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TASSE

I. — DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL ENTRE LES ICTERES PAR REFENTION ET LES ICTERES PAR"EIEPATITE

Indiquons tout d’abord tous les éléments diagnostiques qui permettront de distinguer les ictères infectieux des ictères cholostatiques.

La discrimination en est délicate, mais essentielle. Aucun des signes cliniques ou biologiques n’a de valeur absolue. Aussi estil nécessaire d’en indiquer le plus grand nombre possible pour que dans les cas épineux, la coïncidence d’un certain nombre de résultats, puisse créer un climat en faveur de l’une ou de l’autre éventualité.

A) LA CLINIQUE va nous fournir quelques arguments de poids. L’aspect même de l’ictère n’a pas grande valeur. Il est certain qu’un ictère qui va progressivement en fonçant, qui décolore complètement les matières, qui détermine un vif prurit oriente vers le diagnostic de cholostase. Mais on a pu observer les mêmes signes au cours d’ictères par hépatite. Par ailleurs on connaît les poussées ictériques éphémères de certains calculs du cholédoque.

L'examen va fournir un symptôme de premier ordre, en faveur de l’ictère cholostatique : c’est l’hépatomégalie sur laquelle a beaucoup insisté BRULÉ. « Plus l’ictère est intense et plus il est ancien, écrit-il, plus le foie devient volumineux, descendant souvent jusqu’à l’ombilic, douloureux à la palpation profonde, et d'autant plus douloureux que la rétention biliaire est plus intense et plus récente... Ce foie de rétention biliaire ressemble beaucoup au foie cardiaque. Que l’obstacle cholédocien cesse, soit spontanément, soit après tubage duodénal et, du jour au lendemain, le foie diminue de volume ».

Six ans plus tard, CAROLI, étudiant le diagnostic différentiel, arrive aux mêmes conclusions : « le gros foie est un signe nécessaire de blocage de la voie principale, sauf à une période très tardive où la sécrétion biliaire se tarit. On peut dire que,

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