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C. — ACTION SUR LES AUTRES ORGANES

Les sécrétions des différents organes consécutives à l'administration de ces substances ont été systématiquement étudiées.

Différentes fonctions ont été perturbées à la suite d'injection de très fortes doses chez des rats, mais il semble que jusqu’à présent on n’ait pas provoqué, avec des doses normales, des phénomènes contre-indiquant l’utilisation de ces produits en clinique.

Les quantités utilisées expérimentalement pour provoquer certains accidents sont très élevées si on les rapporte au poids total de l’animal et loin de la dose thérapeutique insuffisante pour les reproduire; des doses faibles ont cependant, dans certains cas difficilement prévisibles, donné lieu à des réactions hématologiques et cutanées qui constituent d’ailleurs les inconvénients bien connus de toute chimiothérapie.

Les auteurs américains ont, à la suite d’un nombre considérable d'expériences, apporté des précisions intéressantes sur les actions secondaires des anti-thyroïdiens.

Passant en revue la réaction des principaux organes

sous l'effet de ces sub$tances, ils ont enregistré les résultats suivants :

— L'hypophyse n’est pas inhibée dans son action gonadotrope, mais elle voit son action adrénotrope légèrement augmentée.

— Les parathyroïides sont tantôt normales, tantôt scléreuses et en partie dégénérées; mais dans ces cas,

les lésions observées ne sont pas en rapport avec la dose administrée.

— Les surrénales des rats traités par le thiouracil sont plus petites que celles des animaux témoins; mais dans ce domaine on n’a pas à craindre un effet secondaire important chez l’homme : chez seize sujets ayant été soumis à une cure normale de thiouracil, les dosages (pratiqués dans le sang et les urines) des corps en rapport avec la fonction médullo-surrénalienne n’ont pas montré que cette fonction fut perturbée.

— Le foie des animaux conserve son volume normal, bien que l’on pourrait s'attendre à constater une diminution comme cela se produit après thyroïdectomie.

— Les reins en tant qu’organes d’élimination sont particulièrement intéressants à étudier; ils présentent une légère infiltration. Sous l'effet de quantités importantes de thiouracil, on a pu provoquer des hématuries avec dépôts plus ou moins cristallisés dans les reins, les uretères, la vessie.

— L'appareil pulmonaire réagit, lui aussi, aux fortes doses. On a provoqué chez des animaux des œdèmes pulmonaires entraînant ‘rapidement la mort.

L Le cœur des rats a son rythme ralenti après administration prolongée de ces produits. La tolérance de l'appareil cardio-vasculaire est accrue à l’adrénaline.

Des dosages dons le muscle cardiaque ont montré que la quantité nécessaire pour provoquer la mort était plus grande chez les animaux traités par le thiouracil que chez les animaux témoins.

D'autres, à qui l’on avait administré de la thyoxine montraient une tolérance à l’adrénaline plus faible encore.

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