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L'un et l’autre composé agissent d’une manière comparable sur le M. B., la tachy-arythmie, l’état général.
L'Aminothiazol aurait même une action plus favorable sur le goitre que le Thiouracil puisqu'il ne provoque, à la suite d’un traitement prolongé, aucune augmentation de volume.
L’Aminothiazol, comme les autres substances antithyroïdiennes agit là où le traitement classique a échoué; c’est un fait désormais bien connu. L’observation suivante en est un exemple
OBSERVATION pu DocTEUR LEFÈVRE
Mme C.……., trente-huit ans, vient consulter en janvier 1946.
jette malade a été atteinte, quelques années auparavant, d’une gastrite dont elle ne souffre plus actuellement; elle à trois enfants en bonne santé.
Mme CC... présente des signes subjectifs et cliniques de maladie de Basedow : anorexie, amaigrissement considérable depuis quelques mois, nervosisme et fatigabilité.
A l'examen, on note une exophtalmie bilatérale très prononcée, un goître petit et médian, un tremblement très rapide des extrémités.
Le pouls tachy-arythmique est à 120.
La tension artérielle s'élève à 18-10,
Le métabolisme de base montre une augmentation de + 87 %.
Le traitement suivant : « di-iodlotyrosine, gynergène, hypalène >» n'apporte aucune amélioration des signes cliniques ou subjectifs d'hyperthyroïdie; le pouls est toujours à 120.
La tension artérielle : 14-7.
La classique solution de lugol est prescrite en février 1946 mais, à la suite de ce traitement, l'état hyperthyroïdien s'aggrave encore, le pouls bat à 132.