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DILATATION DE LA VOIE BILIAIRE PRINCIPALE

Il existe peu de documents anatomiques sur les modifications morphologiques après cholécystectomie.

1 nous a été impossible d’en recueillir personnellement, aussi devons-nous rapporter des observations rares et souvent anctennes.

Au cours de trois autopsies Rosr note chaque fois une dila-

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tation de l’hépato-cholédoque. EisENDRATH et Dunravy, lors de plusieurs réinterventions, constatent une augmentation de calibre de la voie biliaire principale. On peut également s’appuyer sur les protocoles de R. C. CorFEE (1926) qui retrouve la même disposition chez deux malades cholécystectomisés six mois et 19 ans auparavant.

De ces faits on peut rapprocher les cas de dilatation observés en opérant des vésicules exclues pour un calcul enclavé dans le canal cystique. L’observation de DELORE et COTTE (1911) en est un bel exemple : la vésicule bourrée de calculs ne communiquait plus avec le cholédoque. Le cystique en aval de lobstruction était dilaté de même que la voie biliaire principale.

« Dans l’ablation d’un empyème de la vésicule avec calcul enchatonné du cystique, écrit PEerir-DuTaiLzIs dans sa thèse, nous avions l’attention attirée par notre maître, sur la dilatation de la voie bilatérale principale qui ne pouvait que s’expliquer que par cette exclusion pathologique du réservoir ».

On peut aussi apporter comme argument, la dilatation du cholédoque en cas d'absence congénitale de la vésicule biliaire. Notre collègue H. GHoZLAND qui a récemment étudié ces faits dans sa thèse, précise qu’il ne s’agit pas d’une simple distension, mais d’une véritable adaptation de la voie principale à un rôle nouveau. Non seulement la lumière se montre très élargie, mais encore la paroi s’est hypertrophiée.

La meilleure démonstration de la dilatation cholédocienne post-opératoire, a été fournie par NEMoURS Auguste et RICHARD Jahiel: examinant le duodénum d’une maladie cholécystectomisée depuis deux ans, la baryte infecta la voie biliaire principale qui apparut très dilatée sur les clichés radiologiques.

Le sphincter d’Oddi a été trouvé hypertrophié a plusieurs reprises lors de réinterventions. Dans d’autres cas, on a constaté une inflammation locale, véritable Oddite selon l’expression de Mrrizzr. DELFOR DEL WALLE qui a rapporté des cas semblables, fait sagement remarquer que l’on ne peut en tirer de

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conclusions fermes car les mêmes lésions ont été rencontrées dans des cas de cholécystite en l’absence de toute intervention.

S'agit-il donc d’une adaptation post-opératoire ou d’une séquelle de cholécystite. La question n’est pas tranchée.

Cependant on peut apporter des arguments cliniques : de nombreux malades ont été améliorés par la section du sphincter d’Oddi.

La cholangiographie devrait fournir des documents importants. Mais les clichés de malades cholécystectomisés concernent des obstructions cholédociennes par caleul ou par obstacle extrinsèque et l’on ne peut attribuer à l’ablation vésiculaire la dilatation du cholédoque. BÉRARD et MALLET Guy rapportent une observation de vésicule scléreuse, infectée, exclue par un gros calcul du bassinet. L’examen lipiodolé montrait une dilatation du cholédoque avec spasme du sphincter d’Oddi. La vésicule complètement inerte apparaissait comme un tuyau rigide.

Mais ce cas n’est qu’une approximation et il serait nécessaire de posséder des documents plus certains.

Quoi qu’il en soit, la dilatation de la voie biliaire principale semble un fait généralement admis, mais il est difficile de préciser l’importance de cette augmentation de calibre. Mrrizzi estime, avec l’expérience de 400 cholangiographies opératoires, que toute cholécystite détermine une dilatation de l’hépatocholédoque.

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