentale des pleurésies pu-. “# trides, à l’aide du pus. Dans les exsudats des pleurésies ne putrides expérimentales de l'animal, on retrouve les Pi anaérobies, en particulier M. F. Parmi les conclusions . nombreuses et importantes auxquels leurs travaux ont

* conduit ces auteurs, il en est que nous devons retenir, car

phyte sur les muqueuses des cavités natureiles. »

elles s'appliquent bécane à M:F.. |

« Les germes strictement anaérobies ne tue pas. une flore spéciale aux pleurésies putrides. Ce sont ceux | | de toutes les suppurations à caractère ‘putride et gangré-

: Teux,- ayant pour origine soit Je tractus digestif et ses

in annexes, soit l’appareil respiratoire, soit les organes #énito- urinaires. |

» Plusieurs de ces germes se retrouvent à l'état SaPrO- |

Mais on ne peut trouver aucune nouvelle précision sur le rôle exact de M. F. en culture pure et la nature des

lésions qu'il provoque.

La revue générale de Rist en 1905 (55) va résumer les notions acquises sur les anaérobies pathogènes des sup-

. purations gangréneuses, où la place des microcoques est importante, en particulier de M: F., et des Str. an. de Krénig el Menge. Elle souligne surtout leur fréquence dans les gangrènes pleuro- “pulmonaires el ve affections des voies génilalés de la femme:

Il est intéressan! de résumer ici la conce eplion de l'auteur sur le rôle des anaérobies dans ies processus gangréneux et putrides. Les anaérobies existent dans les cavités naturelles. Vienne une lésion, ils s'y transportent,

io

pullulent, et envahissent le Processus, ‘déelanchant ainsi.

— 21 — | es ER = . na Wu AL à .

l action pathogène qui leur est propre, réalisant les gan-

grènes pulmonaires, génitales, appendiculaires, pores te

*£ "Str. anaérobies dont deux fois M. F.

buccales, otiques, etc., etc.

- En 1907, le travail de Jeannin (29) sur la bactériologie de l'utérus au cours des infections puerpérales va mar f quer la fin des {ravaux initiaux de l’école française sur

-la question. Sur une série de sept observations de fièvres puerpérales terminées par la guérison, l'auteur trouve RAR

cinq. fois des anaérobies, parmi lesquels trois fois. des

Tel est l’état de la question en France en 1907. Ge sont |

les espèces Micrococcus Fœtidus et Streptococcus Mi-

cros qui résument à elles seules la notion de Streptoco-

que anaérobie, et, en dehors d'elles, les auteurs parlent de Str. an. d’après les travaux de l’école allemande, mais sans s'attacher à différencier entre elles les diverses.

souches de Str. anaérobies ainsi trouvées, pas plus qu'ils

pe cherchent à établir les KApore exacts entre M. F. et)

les Str. anaérobies.

ECOLE ALLEMANDE : Parallèlement aux travaux de l’école

française, mais postérieurement à eux, les travaux de’

l'école allemande vont s'étendre de 1895 à 1913, décrire de nouvelles espèces, préciser leur physiologie et leur. ro'e. Les précurseurs en furent Krônig et Menge.

no PP “Dès 4895, Krônig (35) trouve dans le vagin de femmes enceintes ; un grand ‘nombre de souches de streptocoques ‘ anaérobies qu'il essaye de class er suivant deux espèces: sa DRGILIOPE espèce répond, sans aucun doute, non pas à une espèce, mais aux espèces félides et gazogènes. C'est pourquoi il a été impossible aux auteurs français soit de s comparer leurs espèces piee Str. de Krônig, soit d’identi- | fier leurs souches à l’un d’eux. Quant à la prétenone rene espèce, elle. ne diffère de la première que par la ‘ grosseur des grains, « souvent réunis en amas ». S'agit-il de M.F.?Ilest difficile de le dire, Enfin l’auteur annonce qu'il a trouvé un coccus coagulant le lait. Est-ce un streptocoque ? Ii est impossible de le dire- |

De son côté, Menge (45) ayant étudié la flore vulvo/vaginale, el retrouvé des streptocoques anaérobies, ces deux auteurs se réunissent pour publier un énorme travail sur la baclériologie du canal génital de la femme (36), où ils disent avoir trouvé douze fois des sitreptocoques anaérobies dans les sécrétions vaginales de femmes saines ou ‘malades : mais il n'est plus question ici d'espèces diffé- -renfes et la description reste assez courte et assez vague pour pouvoir y faire entrer tous les streptocoques anaérobies possibles.

Ce travail va donner lieu à des vérifications plus où moins probantes qui vont soulever le problème des strep- . tocoques anacrobies. : fes ; Stähler et Winckler (62; par exemple, trouvent dans J un tiers des suites de couches étudiées. des anaérobies

‘stricts, la plupart streptocoques - HE

Koblanck (31) au contraire, met: en doute leur existence,

“entrevoyant déjà l’inconstance de l’anaérobiose pour cer-

tains streptocoques. FE TON

Aussi Menge et Krônig (46) reviennent-ils sur la ques- \a

tion, mais cetle fois pour. défendré l'existence des strep- {tocoques anaérobies, ‘el apportent 15 nouvelles souches. 7 Du point de vue de la morphologie, tous les Str. anaéro< bies se Fessemblent. Quant à leurs caractères culturaux, des différences permettent d'établir deux groupes : Fun trouble le bouillon, l’autre le Jaisse clair. On voit donc que Menge et Krônig continuent à travailler avec plusieurs espèces sans pouvoir les distinguer. Néanmoins, cette remarque est fort judicieuse, et les espèces ‘entrevues par eux el qui seront ensuite revues par Natvig et Schottmül- ‘ler, se distinguent par plusieurs caractères dont l’un est la façon dont elles poussent en milieu liquide. Suivent un grand nombre d'expériences : 1° pour prouver à Koblanck que les générations successives de Str. restent bien anaérobies :; 2° pour étudier la symbiose des Streptocoques anaérobies avec d’autres bactéries. Un grand nombre de conclusions affirment péremptoirement l'existence ‘des Str. an. stricts, la pluralité de leurs espèces (parmi lesquelles l’une est fétide), leurs propriétés envahissanes vis-à-vis de l'organe humain, leur qualité de parasite, leur présence dans les maladies viscérales putrides, leur tendance à la symbiose dans ces maladies. à

En somme, Krônig et Menge, lant séparément qu'’ensemble, ont entrevu l’importance de la question et ses . multiples arcanes, mais ne sont pas arrivés à discerner les diverses espèces auxquelles répondaient leurs souches.

Les doutes émis par Walthard (70) quant à leur exis-

LATE MR 24 Le tence et par Bumm quant à leur pouvoir pathogène laissent la question en suspens. | é

Le travait de Sternberg (62) paru en | 1900 et intitulé :

« Ein Anaërober Strepiococcus » va introduire dans la

question une notion nouvelle, qui, mal interprétée, va donner lieu à une erreur, transmise actuellement de traité en traité ét qu'il nous importe de rétablir. Cette notion nouvelle est celle d’anaérobiose de prédilection. L'auteur dit dans son titre « Un Streptocoque anaérobie » et non pas « Un Str. anaérobie strict » et à aucun endroit de son travail il ne prétend avoir affaire à un streptocoque

Strictement anaérobie. Au contraire, il décrit les cultures

aérobiès très pauvres qu'il obtient de ce streptocoque à gros éléments, trouvé dans un cas d’actinomycose pul- Imonaire. les compare aux cultures anaérobies exubérantes venant du repiquage des cultures aérobies et qu'il n’a étudiées que sur deux milieux (gélose profonde sucrée, et bouillon sucré) et conclut :

«Nous avons eu affaire à un streptocoque anaérobie de prédilection (« Vorzugsweise anaerobes Wachslum/ /») qui constitue une espèce particulière non mentionnée dans la littéralure, en particulier dans l’atlas de Migula.…. ».

Nous tenons à citer textuellement les phrases de son travail qui nous ont permis de rectifier l'erreur générale. «Description des caractères culturaux (milieux aérobies » ensemencés avec la culture anaérobie initiale en gé- » lose sucrée). Sur gélose inclinée (à l’air) se forme une » culture fine, délicate, composée de toutés petites colo- » nies distinctes. Sur les plaques de gélose sucrée (et plus » loin sur les plaques de gélose ordinaire), se développent

CR LE. SOS P Mac hu NT 21

a FN tel

» de petites colonies à à peine grosses comme une têté: d' 2:

» pingle, etc. Le bouillon reste clair et présente un dé:

» pôt maigre... En bouillon sucré le dépôt est abondant. » Suit la description des autres caractères cultu-

raux, évidemment pauvres, sur les milieux, gélatine (non RMS | Le : \ MONTE OA liquéfiée), sérum, pomme deterre. Ne,

» Une croissance riche ne s'obtient qu'en gélose. sucrée » anaérobie et en bouillon sucré », etc. |

Ainsi, il ne faut plus compter le streptocoque de Stern-

berg comme un anaérobie strict, mais comme un anaéro-

bie de prédilection ; quant à la désignation, toute réserve faite sur la valeur de cette description en tant qu’espèce nouvelle, -— le sujet sortant du cadre de ce travail, yes elle ne peut pas être, comme l'ont proposé Le Blaye et |

Gugenheim (39), « Streptococcus Sputigenus anaërobius » (puisqu'elle n’est pas en conformité avec la nomenclature binominale et qu’elle consacre une erreur). Aussi dans le reste de notre travail la désignerons-nous ainsi

« Streptococcus Sputigenus » (Sternberg 1900).

* En 1901 Caterina (8) trouve un sir. anaérobie dans une endométrite putride.

En 1902 Bohne (3) publie sa statistique : dans 20 % des sécrétions vaginales prélevées chez des femmes enceintes, il trouve des Str. anaérobies, ét Wallgreen-(69) pu- ‘olie un cas grave (abcès du paramètre après avortement et abcès métastatique du cerveau) d'infection puerpérale à Sir. anaérobie.

Silberschmidt (61) étudie la bactériologie de six cas de «“ gangrène foudroyante », phlegmon et tétanos, chez l’homme ; dans l’un de ces cas, une gangrène de

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