‹ Les successeurs de Cyrano de BergeracChapitre 24 sur 111 · Conseil de Genève 172, p. 84 : vendredi l mars · texte numérisé non relu

Conseil de Genève 172, p. 84 : vendredi l mars

2. Registre des baptêmes de Saint-Pierre, mars 1672. C'est le pasteur François Turretin qui baptisa Jcan-Anthoine Foigny, le parrain fut Jean Anthoine Lullin.

3. Vénérable Compagnie, cote M. (1o septembre 1G71, 15 août 167'.)) : du vendredi 21 février 1673 : convocation pour pourvoir à la place de chantre à Saint-Pierre.

4. Id. vendredi 28 février 1673 : Brusier, Foigny et Pela indiqués pour la place de chantre ; même jour, convocation pour la provision de la place de chantre à Saint- Pierre, et pour l'emploi des envoyés quant à la prédication.

ié LA VIE DE GABRIEL DE FOIGNY

bonne, k qu'il y a certaines choses contre Foignv qui mériteraient d'être éclaircies ». Il sera donc réclamé aux Consistoires de Morges et de Lausanne des précisions sur la vie "menée par Foigny dans ces deux villes. En attendant, la Vénérable Compagnie proposera que Brusier chante le jeudi suivant à Saint-Pierre et le sieur Burnat à Saint-Gervais*.

Jacques Sarrazin fait part au Syndic des résolutions de la Vénérable Compagnie en ajoutant qu'un délai de quinze jours est nécessaire pour recevoir les résultats de Fenquête faite à Morges et à Lausanne. Le Syndic ne s'y oppose pas sur le moment, mais le lendemain revirement complet. Le Conseil de Genève, s'appuyant sur l'ordonnance de Berne qui a déchargé Foigny des griefs invoqués contre lui, confirme qu'il chantera le lendemain dimanche à Saint- Pierre*.

Notre libertin avait tout lieu d'être satisfaite II chante à Saint- Pierre le 9 mars. Cependant le Consistoire, se refusant à capituler, propose de remplacer Foigny le dimanche 16 et le jeudi 20 par le sieur Pela. Le premier Syndic, dans l'appréhension que la Vénérable Compagnie procède à l'élection définitive du chantre de Saint-Pierre, laisse entendre au Modérateur qu'il désire voir cette élection reculée après le jugement d'une affaire Daudet. La suggestion est accueillie favorablement, la Vénérable Compagnie comptait sur trois lettres qu'elle entendait bien mettre auparavant sous les yeux du Conseil de Genève : deux de MM. de l'Eglise de Morges émanant du pasteur Devenoge et du sieur Blanchon, diacre, et une du sieur Decombe, pasteur à Lausanne, au nom de l'Eglise de Lausanne*.

Nous avons seulement, à cette date, la lettre Devenoge. Il supplie, en la terminant, ses très bons frères de la Vénérable Compagnie de ne pas employer Foigny à l'impression des livres « de notre sainte confession, et même de l'éconduire » s'il désirait les connaître.

1. Vénérable Compagnie, cote M. vendredi 7 mars 1673 : Rapport des commissaires sur la capacité des sieurs Brusier, FoipTiy, Pela, Burnatpourle cliant.

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