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CHAPITRE V

LES ICTERES DES CHOLECYSTECTOMISES

Les ictères ne sont pas très fréquents après cholécystectomie. Chez 60 malades présentant des troubles divers, nous n’en avons relevé que 8 cas. |

Nous ne parlons que d’ictères francs, qui se prolongent au moins une semaine, et non pas de la poussée de subictère qui succède à une crise de colique hépatique.

Il importe de préciser la génèse de ce syndrome pour y apporter un traitement efficace. C’est la grande difficulté de la médecine des opérés : non seulement il faut poser un diagnostic clinique, alors que l’intervention est venue fausser le jeu habituel des organes, mais surtout il faut préciser la pathogénie des troubles observés. Car ce diagnostic pathogénique ne représente nullement un luxe intellectuel, indépendant de la pratique. De l’interprétation que l’on aura donnée des troubles, résultera souvent une indication opératoire indispensable, qui pourra devenir un désastre en cas d'erreur. Cest pourquoi nous étudierons la clinique des ictères, selon un plan basé sur leur pathogénie : deux grandes variétés d’ictères s’observent chez ces malades.

1° L’ictère par hépatite,

2 L’ictère par rétention.

Il sera souvent fort difficile de les distinguer car ils peuvent s’intriquer.

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