CANTO L
La tension artérielle est de 14-8.
La formule sanguine révèle une légère hyperleucocytose.
Les urines contiennent des urates en quantité assez importante mais pas de sucre, ni d’albumine.
On prescrit à cette malade
— Quatre comprimés par jour d'abadol,
— $Six comprimés par jour de nicobion.
— du carbodausse,
Après deux jours de traitement, Mme V... est fortement agitée. Elle présente une excitation psychique importante, pouvant 6voquer un accès maniaque larvé.
On supprime l'abadol, les troubles mentaux disparaissent en vingt-quatre heures.
OBSERVATION pu DOCTEUR GERMAIN
Mlle R.., vingt-trois ans, ést soignée pour un Basedow léger. Elle prend quotidiennement trois comprimés d'abadol. Après un mois de traitement, on observe l'amélioration des signes subjectifs de l’état général, le retour du M. B. à un taux normal.
Le traitement d'entretien est poursuivi mais, quinze jours plus tard, la malade se plaint de prurit généralisé. Une éruption urticarienne ne tarde pas à apparaître, nécessitant la cessation. du traitement : prurit et urticaire disparaissent alors.
Dix jours plus tard, une nouvelle administration d’abadol déclenche à nouveau l'éruption. Le traitement est alors définitivement interrompu.
Ces réactions bénignes dont nous venons de voir deux exemples, ne doivent cependant pas nous inciter à. n'utiliser l’Aminothiazol que dans les cas d’hyperthyroïdie sérieuse contrairement à l'attitude désormais adoptée par les auteurs américains à l'égard du Thiouracil. Il nous semble que la possibilité d’accidents bénins et de réactions qui disparaissent dès la ces-
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sation du traitement ne doivent pas nous priver d’un agent thérapeutique réellement efficace.
Du fait de son innocuité relative, l’Aminothiazol est appelé à être utilisé sur une plus large échelle que le Thiouracil.
Dans tous les cas où il sera employé et quelle que soit la dose, il convient de surveiller étroitement le malade, comme nous l’avons dit précédemment, lors de l'étude du Thiouracil.