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I. — LES CRISES DOULOUREUSES

Le traitement des crises douloureuses ne peut être envisagé que du point de vue étiologique. Il est inutile d'espérer de succès si l’on ne connaît pas la cause des phénomènes algiques.

1° Les coliques hépatiques par lithiase itérative. Devront être opérées sans retard, dès que le diagnostic en aura été posé. Après l’intervention, régime rigoureux et cure de Vichy.

La cure doit être répétée pendant 3 ou 4 ans (Noël FtEs- SINGER, FRÉMONT, ARDOIN).

2° Les crises douloureuses par hépatite. Seront justiciables du même traitement indiqué à propos des ictères par hépatite.

Il est inutile d’insister sur le traitement d’urgence : infection d’atropine ou de morphine pour calmer les paroxysmes.

3° Les crises de foie. Le traitement des crises de foie qui ont élé récemment isolées en clinique s’avère des plus complexes. Elles ont été justement comparées avec crises d’asthme et nous adopterons les mêmes chapitres pour le traitement

1° du terrain;

2° de l’épine irritative hépatique:

3° de la cause déclanchante.

Cette séparation d’éléments bien souvent convexes et intri-

qués ne laisse pas d’être quelque peu artificielle, mais elle présente l’avantage d’être claire.

a) TRAITEMENT DU TERRAIN

I s’agit de malades en état de déséquilibre neuro-végétatif, avec des troubles de la nutrition complexes que l’on ne peut encore bien analyser et que symbolisait l’ancien terme d’« arthritisme ». On peut agir sur cet état par différents procédés :

SO

1° Le régime alimentaire : d’abord devra être strictement suivi. Assez riche en légumes verts, en fruits assurant un apport vitaminique. Les malades ne devront pas abuser de ia viande ni du poisson dont les albumines mal désiniégrées peuvent être un facteur de choc.

2° L'hygiène générale de ces sujets, sédentaires en général, devra être modifiée.

On prescrira un exercice physique modéré mais fréquent : marche, chasse, golf, natation, aviron ou même simplement la culture physique chez les sujets qui ont perdu toute habitude sportive. Cette reprise de l’activité physique sera soigneusement dosée, progressive pour éviter la fatigue ou le « claquage » qui rebuterait définitivement les malades tout en risquant des troubles d’insuffisance cardio-respiratoire. Dans la mesure du poslible au début, un professeur de culture physique ou un entraîneur devrait surveiller les néophytes qui ont tendance à se fatiguer dès les premières séances. On associera l’hydrothérapie tiède après l'exercice, de préférence à la douche écossaise habituellement pratiquée, qui énerve la plupart des sujets.

En quelques mois, on arrivera à rendre à ces sujets une valeur physique qui leur apportera une impression de bien-être et de calme.

Il y a cependant quelques contre-indications. On devra d’abord vérifier l’état cardio-vasculaire. En cas d’hypertension, se livrer à un sport très doux : la marche, ou le golf, à faibles doses. À la moindre fatigue, arrêter, et vérifier la tension artérielle. S'il existe une insuffisance cardiaque, tout sport devra être proscrit, on se contentera de mécanothérapie passive, de massages.

3° On calmera le système végétatif de ces sujets :

par l’hydrothérapie tiède,

par quelques sédatifs : bromure, valériane ou barbituriques à faibles doses.

b) L’'EPINE IRRITATIVE HEPATIQUE

Ces sujets ont un foie déficient dont il faut favoriser les fonctions à l’aide :

1° de cholérétiques;

2° de cures thermales.

Les cholérétiques sont bien connus. Rappelons les récents travaux de CHABROL sur l’action cholérétique de l'extrait de feuille d’artichaut, des sels biliaires. Par voie intraveineuse qui donnent des résultats excellents. En pratique on s’en tient aux cholérétiques habituels car on n’a pas besoin d’une cholérèse considérable et brutale.

La cure thermale de Vichy a une action cholérétique certaine qu'ont étudié expérimentalement CHABROL et Jean COTTET. L’eau de la source de la Grande Grille détermine une cholérèse considérable.

À vrai dire, les fonctions hépatiques sont également stimulés par le régime, l’exercice physique.

Dans certains cas, on pourra être amené à utiliser pendant quelques temps l'extrait hépatique en injection, à dose de 1 à 3 grammes par jour.

c) TRAÏTEMENT DE LA CAUSE DECLANCHANTE

Il est certaines causes déclanchantes au-dessus de toute thérapeutique : nous voulons parler des chocs moraux, des chagrins, des émotions On pourra cependant, dans cet ordre d’idées réduire l’émotivité des malades par la psychothérapie, les médications calmantes, l’hydrothérapie.

D’autres causes déclanchantes seront au contraire aisément bannies : ce sont les excès alimentaires ou alcooliques qui, chez ces sujets sont parfois très relatifs.

Bien plus souvent, il semble que ce soit le système neuroendocrinien qu’il faille incriminer, avec toute limprécision qu’un tel terme comporte.

Certains sujets seraient guéris par l'emploi de thérapeutiques dites « désensibilisantes » peptones, hyposulfite de soude.

D’autres seront améliorés par le traitement d’une insuffi-

sance endocrinienne, mais on sait combien nos connaissances restent fragmentaires à ce sujet, M. E. BixET et R. JAHIEL ont insisté sur le rôle de l’évolution génitale sur les troubles hépatiques. Récemment JARIEL a publié des observations de malades guéries par castration radiothérapique.

- Le même auteur traite ces troubles par l'injection de sang menstruel, lorsque le rythme des crises de foie semble sous la dépendance du cycle menstruel.

Il estime que la malade est sensibilisée à son propre sang. Il s'appuie sur ce fait que l’on trouve souvent du sang menstruel dans le péritoine lors d’une intervention à la période des règles. Ceci constituerait la phase de sensibilisation. Ultérieurement, chaque hémorragie déterminerait des phénomènes anaphylactiques d’où l’emploi de sang menstruel en injection à doses progressives pour obtenir la désensibilisation.

Ces phénomènes seraient identiques à ceux observés lors de la maladie opératoire où le sujet est SRRPUTIEE à ses propres albumines altérées.

Avec cette technique, JAHIEL a pu obtenir de nombreux succès thérapeutiques.

4 Les crises douloureuses par spasme du sphincter d'Oddi.

Le traitement de ces troubles peut être assuré par deux méthodes :

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