SCENE X
VALLERAY, DESILLES.
VALLERAT, s’avançant vers lui.
J’allais vous chercher.
desilles, à port, après l’avoir examiné quelque temps .
Vous! quel singulier accueil I
VALLERAT.
Une explication est nécessaire entre voua et moi.
DESILLES
Tu feras bien de me la donner, si tu veux...
VALLERAT, l’interrompant.
No voyez-vous pas que je ne me sers plus pour vous parler d'un ton de familiarité?
DESILLES
Je ne suis en effet ni sourd ni aveugle.
VALLERAT, avec chaleur.
Je l’étais, moi! mais mes yeux se sont ouverts. Je vous avais donné ma confiance, je vous avais nommé mon ami, et au mépris de ce titre...
desilles, l’interrompant.
Pardon : pas de phrases inutiles. Que me reprochez-vous?
VALLERAT.
L'aveu que vous avez fait ù une femme que vous deviez respecter.
desilles, froidement.
Qui vous Ta dit?
VALLERAT.
Elle-même. Vous devez comprendre qu'il fau!
! quitter cette maison.
desillis, de mime.
Allons, calmez- vous.
VALLERAT .
Monsieur t ne la&sez pas ina patience.
BESILLES.
Monsieur t ne tentez pas ma discrétion.
vniiuT.
Que voulez-vous dire ?
BESILLES.
Je n'ai pas pour habitude de jouer le rôle de moraliste , et s'il me prenait jamais envie de réformer le monde, je croirais de toute justice do commencer par moi et de m’adresser mon premier sermon. Si mes paroles sont obscures, il y a ici une personne que vous pourriez charger du commentaire.
VALLERAT.
Monsieur!...
BESILLES.
Ahl vous me comprenez maintenant...
VALLKRAY, à part.
Comment sait-il...? *
besilles, avec une ironie marquée.
Eh bien, monsieur?...
vallerat, à part.
Moi, sous la dépendance de cet homme! oh non! non! (Haut.) Quelles que soient vos suppositions,