‹ Les suites d'une faute drame en cinq actes, en proseChapitre 22 sur 57 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

VALLERAY, VALLERAY, puis LOUISE.

n® 0 VALLERAY.

Tu es seul, mon ami? Je t’entendais parler; je croyais que tu étais avec quelqu’un.

valleray.

Tu m’as entendu ?

Do quel air tu me demandes cola? on dirait vraiment que tu crains d’avoir laissé échapper un secret.

VALLERAY.

Moi I

*“• VALLERAY, riant.

Sois tranquille; j’ai reconnu ta voix, voilà tout. , Tu sais combien j’aime à l’entendre; les paroles même les plus indifférentes ont tant de charme dans la bouche do celui qu’on aime!

VALLERAY.

Je te remercie d’une tendresse qui m’est chère.

VALLERAY.

Et que tu mérites.

VALLERAY.

Chère Amélie! {$e icculant.) Nous ne sommes pas seuls.

valleray, sc rctouruant cl voyant Louise. *

Vous avais-je appelée ? 1

LOUISE

J’apportais à madame ce qu'ello m'a demandé.

VALLERAY.

Donnez.

Elle u devint une glace, pendant ce temps Valleray passa

prêt de Louiae.

VALLERAY, bas à Louise.

J’ai à vous parler.

LOCISB, bas à Valleray.

Moi aussi.

SI*® VALLERAY.

Je veux apprendre à Louise quels sont les modes et le choix des couleurs qui te plaisent, et nous ferons ensemble, monsieur, de petits complots pour me conserver votre cœur. ( Bas en s'appuyant sur le bras de son mari.) Après six années de mariage, une femme doit mettre tous ses soins à faire oublier le temps, et je voudrais, à mesure qu’il s’écoule, que tu en perdisses la mémoire pour ne songer qu’au moment présent...

Mais voilà justement que je n’y songeais plus... (A Louise.) Mon chapeau... Ne m'entendez-vous pas? mon chapeau, mon châle!... vous êtes d’uno lenteur!...

LOUISE

Je prie madame de m’excuser.

VALLERAY.

Calme-toi, ma bonne amie, et garde ta mauvaise humeur contre un autre,

M®° VALLERAY.

Qui donc?

VALLERAY.

Moi. Je ne puis t’accompagner.

M œo VALLERAY.

Pourquoi?

Encore des affaires... j’ai des lettres à répondre... voyons, sois aimable, ne te fâche pas.

■*« VALLERAY.

Me fâcher! Je reste alors.

VALLERAY.

Non, cette partie était projetée... je no Yeux pas te priver de ce plaisir.

M m ' VALLERAY.

Mais sans toi, ce n’est pas nn plaisir pour moi, et j’y renonce sans peine.

VALLERAY.

Tu te rappelles que c’était convenu àYÇC Deailles.

M m ' VALLERAY. >

Qu’importe?

. VALLERAY.

U va venir... il est prêt. Que lui dire?,..

VALLERAY.

Cela t’embarasse ? je m’en charge. Précisément, le voici qui vient nous chercher.

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