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RETENTISSEMENT SUR LES FONCTIONS GASTRIQUES, PANCREATIQUES

JAcoB, MEYER, A. C. Ivy et Mac ENERRY en 1924, étudièrent la sécrétion gastrique après cholécystectomie sur 4 chiens, préparés avec un petit estomac de Pawlow.

Trois chiens présentaient une hypersécrétion gastrique variable, avec augmentation de l'acidité libre et de l’acidité totale. La pepsine subit de faibles variations, tantôt plus élevée, tantôt moindre qu'avant l'intervention.

Mais ils constatèrent par contre que 50 cm* de bile injectée

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dans l’estomac ou appliquée sur la muqueuse intestinale stimulait la sécrétion gastrique.

Ils ont étudié une sécrétine gastrique qui serait contenue dans la muqueuse vésiculaire après avoir traité 350 gr. de vésicules fraîches par la méthode de KEETON et Kocx. L’extrait fut injecté sous-cutané, 1 cm° correspondant à 10 gr. de vésicule. Trois centimètres cubes déterminèrent une hypersécrétion avec hyperacidité libre et totale,

Mais on ne peut attacher à cette hormone une valeur physiologique puisque sa suppression qui devait entraîner une hypoacidité, déclenche de l’hyperacidité.

Ces résultats sont en opposition avec ceux des premiers expérimentateurs HozwEec (1912), RonpE (1921), LEVA et GLASER RosrT (1913) qui s’accordaient à trouver de l’hypo ou de l’anacidité chez leurs chiens cholécystectomisés.

Plus récemment GATEwoOoD (1923), opérant sur deux chiens ne trouvait aucune modification de l'acidité et de la sécrétion.

DaAnL IVERSEN en 1924, trouve chez dix chiens et deux singes, une augmentation considérable de la pepsine à 0,161 % chez les chiens adultes, 0,173 % chez les petits chiens et 0,361 chez les singes, après repas d’Ewald. Par contre aucune modification de Pacidité ni de l’évacuation gastrique. Il semble difficile de se faire une opinion d’après ces résultats opposés, d’autant que les animaux ont été étudiés dans des conditions sensiblement identiques, après repas d’'Ewald et que, en principe, leurs fonctions gastriques étaient normales avant l’intervention.

Comment pourrait-on après de tels résultats interpréter le chimisme de malade dont les fonctions gastriques ont été modifiées par les troubles hépatiques, l’alcool, le tabac ou l’alimentation habituelle ?

Par contre la déficience pancréatique semble indiscutable. AGRIFOLIO trouve une diminution de l’assimilation des graisses et des protéines, à l’analyse des fèces. Avant l’intervention, le chien élimine 14,75 % des graisses ingérées, 25 jours après, avec le même régime le pourcentage des graisses fécales atteint 22 % puis 33 %. L’azote fécal du chien normal représente 2,6 % de l'azote ingéré, après opération il oscille de 2,7 à 5,5 %.

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