HT
laient pas e gcograans solus’il fallait une route eux tenter > et par le ion entre nme on le
ordenskjold, sous silence, plus intéres-
voit, retourner en arrière, reprendre sur nouveaux frais les entreprises qui ont immortalisé les Franklin, les Mac-Clintock et les Mac-Clure. Cette fois l'initiative partit de l'Autriche, c'està-dire d'un pays qui n'était Pas, par sa position géographique, directement intéressé à la solution du problème.
Deux officiers, l’un russe, l’autre autrichien, ayant déjà donné, dans plus d’une entreprise de ce genre, des preuves d'intelligence et de courage, MM. Payer et Weyprecht, furent placés à la tête de la nouvelle expédition, qui fut richement subventionnée par deux seigneurs autrichiens, les comtes Lichy et Wilczec. Ce dernier fréta, à lui seul, un bâtiment chargé, sous son commandement, de devancer les deux officiers à la Nouvelle-Zemble et d'y déposer des approvisionnements de tout genre.
Le Tégétoff était un vapeur à hélice, de deux cent vingt tonneaux, monté par vingt-cinq hommes d'équipage, y compris le capitaine norwégien Carlsen, que l'on devait prendre à Tromsoë, en qualité de harporucur et de guide au milieu des glaces. Le Tégétoff avait pour mission d'étudier les régions peu connuc: des mers arctiques, particulièrement au nord de la Sibérie; de voir s'il était possible de gagner de ce côté le détr :t de Behring. Il ne devait s’aventurer vers le pôle que si, au cours de deux hivers et de trois étés, il ne Parvenait pas à doubler le Cap Sévéro, pointe extrême de l'Asie,
D D ge Ps épées
Le Tégétoff quitta Tromsoë! ie 14 juillet 1872, doubla le cap Nord de l’Europe vers la fin de ce mois, se dirigea vers Novaïa-Zemlia, et ne tarda pas à voir les premières glaces par 74 degrés, Jusqu'ici tout allait bien; mais des difficultés inattendues n’allaient pas tarder à se présenter. D'abord l'été de 1872 fut rude en ces climats, et le navire fut souvent arrêté par les glaces le long de la côte occidentale de la Novaïa-Zemlia. Il rencontra le yacht norwégien l'Isbjorn, frété par le comte de Wilczec et chargé d’approvisionnements, qu'il devait déposer au cap Nassau, pointe extrême de la Nouvelle-Zemble, au nord. Le dépôt s’effectua, le 16 août, dans l'intérieur d’une crevasse étroite, inaccessible aux ours, et le 48, les deux équipages Célébraient d’un commun accord la fête de l’empereur François -Joseph.
Le 21 août, les deux navires se céparèrent, et pendant vingt-cinq mois on n’eut plus de nouvelles du Tégétoff. Le comte Wilczec fit confectionne: quantité de petits ballons en caoutchouc qu'il distribua, muni de dépêches, aux baleiniers en partance pour les mers du Nord, afin que, arrivés aux lieux de leur station, ils les pussent làcher dans toutes les directions. Les gouvernements anglais et russe donnèrent des ordres pour que l'on s’enquît du sort de l'expédition.
M. Peterman, savant allemand dont nous parlerons plus loin, avait soutenu qu'on n'aurait pas
! Port de la Norwège, par 69 degrés de latitude.
et 1872, in de ce ne tarda és, Jusinatten- D'abord à navire la côte ontra le \mte de ju'il dele de la fectua , étroite, uipages e l’em-
rent, et le noufectionuc qu’il iers en arrivés
lâcher nts anue l'on
18 parait pas
de nouvelles du Tégétoff avant l'automne 1874. Le 3 septembre, en effet, on apprit tout à coup que MM. Payer et Weyprecht venaient de débarquer en Europe, et peu de jours après ils étaient de retour à Vienne, où les attendait un accueil enthousiaste,
Voici ce qui leur était arrivé :
On a vu que le 21 août le Tégétoff avait pris congé de l’Isbjorn. Le soir même il était enfermé par les glaces et prisonnier pour deux ans. On sait également que l’automne de 1872 a été excessivement froid. Il n’y eut pas moyen d'entamer la glace par la scie ou la mine. La banquise dans laquelle le Tégetoff se trouvait engagé et comme encastré s’en allait doucement à la dérive vers ja direction du nord-est. Toute trace de terre avait disparu.
Cette situation, déjà fort triste en elle-même, se compliqua à partir du 13 octobre. Le navire ge voyant de plus en plus exposé à périr écrasé entre les blocs de glaces qui se pressaient sur ses flancs, MM. Payer et Weyprecht se trouvaient heureux de ne pas être tourmentés per une de ces terribles bourrasques qui les avaient si fortement éprouvés en 1869 et en 1870, sur les côtes du Groënland. Les chiens (il y en avait sept à bord) avaient été installés sur le pont, dans de
grandes caisses garnies de paille. Cet animal, si précieux dans ces parages, le devint davantage dans les tristes circonstances où l'on se trouvait. Il garantissait l'équipage contre l'attaque des ours
blancs. On tua, dans le cours de ces deux années, soixante-sept de ces animaux, dont la chair fut conservée avec soin pour être mangée, et dont la peau (lonnait d'excellentes fourrures pour se garantir du froid. Le scorbut était un autre genre d'ennemi que les précautions physiques ne suffisaient pas à combattre; ce mal a sa source moins dans les troubles du corps que dans les perturbations morales. Pour comble de misère, le 20 octobre, le soleil disparut pour ne se montrer que cent neuf jours après |
L'immense banquise, toujours poussée vers le nord-est, avait décrit un arc de huit degrés. Tout à coup les vents changèrent de direction, et, le 16 février, le soleil raparut sur l'horizon.
Dans les premiers jours de l'été de 1873, on espéra que la banquise allait se dissoudre et le Tégéloff retrouver la liberté de ses mouvements. Mais c'était là une illusion. La glace à laquelle il était attaché avait quarante pieds d'épaisseur! et quand les vents eurent diminué de moitié cette épaisseur, il se trouvait encore à sept pieds de sa ligne de flottaison.
Le Tégéloff se préparait donc à braver les épreuves d’un second hivernage, sous la menace perpétuelle des glaces qui le pressaient chaque jour davantage, lorsque sa situation se modifia tout à coup. Depuis longtemps il dérivait, avec la banquise où il était enchässé, vers des parages où jamais créature humaine n'avait pénétré. Un jour, M. Payer et ses compagnons virent émerger, à
< années, chair fut t dont la
ir se gatre genre ne suffice moins perturbale 20 ocitrer que
> vers le rés. Tout n,et, le
1873, on ire et le vements.
quelle il sseur! et itié cette ds de sa
aver les
\ menace | chaque
modifia , avec la rages où Un jour, erger, à
quatorze milles vers le nord, au-dessus d'une couche de brouillards, les formes lointaines d'une terre inconnue. La limite sud de cette terre pouvait se trouver par le 80e degré de latitude. On juge de la surprise et de l'enthousiasme qui s'emparèrent de l'équipage! On marcha droit vers le but tant désiré. Malheureusement on ne put aller plus loin que les bords de la banquise, c'est-à-dire à un mille au plus du navire, à cause de l'interruption des glaces. C :'-itlà une cruelle déception. Avoir devant ses yeux une terre nouvelle, dont la découverte devait immortaliser ses premiers conquérants, la toucher pour ainsi dire du doigt, et ne pouvoir y atteindre!
Enfin, dans les derniers jours d'octobre, comme on se trouvait à trois milles d'une île située en avant de la terre inconnue, on s’élança sur la glace crevassée en mille endroits, on franchit les amas de blocs, et on mit le pied sur la terre ferme par 79 54’ de latitude.
Une couche de glace d'un seul pied d'épaisseur, près de la côte, marquait la présence d'une eau douce venant de la terre. Mais il était impossible de rêver une île plus triste et plus désolée que celle où l'on venait de poser le pied. La neige et la glace couvraient seules d'immenses amoncellements de ruines! Telle qu'elle était, elle n’en avait pas moins une grandeimportance aux yeux du capitaine Payer, qui lui donna le nom du comte de Wilczec, ce généreux promoteur de l'expédition austro-hongroise,
Le 22 octobre, lo soleil disparut pour la seÿ*
conde fois sous l'horizon. Il était impossible de pousser plus loin les explorations dans l'ile nouvellement découverte. Toutefois, nous le répétons, les premières semaines de la nuit polaire ne sont pas absolument privées de cette lumière crépusculaire qui permet de faire des observations. Mais lorsque, vers le milieu de décembre, la longue nuit polaire eut atteint son maximum d'intensité, on fut plongé pendant plusieurs semaines dans une obscurité absolue, au point de ne pouvoir distinguer la forme indécise des ours blancs, qui venaient si près du navire qu’on pouvait les abattre en tirant du pont. Le froid faisait sentir ses morsures cruelles , et le mercure restait constamment gelé.
Cependant, avec le mois de février, on attendait le retour du soleil. Il reparut, en effet, le 24 février. Le Zégétoff restant toujours engagé dans les glaces, on prit le parti de l'abandonner et de tenter sans lui le retour en Europe. On avait des traïneaux et les chaloupes du navire. Néanmoins, avant d'abandonner peut-être pour toujours les régions inconnues où l'on se trouvait, MM. Payer et Weyprecht étaient décidés à en prendre plus ample connaissance. Ils couraient risque, il est vrai, de se trouver un jour séparés du Tégétoff, s'il continuait à s’en aller à la dérive; mais la reconnaissance d'une terre nouvelle avait un tel attrait aux yeux de nos explorateurs qu'ils résolurent de tenter l'aventure,
En conséquence, le 10 mars, Payer, accompagné de deux Tyroliens, de quatre matelots et de
ible de le noupétons, ne sont crépuss. Mais longue lensité, s dans pouvoir qui vetitre en orsures gelé.
alten- , le 24 é dans r et de ait des moins, ars les Payer *e plus il est off, s'il reconattrait ent de
ompaet de
trois chiens, quitta le navire, n’emportant qu'un grand traîneau avec lui. Il parcourut une partie de la côte occidentale de l’île, fit l'ascension de deux caps montagneux, traversa un fjord pittoresque, le Nordenskjold, et côtoya le glacier Soutelar. Jusque-là il n’apercevait nulle trace de vie dans cette triste région. Partout de gigantesques glaciers couvrant les profondes solitudes des montagnes. Celles-ci se terminaient soit en cimes abruptes, soit en largés plateaux. Elles étaient d’ailleurs d’une éblouissante blancheur. Leurs étages symétriques faisaient l'effet de colossales cristallisations superposées ou prenaient l’aspect de fantastiques colonnades, La petite caravane était exposée au froid le plus intense. Le thermomètre descendit jusqu'à 40 degrés (Réaumur); les vêtements étaient rigides sur le corps des hommes. Une seconde excursion, dans de meilleures conditions, car cette fois le thermomètre ne descendit pas au-dessous de 26 degrés, confirma Payer dans l'idée que les terres découvertes n'étaient pas moins importantes en étendue que le Spitzberg, et qu’elles se composaient de plusieurs agglomérations considérables, coupées par de nombreux fjords et entourées d'îles nombreuses. Aux unes il donna le nom de Wilcsec; aux autres, celui de Zichy. L'ensemble des terres prit celui de François-Joseph, le nom de l'empereur d'Autriche, Le 8 avril, Payer atteignait le 84° 37’ de latitude, le point le plus rapproché du pôle où, suivant lui, on soit jamais parvenu. En poussant,
HER s
non sans de grandes difficultés, ses explorations vers le nord des nouvelles terres, il remarqua qu'il s'était opéré un grand changement dans la nature. Au nord le ciel était bas et d’un bleu foncé, presque noir. Des vapeurs d'un jaune sale se formaient sous l’action du soleil; la température s’adoucissait; la neige s’amollissait sous les pieds ; des vols d'oiseaux couvraient les rochers, qu'ils animaient de leurs bruyants ébats. Partout on apercevait des pistes d'ours, de lièvres et de renards; des phoques se groupaient étendus sur les glaces; le sol sur lequel on marchait ne consistait plus qu'en une mince couche de glace fraîche, mêlée de sel, d’un à deux pouces d'épaisseur, flexible et couverte de débris, suite de débâcles antérieures. Tout avertissait qu'il fallait s'avancer prudemment sur ce terrain nouveau. Les hommes de l'expédition s’attachèrent à une même corde, chacun portant son fardeau, et s'ouvrirent un chemin à l’aide de 12 hache, en fendant à chaque pas l'épaisseur de la glace.
Après qu'on eut doublé l'Alken-Cap, véritable volière où frétillaient gaiement des nuées d'oiseaux, on arriva aux deux colonnes solitaires du Satlen- Cap. On était en présence de la mer libre! Le point de vue était sublime, Du haut d’une colline on apercevait au loin une mer d’un bleu sombre et parsemée des blanches perles de ses montagnes de glaces. Le ciel était sillonné de lourds nuages; le soleil faisait, par intervalles, miroiter la surface des eaux; puis, au-dessus du soleil
lorations
"emarqua t dans la eu foncé, le se foripérature es pieds ; s, qu'ils rtout on es et de ndus sur ne cone fraîche, paisseur, débâcles avancer hommes e corde, L'un cheaque pas
véritable oiseaux, Saülenbre! Le e colline sombre >: mone lourds miroiter u soleil
on voyait, par un de ces phénomènes de réfraction si communs dans les mers polaires, un second soleil d'un éclat moins vif, tandis que dans le lointain se dressaient, à une hauteur énorme, les glaciers de la terre du Prince-Rodolphe, qui se détachaient en blanc teinté de rose à travers la brume. La mer libre apparut de nouveau au cap Filigely, au delà du 82%. Était-elle complètement navigable? Sans attacher plus d'importance qu'il ne convient à un fait resté douteux, M. Payer s’estima heureux : premièrement, d’avoir découvert de nouvelles terres; en second lieu, d’en avoir reconnu la côte jusqu'au delà du 8%, le nec plus ultra des explorations polaires. A cette latitude extrême, Payer se fit un devoir et un honneur d'arborer le pavillon de l'Autriche. Après cette cérémonie, il déposa dans une fente de rocher un document attestant la présence de l'équipage du Tégétoff; puis il songea à regagner son navire, resté à cent soixante milles derrière lui. Le Tégétoff n'avait pas bougé de place, et la banquise était restée immobile, Après vingt-deux mois de séjour dans les glaces, sans cspoir de voir de longtemps le navire à flot, devant l'horrible appréhension de mourir de faim dans ces régions désertes et inhospitalières, le retour en Europe fut décidé. En conséquence, le 20 mai au soir (1874), les pavillons furent cloués au navire, et la retraite commença. Chaque passager n'emportait avec lui, outre les vêtements qu'il avait sur le corps, qu'une couverture de laine pour se
FR LAS ARSENAL TE D LC EN SPRL ERP ES
préserver du froid pendant la nuit. On traînait, à tour de rôle, quatre canots sur patins et trois grands traïîneaux avec des chargements de dixsept quintaux et demi chacun, consistant en provisions, nourriture, etc., pour trois à quatre mois. Quand on fut arrivé à la limite de la glace solide, il fallut des efforts inouïs pour opérer le transport des traîneaux et des canots de banquise en banquise, et leur faire traverser les solutions de continuité de la glace. Telles furent les difficultés du parcours et la persistance des vents contraires, qu’au bout de deux mois on n'était encore qu'à Deux milles du Tégétoff! Enfin, dans la seconde moitié de juillet, les vents tournèrent au nord, et des chenaux et des flaques d'eau se formèrent au milieu des glaces. De longues pluies vinrent ramollir la glace, en sorte qu'au bout de vingt jours on avait parcouru soixante milles, tantôt en s’aidant de la hache et du harpor, tantôt en ramant ou bien en hissant les voiles. Le 23 juillet on repassait le 79° de latitude. Le 7 août on sentit sous les pieds un mouvement vacillant, signe certain du voisinage d'une mer ouverte. Le 15 août on atteignit enfin la haute mer sous le 77° 40’. On démonta les traîneaux et on s'établit dans les barques. Grâce à une accalmie prolongée, on aperçut dès le lendemain les hautes montagnes de Novaïa-Zemlia. Le 21 août on doublait le cap Britwen, et l'on rencontrait dans l'embouchure d’une rivière, sous 72° 40", une barque qui appartenait à deux schooners russes,
traînait, et trois de dix-
en pro— quatre la glace pérer le anquise olutions es diffiats cont encore dans la irnèrent l'eau se s pluies bout de milles, 1arpor , voiles.
ide. Le vement ne mer \ haute aincaux une acdemain
Le 21 contrait 0’, une russes,
où l'équipage du Tégétoff reçut une cordiale hospitalité. Payer, Weyprecht et leurs courageux et dévoués compagnons s’embarquèrent à bord du Nikolaj, qu'ils louèrent moyennant douze cents roubles, pour aller à Vardo, où, en effet, ils arrivèrent le 3 septembre.
DÉRIVÉS PIE DA Or SSP ETES