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CE VER

Enfin le pancréas endocrine lui-même peut être atteint. AGRI- FOLIO a noté une fois de la glycosurie après cholécystectomie. Mais l’atteinte pancréatique reste purement fonctionnelle. Les examens histologiques d’AGRIFOLIO, puis de TRorrzxy (1928) ne montrent aucune modification histologique. Peut-être si ces auteurs avaient utilisé des méthodes cytologiques, mettant en évidence le chondriome ou la zone de Golgi auraient-ils pu déceler une atteinte des cellules pancréatiques.

En somme, la diminution de la digestion des graisses semble le seui fait net. AGRiro1ao l'explique par une déficience pancréatique. Tout récemment PrIBRAM (1935) lui reconnaît une origine hormonale.

Nous étudierons en détail la conception du chirurgien berlinois.

DEFICIENCE HORMONALE APRES CHOLECYSTECTOMIE

PriBRAM estime que la vésicule biliaire secrète une hormone appelée cholécysmon, qui active la lipase pancréatique et qui régit donc l’absorption des graisses. C’est une conception voisine de celle de KEEroN et KocH qui extrayaient de la muqueuse vésiculaire en activant de la sécrétion gastrique, expérimentée par M&YER, Ivy et Mc ENERY.

PRrIBRAM dans une première série d'expériences met en présence 1° une émulsion de beurre ou d’huile d’olive, dont les gouttelettes ont un diamètre constant 7,2 u à 7,6 et un pH à 8,9.

2° de la bile.

Il dose au bout d’un certain temps la quantité d’acides gras libérés. La même expérience est reproduite en ajoutant au mélange l'hormone activatrice : la quantité d’acides gras libérés augm'ente.

Une deuxième série d’expériences porte sur la différence d'action des biles hépatique et vésiculaire.

La bile vésiculaire dédouble beaucoup plus de graisses que la bile hépatique. Mais on peut objecter que cette action est liée à la concentration beaucoup plus grande de la bile vésiculaire.

r FRE Poe

Pour répondre, PRIBRAM dilue la bile vésiculaire jusqu’à ce qu’elle présente la même concentration que la bile hépatique. A ce moment encore, son activité s’avère très supérieure à celle de la bile hépatique.

La bile vésiculaire renferme donc une substance qui accroît son pouvoir de dédoublement des graisses, et qui doit provenir de la paroi vésiculaire. Il obtient une preuve de cette action en soumettant l’émulsion graisseuse à un extrait aqueux de muqueuse vésiculaire qui s’avère beaucoup plus actif encore que la bile vésiculaire elle-même.

Cette hormone ou cholécysmon activerait seulement la lipase pancréatique et serait dépourvue d'influence sur la pepsine, l’amylase et la trypsine.

L'auteur montre par des microphotographies des globules du lait de vache ayant un diamètre de 7,2 u à 7,4. Après 7 heures de digestion sans cholécysmon, le diamètre des gouttes est de 5,7 u à 5,4 Si l’on ajoute de l’activateur il est de 3,1 u à 3,2 au bout du même temps.

Le cholécysmon n’appartiendrait pas à la classe des acides biliaires car après précipitation de ces acides son action persiste identique. Il semble que ce soit un corps de la série cholestérinique.

Or cette sécrétion qui se déverserait dans la bile vésiculaire, venant de la muqueuse, serait aussi efficace en injection parentérale. Elle permettrait d'augmenter l’absorption des graisses ainsi qu’en témoigne la courbe de la lipémie provoquée.

Nous avons repris ces expériences sur le chien. Les résultats obtenus sont encore trop incertains pour aboutir à une conclusion ferme. Dans une publication ultérieure, nous exposerons les conclusions de cette expérimentation.

ETUDE BACTERIOLOGIQUE DE LA CHOLECYSTECTOMIE EXPERIMENTALE

La fréquence des hépatites. ou des angiocholites des cholé-

cystectomisés, a incité à chercher si la bile vésiculaire ne réglait pas la septicité intestinale.

Une solution de bile au 1/200 ou au 1/300 stérilise rapidement une culture virulente de pneumocoques. Au contraire les germes du groupe colibacille et typhique sont stimulés par l’adjonetion à leur milieu, d’une dilution de bile à 0,50 ou 0,33 %.

MaRE a démontré que la bile augmentait le pouvoir d’agglutination du groupe coli, Eberth, Melitensis, par la présence de ses sels biliaires le taurocholate et le glycocholate de sodium. Or, la fonction de concentration du cholécyste lui permet d'émettre une bile beaucoup plus riche en sels biliaires : la proportion passe 3 à 4 granumes pour 1.000 dans la bile À, à 8 à 11 grammes pour la bile B.

Les travaux de BaLicE ont montré combien Ha cholécystectomie augmentait la virulence microbienne des fèces du lapin et du chien.

BALICE ensemence sur gélose des fèces de lapin qui donnent des cultures pures de colibacilles. Quatre milligrammes de cette culture, émulsionnés dans 5 em° de sérum physiologique tuent un cobaye en 10 heures.

Après cholécystectomie, un milligramme 25 de culture, suffit à tuer un cobaye de même poids en 12 heures.

Nous ne faisons qu'indiquer le schéma de l'expérimentation. De très nombreux essais ont donné des résultats concordants.

On peut assurer que la cholécystectomie expérimentale augmente Ia virulence du colibacille.

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