‹ Les successeurs de Cyrano de BergeracChapitre 47 sur 111 · Registre Conseil Genève, 177, p · texte numérisé non relu

Registre Conseil Genève, 177, p

venus faire instance pour faire exécuter les arrests du Conseil à l'esgard des nommés Saint Maoris, de Foigny et L'Espérance auxquels a esté enjoint de se retirer de la ville et qui néantmoins ne laissent d'y demeurer et que ce dernier est suspect de fabriquer des fausses monoyes et de s'estre retiré de son païs pour avoir commis un homicide, outre qu'estant papiste, il habite une maison à Chesne dépendante de la souveraineté, de quoi en opinant auroit esté interjette qu'il y a encores un garde de scel papiste qui l'éside audit lieu dans une maison de la souveraineté. Arresté que l'on commet Noble Pierre Rillet pour faire sortir ledit Saint Mauris de ceste cité, que Ton tolère le nommé de Foigny dans la ville pour bonnes considérations durant le bon plaisir de la Seigneurie, surceoyant de résoudre ce qu'il escheri-a de faire concernant le nommé L'Espérance de quelques jours*.

VII. 1679-1684. FOIGNY ET SA SERVANTE JEANNE BERLIE. SON RETOUR A LA RELIGION CATHOLIQUE. IL QUITTE GENÈVE.

Foigny, bien qu'ayant obtenu gain de cause, se rend compte qu'on ne joue pas impunément avec le feu. Le voilà momentanément assagi. Il nest mêlé à aucun scandale de 1678 à 1683; son nom ne figure que dans des actes relatifs à sa progéniture :

En octobre 1679 il a un troisième fils, présenté au baptême par un professeur de droit Gabriel Vitrarius et, le 15 janvier 1680, il met en apprentissage son aîné, Benjamin, chez Jacques Jay, maître horloger.

Son quatrième fils, né le 1*"^ mars 1681, est baptisé quelques jours après; son parrain est Jean de la Combe.

Enfin le 23 juin 1683 il invoque sa profession de maître d'école pour être déchargé de loger des soldats^.

Six années de vie raisonnable et sérieuse c'était plus qu'on ne pouvait espérer de Foigny. Largement quinquagénaire nous le retrouvons veuf et en prison, accusé du crime de paillardise : il a débauché sa servante, Jeanne Berlie, enceinte de ses œuvres. Le conseil de Genève presse Jeanne Berlie de soulager sa conscience et ordonne qu'elle sera visitée par un chirurgien et une sage-femme ; le premier s'assurera quelle n'a pas le mal vénérien^

Le 5 avril 1684 le jugement est rendu : la Berlie devra reconnaître sa faute, genoux en terre; Foigny se chargera de Fenfant et suppor-

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