Id. 184, p
ht LA VIE DE GABRIEL DE FOIGNY
tera les dépenses occasionnées par raccouchement; tous deux paieront les frais, etc, et ils sont renvoyés devant le Consistoire.
Du samedi 5 avril 1684, Gabriel de Foigny, Jane Berlie. Prisonnier sur raccusation de Jane Berlie. Veuës sesresponces, répétitions, confrontations et raport de visite pour sçavoir si elle est enceinte, arresté qu'on les condamne à recognoistre leur faute céans, ladite Berlie à genoux en terre et ledit Foigny à se charger de l'enfant* et frais de l'accouchement, sauf son retours et deffences au contraire et chacun en leurs despens solidairement avec recours contr'elle s'il paye les frais d'icelle et renvoyés au Vénérable Consistoire*.
Foig-ny entend bien se laver de cette flétrissure en en laissant le poids sur Jeanne Berlie. Il prépare, de concert avec son ex-servante, une petite comédie destinée à le faire passer comme la victime d'une erreur judiciaire. Devant un sieur Mauris, châtelain et notaire ducal à Bernay, Jeanne Berlie déclare quelle a faussement chargé Foigny de la paternité de son enfant; il serait d'un nommé Mathieu Migard de Versoix qui lui aurait promis le mariage et c'est k la suggestion de leurs voisins, un sieur Morell entr'autres, qu'elle a fait sa fausse déclaration. Le Consistoire saisi à nouveau le 17 avril du cas de Jeanne Berlie, laisse le jugement à Dieu et à sa conscience; elle sera censurée de sa faute et fera réparation en demandant pardon à Dieu, genoux en terre, avec défense de recevoir la Sainte- Cène.
Le jeudi 17 apvril 1684, A comparu Jeanne Berlie appelée pour sa paillardise, ce qu'elle aadvoué et de l'avoir commise avec un nommé Matthieu Migard de Versoix, soubs promesse de mariage s'en trouvant enceinte, advouant d'avoir chargé le sieur Fouenix, son maistre, en justice, mais l'avoir fait pour y avoir été solicitée et persuadée par leurs voisins, comme le sieur Morell et autres. Sommée d'advouer la vérité et ne charger un innocent, puisque ledit Fouenix, son maistre, a esté condamné par la sentence de Nos Seigneurs, il est chargé de l'enfant, a persisté en sa déclaration. Adviséd'en laisser le jugement à Dieu et à sa conscience et la griefvement censurée de sa faute de laquelle elle fera réparation, demandant pardon à Dieu genoux en terre avec delfense de la Sainte Gène absolue^.
Huit jours après, Foigny est appelé, à son tour, devant le Consistoire. Naturellement il nie formellement ses rapports avec Jeanne